Mercredi 14 mai 2008

Ségolène Royal a annoncé mardi (13 mai), après le rejet à l'Assemblée nationale du projet de loi sur les OGM, que la Région Poitou-Charentes qu'elle préside allait "se déclarer à nouveau hors OGM".

"Je me réjouis du vote de l'Assemblée nationale, qui stoppe la progression des OGM et consolide ainsi la situation de la Région Poitou-Charentes que j'avais déclaré hors OGM dès 2004 pour protéger les agricultures et les appellations d'origine contrôlée", a t'elle affirmé.

Ségolène Royal a également fait savoir que, "à la prochaine réunion du Conseil régional, la Région se déclarera à nouveau hors OGM en s'appuyant sur la décision de l'Assemblée nationale". "Cela permettra aux maires de la région de reprendre des arrêtés d'interdiction des OGM, qui avaient été annulés à l'initiative des préfets"

par Martine publié dans : Interventions de Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 7 mai 2008

Mercredi 7 avril

Un an après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, mais aussi un an après sa propre défaite, Ségolène Royal confie aux lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France ses craintes sur la situation politique et explique sa stratégie au sein du PS.

 

MEHDI MARTEL. Un an après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, quel est, selon vous, son plus grand échec... et sa plus grande réussite ?

Son plus grand échec, c'est la déception des Français. Lorsqu'on a la chance d'être chef de la cinquième puissance du monde, on n'a pas le droit de rater une année. La France a été séduite et elle est aujourd'hui abandonnée. C'est très grave. Le pouvoir en place semble dépassé. Il a fait croire qu'il maîtrisait les choses, que toutes les réformes étaient prêtes. Or, dans un monde qui va très vite, marqué par la mondialisation, un dirigeant ne peut pas être dépassé par les événements.

SERGE GADEA. Sarkozy a-t-il trouvé ses limites ?

Oui. Il n'est pas à la hauteur d'une période historique compliquée. Il s'est occupé davantage de lui-même que de la France. Il disait qu'il serait le président de la morale, du courage, du pouvoir d'achat, des droits de l'homme. C'est tout le contraire : on a de l'immoralité, du non-respect, de l'improvisation. Maintenant il faut qu'il se ressaisisse car il faut remettre la France sur la bonne voie : une autre politique est possible.

CAROLINE CHANFREAU. Mais y a-t-il quand même quelques succès ?

L'émergence au sein du gouvernement de femmes issues de la diversité est une chose positive... Encore que, en bonne logique républicaine, il faut juger sur les résultats.

JEANINE HAMELIN. Pourquoi, selon vous, avez-vous perdu la présidentielle il y a un an ?

C'est une bonne question, j'ai écrit un livre pour expliquer cela (rires) ! Je n'ai pas réussi à convaincre de nombreuses personnes parce que, en face, Nicolas Sarkozy a fait des promesses : celle de revaloriser de 25 % le minimum vieillesse, les petites retraites et l'allocation adulte handicapé. Il avait aussi annoncé qu'il demanderait aux patrons d'augmenter les bas salaires. Dans une élection, ça joue. Moi, je n'ai promis sérieusement que ce que je savais pouvoir tenir. Mon adversaire a aussi bénéficié pendant les années précédant l'élection de relais médiatiques extrêmement puissants et de moyens financiers considérables, en cumulant le ministère de l'Intérieur et l'UMP. Enfin, il m'a manqué le soutien de certains dirigeants socialistes, qui n'ont pas accepté ma désignation massive par les militants du parti.

MEHDI MARTEL. Avez-vous des propositions concrètes pour réduire le chômage des jeunes et faciliter l'accès dans la vie active ?

Il y a une déconnexion entre certaines filières de formation économique et la réalité du marché du travail. Et aussi un énorme gâchis à l'issue des deux premières années d'université, où 40 % des jeunes abandonnent sans qualification et sans diplôme. Il faut une réforme profonde de l'université et en particulier dé-spécialiser les premières années de formation. Et puis il y a des secteurs sous tension dans le bâtiment, la restauration, les services à domicile. Or, ces métiers ne sont pas suffisamment valorisés. C'est ce que j'ai fait dans ma région en donnant un chèque à tous les jeunes qui entrent dans ces trois filières pour les aider à financer leur permis de conduire, dont ils ont besoin pour aller travailler. Par ailleurs, je suis favorable au développement de l'apprentissage, y compris dans l'enseignement supérieur. C'est-à-dire la formation alternée entre la théorie et la pratique. Cela existe déjà et il faut le développer.

