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Fête de la fraternité

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Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l’idéal de liberté. Que ce soient les rideaux de fer ou les barbelés idéologiques. »

Invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy pour le 20e anniversaire de la chute du mur, Ségolène Royal s’est exprimée dimanche soir pendant une heure devant le congrès de cet institut, par lequel elle a été très applaudie.

Elle a tout d’abord évoqué la force de ces images que le monde entier a vécues : « des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés ; du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats ; des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, les coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur ; de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d’histoire »

Puis, elle a rappelé tous les ébranlements de l’année 1989 : « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. »


Lire l'intégralité du discours prononcé par Ségolène Royal
Par Martine DA78 - Publié dans : Les voyages à l'étranger - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Lundi 9 novembre 2009
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Ségolène Royal, invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy , a été sollicitée pour un discours d’une heure, la veille des cérémonies officielles commémorant la chute du mur de Berlin.

Elle prononcera donc, à Berlin, Ce dimanche 8 novembre, un grand discours sur le thème du Congrès International de l’Institut : « Un monde sans murs ». Elle a choisi d’insister, pour illustrer « un monde sans murs », sur ce qu’elle appelle une utopie réalisable : les Etats-Unis d’Europe.

Ségolène Royal avait déjà défendu cette idée à Athènes, en mai dernier, et à Nantes pendant la campagne européenne. La lumière des événements de Berlin lui permet de dire davantage, d’approfondir ce thème et de préciser sa vision.

Les éléments-clés du discours de Ségolène Royal

 Le Mur de Berlin est tombé il y a 20 ans, entraînant la réunification pacifique de l’Allemagne, mettant fin à une tyrannie évidente, libérant les pays de l’Est du joug soviétique, signifiant pour le monde le début de la fin de la Guerre froide, rendant possible enfin la réunification de l’Europe.

Mais d’autres murs ont été dressés depuis, des murs matériels, comme celui qui sépare les Israéliens des Palestiniens depuis 2005, mais aussi des murs invisibles, comme celui qui sépare les pays riches des pays pauvres, et des murs idéologiques, ceux de l’ultralibéralisme et du capitalisme financier qui ont entraîné la crise économique et environnementale que nous subissons.

Contre cette société mondiale fragmentée, Ségolène Royal insiste, depuis Berlin, en cette date symbolique de la réunification de l’Europe, sur la nécessité de créer les Etats-Unis d’Europe, notre horizon commun pour instaurer, à terme, un ordre politique, économique et environnemental juste. Les Etats-Unis d’Europe, c’est la construction politique idéale pour permettre aux nations européennes de peser dans la mondialisation, pour garantir la paix de tous les citoyens européens, pour mettre en œuvre une action de diplomatie efficace sur la scène internationale, pour enfin bâtir une économie juste et combattre le creusement effroyable des inégalités et l’ensauvagement généralisé du monde. L’insolence des banques nous montre aujourd’hui que la puissance de l’argent est plus forte que les nations qui ne sont pas unies.

Cela signifie aussi que l’Europe doit voir un jour l’élection de son Président au suffrage universel. En réalité, les Etats-Unis d’Europe sont la clé pour créer l’Europe politique qui passe naturellement par l’Europe des peuples. Idée audacieuse et refondatrice pour la Gauche et les démocrates et pour sortir de la crise avec des valeurs humaines. Ségolène Royal invite enfin les membres de l’Institute for Cultural Diplomacy à se joindre aux travaux de son laboratoire d’idées Désirs d’Avenir, qui va lancer une mission d’étude sur les Etats-Unis d’Europe, réunissant de nombreux Think Tanks européens, pour mener les travaux et les dialogues nécessaires avec les différents acteurs européens. Cette mission sera composée de citoyens, de syndicalistes, d’élus européens, d’ONGs, de chercheurs, d’artistes, de journalistes, de juristes pour élaborer un projet concret et faire avancer cette belle utopie en prouvant 

qu’elle est réalisable.

Ces travaux seront rendus publics dans les mois prochains à l’occasion d’une Université Populaire Participative spécialement consacrée aux Etats-Unis d’Europe, qui réunira plusieurs Think Tanks européens avec lesquels Désirs d’Avenir a déjà commencé de travailler.