JEANINE HAMELIN. Comment accroître le pouvoir d'achat alors que tout augmente ?

C'est l'expression de l'angoisse principale : la vie chère, l'accès au logement devenu difficile, l'augmentation de l'essence... Au lieu de donner 15 milliards chaque année dans le paquet fiscal, on aurait pu baisser la TVA sur la consommation. Ou doubler la prime pour l'emploi pour 8 millions de salariés. Il faut imposer aux collectivités locales de respecter le quota des 20 % de logements sociaux. Il faut réorienter la masse de l'épargne vers le secteur de la construction. Quant aux prix, il faut contrôler les marges de la grande distribution. Je suis favorable à l'autorisation des actions de groupe de consommateurs. C'est très efficace pour instaurer un rapport de force sur les prix entre les consommateurs et les grandes entreprises.

CAROLINE CHANFREAU. Le gouvernement veut réformer l'Etat et réduire le nombre de fonctionnaires. N'a-t-il pas raison sur le fond ?

Oui, il faut réformer l'Etat. Mais aujourd'hui, ce qui ne va pas, c'est que l'Etat est réformé par des gouvernants qui dénigrent le service public. On assiste à des destructions massives de services publics. Fermetures de plateaux de chirurgie, de tribunaux, de postes, de filières de formation professionnelle. Tout cela laisse une sorte de désespérance dans des territoires déjà fragilisés, ce qui déstabilise aussi les entreprises. En même temps, il y a trop d'échelons administratifs, depuis la commune jusqu'à l'Etat et l'Europe. Il faut clarifier les compétences et mettre fin aux doublons avec des responsabilités claires aux collectivités territoriales tout en leur donnant les ressources nécessaires. C'est comme ça qu'on allégera la bureaucratie et les dépenses de l'Etat.

SERGE GADEA. Pourquoi le PS, lorsqu'il était aux affaires, n'a-t-il pas annulé la réforme Balladur sur les retraites. Et s'il revenait au pouvoir, annulerait-il les réformes Fillon ?

C'est vrai que la gauche n'a pas réglé en totalité la question des retraites, même si elle a créé le Fonds de réserve des retraites. J'observe que le gouvernement actuel veut piocher dans ce fonds, ce qui n'est pas acceptable. Je ne ferai qu'une observation : le groupe Total a fait 10 milliards d'euros de bénéfices. Aujourd'hui, le besoin de financement des retraites est de 8 milliards. Est-il normal qu'une entreprise gagne autant d'argent, qui appartient en fait à la collectivité, quand les Français paient l'essence à des prix aussi élevés ?

JEANINE HAMELIN. Voulez-vous succéder à Hollande à la tête du PS ? Pensez-vous être la candidate de votre parti en 2012 ?

Je ne suis pas candidate à un poste mais j'ai pris la décision d'assumer mes responsabilités de leader politique. J'entends parfois dire que je suis un accident de l'histoire, une météorite qui serait passée et qui doit disparaître, ce qu'on n'a jamais dit à aucun homme. Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non. Mais cela aurait été trop simple. Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin... Ce que je veux, c'est un PS qui change, qui soit en phase avec les défis de la France. Il faut que le PS compte plus d'adhérents. On avait promis il y a deux ans un PS à 700 000 adhérents. Il est très important que le PS devienne un parti très attractif.

MEHDI MARTEL. Donc vous allez prendre la tête du PS ?

Je veux faire les choses dans l'ordre. Lorsque je vous dirai si oui ou non je suis prête à assumer cette position de leadership, je le ferai en expliquant pourquoi, avec quelle vision et quel projet. Ce sera fait de toute façon assez rapidement puisque les textes pour le congrès du PS doivent être déposés en juin.

JEANINE HAMELIN. Nicolas Sarkozy a refait sa vie. Et vous, où en êtes-vous sur le plan personnel ?

(Rires.) Je vous remercie de vous préoccuper de moi. Mais comme vous le dites, c'est ma vie personnelle. On est déjà tellement exposé quand on est responsable politique... Il faut rendre des comptes sur tout. Je suis poursuivie par les photographes tout le temps, y compris avec mes enfants. J'ai même été pourchassée avec des appareils photo jusque dans une église. C'est la contrepartie de la notoriété, mais je pense qu'il faut protéger farouchement sa vie privée. Il faut me laisser tranquille.

CAROLINE CHANFREAU. Dans le climat actuel, croyez-vous possible une crise politique aussi grave que Mai 68 ?

Bien sûr. Je pense qu'une crise grave est tout à fait possible. Il y a une exaspération très profonde. Quand il y a une déception aussi cruelle entre des espérances, des promesses politiques et le résultat, c'est inadmissible. Il y a une montée des précarités, un creusement insupportable des inégalités, une angoisse des parents sur la réussite de leurs enfants. On assiste à la montée d'une colère très profonde, et ça c'est dangereux. Ceux qui nous gouvernent feraient bien de se ressaisir rapidement.

MARIE-LYSE VILANOVA. Au PS, il y a une multitude de candidats potentiels pour le poste de premier secrétaire. Pourquoi tant de rivalités ?

Les rivalités sont normales en politique mais il ne faut pas qu'elles soient exacerbées. Je ferai très bientôt une offre politique et je souhaite que le leadership découle naturellement du vote des militants.

SERGE GADEA. Dans son gouvernement, l'Espagnol José Luis Zapatero a nommé neuf femmes et seulement huit hommes. La France serait-elle plus macho ?

Oui, la France est encore très macho. Regardez l'Assemblée nationale, à quoi cela ressemble : encore très peu de femmes. Elles sont moins de 5 % au sein des conseils d'administration des entreprises. Les inégalités salariales sont encore de 30 %.

JEANINE HAMELIN. Etre noire en France, ce n'est pas facile. Quelles mesures proposez-vous pour faire cesser les discriminations ?

Pendant la campagne, j'ai défendu l'idée de la France métissée. Cela m'a fait perdre des voix, je le savais. Car cela a été exploité par mes adversaires qui l'ont opposée à l'identité française, mais il faut absolument tenir bon là-dessus. Il faut apprendre à vivre ensemble.

MARIE-LYSE VILANOVA. Jean-Pierre Raffarin a demandé votre démission à la suite de votre condamnation dans l'affaire de vos assistantes parlementaires...

C'est un contentieux qui dure depuis dix ans. J'ai été pourchassée judiciairement. La décision n'est pas définitive et, compte tenu de l'exploitation politique qui en est faite, je vais me pourvoir en cassation. On veut faire croire que c'est moi qui ai refusé de payer des salaires, alors qu'en réalité il s'agissait d'argent public. Et contrairement à ce qui a été dit dans la presse, il ne s'agissait pas de plusieurs mois mais de vingt jours. Il y a sûrement là une petite vengeance de la part de M. Raffarin car, quand je suis arrivée à la tête de la région Poitou-Charentes, j'ai diminué considérablement le train de vie. J'ai arrêté les grosses voitures ; j'ai vendu la Maison du Poitou-Charentes à Paris qui servait à organiser des cocktails ; j'ai réduit de 2 millions d'euros les frais de représentation et de communication de la région... J'ai aussi découvert que M. Raffarin faisait payer par la région un appartement privé rue de Vaugirard à Paris. Donc la région lui demande des comptes.

CAROLINE CHANFREAU. Avez-vous été choquée que Nicolas Sarkozy ait pu voter dans le VIIIe après s'être inscrit hors délai ?

Les Français ont été choqués. De nombreuses personnes n'ont pas pu voter parce qu'elles étaient hors délai. Il y a deux poids, deux mesures. C'est une fraude très grave, un faux en écriture publique.

BRUNO PONCHON. Dans le match entre démocrates aux USA, vous vous êtes prononcée en faveur de Barack Obama. Pourquoi ?

Parce qu'il représente l'Amérique du futur. Il incarne l'Amérique métissée, un ensemble de valeurs, il a toujours été contre l'intervention en Irak. Hillary Clinton est une femme extrêmement courageuse, elle en voit des vertes et des pas mûres. Mais elle est à mon sens plus opportuniste sur les questions de société et moins claire sur l'Irak. Ce qui est inquiétant, c'est la façon dont ils s'épuisent l'un l'autre dans ce duel. L'idéal serait qu'ils forment un ticket gagnant tous les deux contre le candidat républicain.