 

 

20EME ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

DEPLACEMENT DE SEGOLENE ROYAL A BERLIN (CONFERENCE « A WORLD WITHOUT WALLS », INSTITUT POUR LA DIPLOMATIE CULTURELLE)


VENDREDI 6 NOVEMBRE

15h00  :  Arrivée à Berlin

17h00  :  Rencontre avec Son Excellence M. l’Ambassadeur de France en Allemagne

19h30  :  Exposition “Transcending Borders” [Transcender les frontières] (The Institute of Cultural Diplomacy House of Arts & Culture)

20h30  :  Discours d’Anthony Suau (E.-U.) (Prix Pulitzer, photographie)

21h30  :  Concert de musique classique africaine, nord-américaine, sud-américaine et européenne sur le thème « Un monde sans murs »

SAMEDI 7 NOVEMBRE

9h15  :  “Euro-Atlantic perspective of Bosnia and Herzegovina” [Perspective euro-atlantique de la Bosnie-Herzégovie] par Ana Trisic Babic (Ministre adj. des  Affaires Etrangères de Bosnie-Herzégovine)

10h00  :  “New Perspectives on Globalization: New International Agreements, Goals,  Regulation and Global Citizenship” [Nouvelles perspectives de la mondialisation : nouveaux accords, objectifs, régulation internationaux et citoyenneté mondiale]  par Dr. Alfredo Palacio (ancien Président de l’Equateur)

Visite de Berlin (Tracé du mur, Mémorial de la Shoah, Berlin d’hier à aujourd’hui)

16h45  :  « Turkey as a European State: Progress and Challenges » [La Turquie comme  Etat européen : progrès et défis] par H.E. Yasar Yakis (ancien Ministre des Affaires Etrangères de Turquie)

18h00  :  “The US-Russian Relationship: Europe’s Role Then and Now” [La relation Etats-Unis – Russie : le rôle de l’Europe hier et aujourd’hui]
 Ivaylo Kalfin (Député européen ; ancien Ministre des Affaires Etrangères de Bulgarie); Dr. Solomon Isaac Passy (Ministre des Affaires Européennes de Roumanie); Minister Dr. Igor Lukšič   (Ministre de l’Education et des Sports de Slovénie); Gerassimos D. Arsenis (Ancien Ministre de la Défense de Grèce); Dr. Benjamin Barber (Professeur de Société Civile, E.-U.); Jack McConnell (ancien « First Minister » d’Ecosse); Radmila Sekerinska (Ancienne Premier Ministre de lancienne République Yougoslave de Macédoine); Karl Erik Norrman (Ancien Chef du Département Culturel de Ministère des Affaires Etrangères de Suède); Kolinda Grabar Kitarovic (Ambassadeur de Croatie aux E.-U.).

20h00 :  Discours de l’Ambassadeur Andras Simonyi (ancien ambassadeur de Hongrie aux Etats-Unis)

DIMANCHE 8 NOVEMBRE

08h30  :  Petit-déjeuner avec les intervenants du colloque

9h15   : “Cultural Relations in the 21st century between the EU and Major International Partners” [Relations culturelles au 21e siècle entre l’Union Européenne et les partenaires internationaux majeurs] par Martin Hope (Directeur du bureau Benelux et Union Européenne au British council)

11h00  :  “Poland’s Path to Change” [Le chemin de la Pologne vers le changement] par Wlodzimierz Cimoszewicz (ancien Premier Ministre de Pologne)

12h00 – 18h00 Rencontres avec les intervenants

18h00 :   Table-ronde “A Strong Europe is an Integrated Europe” [Une Europe forte est une Europe intégrée]
Erna Hennicot Schoepges, ancien Ministre Luxembougeois de la culture ; Anneli Jäätteenmäki, ancien Premier Ministre de Finlande ; Yasar Yakis, ancien Ministre des affaires étrangères de Turquie ; Jytte Hilden, ancien Ministre de la culture du Danemark ; Marina Pendes Vice-ministre de la défense Bosniaque ; Gerassimos Arsenis, ancien Ministre grec de la Défense)

19h30  :  Rencontre commune “1989: A Celebration of the Year that Changed the World” [1989: Commémoration d’une année qui a change le monde]

20h00  :  Discours de Ségolène Royal

LUNDI 9 NOVEMBRE

08h30  :  Petit-déjeuner avec les intervenants du colloque

10h00 : « Breaking down visible and invisible walls » [Abattre les murs visibles et invisibles] par Ioannis Kasoulides (Député européen, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Chypre)

11h00 : Table-ronde « Global Leadership in a World Without Walls: The Challenges Ahead » [Le leadership mondial dans un monde sans murs : les défis devant nous]
Mike Kenneth Moore, ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande ; Janez Janša, ancien Premier ministre de Slovénie ; Emil Constantinescu, ancien Président de Roumanie ; Radmila Sekarinska, ancien Premier ministre de Macédoine ; Anneli Jäätteenmäki, ancien Premier ministre de Finlande ; Jack McConnell, ancien Ministre britannique pour l’Ecosse.