CAROLINE CHANFREAU. Que pensez-vous de votre caricature par l'humoriste Nicolas Canteloup sur Europe 1 ?

C'est profondément misogyne, il me traite en Bécassine. Cela faisait tellement écho à toute l'entreprise de dénigrement sur mes supposées bourdes et mon incompétence que cela m'a porté préjudice. Mais ça fait partie du combat politique. Il aurait fallu trouver un humoriste pour dire du bien de moi. Aujourd'hui, je préfère en rire !

par Martine publié dans : Revue de presse communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 25 avril 2008

Voir la video.


Nicolas Sarkozy a donné une "feuille de déroute" à son gouvernement

 

Ségolène Royal a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée de la veille, une "feuille de déroute" à son gouvernement.

Nicolas sarkozy a cumulé les "aberrations", "les improvisations", les "contre-vérités". Sur la laïcité "en confirmant que les clercs et les prêtres donnaient du sens à la vie", le président a dit "des monstruosités".

Nicolas Sarkozy a aussi fait preuve de "malhonnêteté" en imputant les difficultés de la France "à des chocs extérieurs".

"Il est en train de payer la masse des mensonges qu'il a proférés pendant la campagne présidentielle", a lancé Mme Royal estimant que la France "est tirée vers le bas".

"Le Premier ministre avait dit qu'il attendait de cette émission une feuille de route. Je crois que le Premier ministre a eu surtout une feuille de déroute".

"On est plus inquiets après l'émission qu'avant. On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel".

Quant au mea culpa du chef de l'Etat sur un certain nombre de sujets, elle y a vu "un truc de communication". "En clair, ça veut dire +je me suis trompé+".

Nicolas Sarkozy "n'a pas répondu sur les préoccupations des Français" notamment sur le pouvoir d'achat, privilégiant "la redistribution entre les précaires" et "a donné une image de la France en situation d'échec en particulier sur l'éducation nationale, ce qui est faux".

"Ce qui est en train de se passer, c'est de la brutalité, c'est beaucoup d'arrogance. J'ai vu un Nicolas Sarkozy parfois méprisant à l'égard des Français".

"Sur la politique étrangère, il ne nous a pas rassuré et au contraire c'est extrêmement inquiétant" soulignant ses propos "aberrants" dans le but de "justifier qu'il se couche devant la Chine".

 

par Martine publié dans : Interventions de Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 23 avril 2008

Ségolène Royal tenait hier mardi (22 avril), en fin d’après midi une conférence de presse pour présenter notamment un premier bilan de la consultation participative : jusqu'à ce jour 735 contributions ont été enregistrées sur le site "congresutileetserein.com", qui a reçu 18.000 visiteurs.

Les commentaires portent essentiellement sur le ¨Parti socialise, son fonctionnement et ses orientations. Ces commentaires seront pris en compte dans la contribution qu'elle présentera en juillet en vue du Congrès.

Ségolène Royal a également fait le bilan d’une année de Sarkosy : "Cette première année est ratée", "c'est une année de perdue pour la France", "quand un pays perd confiance en lui-même c'est dangereux. La France est aujourd'hui en état d'insécurité".

 "Je ne fais pas partie de ceux qui se réjouissent quand la France prend un an de retard".Nicolas Sarkozy avait tout entre les mains pour relancer le pays notamment une "majorité parlementaire et la confiance de Français", mais il a échoué parce que ses "premières mesures ont été terriblement injustes et inefficace", a-t-elle dit en rappelant le paquet fiscal.

Elle a critiqué aussi "la conception du pouvoir ultra-centralisé, personnalisé, d'exhibition permanente et très artificielle" du président de la République. A cette conception elle a opposé sa propre démarche "participative".

 

Vous pouvez également apporter votre contribution à cette démarche participative sur le site

www.congresutileetserein.com

 

Martine DA 78

par Martine
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Lundi 14 avril 2008

A vos claviers : www.congresutileetserein.com



Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.

Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.

Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.

Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).

C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.

Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.

La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.

L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.

1) Les dix sources d’inquiétude des Français

1. un capitalisme qui perd la tête ;

2. la dégradation du niveau de vie ;

3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction.


2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.


3) Les dix questions à trancher

1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

 

par Martine publié dans : Actualité communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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