12h30 – 18h30 : Rencontres avec les intervenants

19h00 : Festival de la liberté : cérémonie de commémoration de la Chute du Mur de Berlin – Bundestag

21h30 :  Dîner d’au revoir - Bundestag

 

 

Par Martine DA78 - Publié dans : Les voyages à l'étranger - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Dimanche 8 novembre 2009
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C'est dans une salle comble (près de 500 personnes) et dans une atmosphère très studieuse que s'est tenue l'université populaire et participative "Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

L'Université ouverte par Ségolène Royal et animée par Gaëtan Gorce député de la Nièvre,  a réuni : Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistiques (CREST), Yvan du Roy, journaliste auteur de "Orange stressée",  Paul Moreira, journaliste auteur de "Travailler à en mourir", Yves Perrot, chef d'entreprise , Président du  Centre des jeunes dirigeants (Paris), Hélène Cixous, écrivain philosophe,  Anna Sam, caissière de supermarché, auteur de "Les tribulations d'une caissière", Guy Eyermann et Dominique Duval, syndicalistes, salariés de l'entreprise Fabris (Chatellerault)

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Par Martine DA78 - Publié dans : Universités populaires - Communauté : Désirs d'avenir
Mardi 3 novembre 2009
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Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel...

Ségolène Royal : Il est dommage que la justice n'ait pas eu les moyens d'être rendue plus tôt. L'exemplarité doit être la première valeur d'un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l'image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac.

Vous avez dit être favorable au débat sur l'Identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?

C'est un débat dont j'ai repris l'initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu'on peut lire sur le site Désirs d'Avenir. Je n'ai donc pas attendu aujourd'hui pour donner ma vision de cette question centrale.

Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté la Marseillaise dans les meetings. Pour vous l'Identité nationale passe par ces symboles forts?

Il y a beaucoup de choses dans la Nation : l'histoire, les valeurs, les symboles mais aussi l'avenir. L'identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n'ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l'identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution Française, c'est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les vrais clivages entre l'instrumentalisation d'une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.

C'est une mise en cause de la politique de Nicolas Sarkozy ?

Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l'identité nationale, c'est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l'image de la France à l'étranger. Ce sont les conséquences d'une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes... Garantir l'égalité réelle, voilà le premier fondement de l'identité nationale.

Etes-vous d'accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore, à la Marseillaise ?

Il faut reconquérir les symboles de la Nation. C'est pourquoi j'ai souhaité faire chanter la Marseillaise dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés par cela, c'est un comble ! Alors que la Nation est à l'origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l'égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l'hymne national, parfois d'ailleurs parce qu'on est déçu que la Nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l'égalité entre tous les Français.

La gauche devrait-elle s'emparer de ce débat ?

Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c'est une opération de diversion pour sortir d'une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C'est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable c'est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.

La burqa menace-t-elle l'identité nationale ?

La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire très attention à ne pas instrumentaliser cela.

Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?

A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d'une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n'a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l'amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d'accidents du travail ou de maladies professionnelles, d'autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n'est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d'urgence pour la médecine du travail.

Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu'en pensez-vous ?

Il faut avoir le courage de dire qu'il n'y a, hélas, pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s'engagent dans l'armée savent qu'ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.

Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l'opinion, avec le contexte que vous décrivez ?

Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l'ont. C'est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l'offensive sur la défense des valeurs et des propositions.

François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?

Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m'a fait part de son projet de parlement de l'alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d'autres.

Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une «alternative républicaine»?

Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d'une droite dure.

On a parlé de votre solitude, des rangs qui s'éclaircissent autour de vous...

Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n'ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d'elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d'animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d'avenir ? C'est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d'élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l'excellence environnementale et de la création d'entreprises, sans augmenter les impôts.

 

Par DA78 - Publié dans : Interventions de Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Mardi 3 novembre 2009
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INVITATION
Ségolène Royal

vous invite
à l'Université populaire participative 

 

"Souffrance au travail, salaires bridés,

chômage explosif :

les salariès peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

 

Le mercredi 28 octobre 2009 à 18h30
A la Mairie du 4eme arrondissement
  2, place Baudoyer - 75004 Paris

 

 

Chères amies, chers amis,

Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés. La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?

Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.

Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

Ségolène Royal

 


PROGRAMME

 

Ouverture par Ségolène Royal

Interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Ivan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »

Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire

 

 

Par Martine DA78 - Publié dans : Universités populaires - Communauté : Désirs d'avenir
Mercredi 21 octobre 2009
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