Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco,
David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal (2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus : 56, 76)
" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.
Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.
Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix,
troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."
Pour quoi mon vote va à la motion
« L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialiste »
D'abord pour la méthodologie de la démarche car elle est le résultat d'un travail collectif, participatif représentatif des échanges des savoirs, des vécus de personnes de différents horizons,
femmes, hommes politiques, militants, chercheurs agissants dans des domaines de connaissances très divers.
Chacun, chacune a apporté sa petite pierre pour bâtir une gauche plus citoyenne et plus solidaires au plan local, régional, national et internationale. Il est plus motivant de voter pour une
motion à laquelle chacun, chacune se sent protagoniste de l'avenir. Chaque citoyen organisé en tant que sujet politique peut et doit participer aux transformations sociales. Dans la motion
« l'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialiste » tous les sujets ont été discutés sans tabous, sans complexes et personne n'avait la propriété du savoir. Ségolène a su garder une
cohérence politique concernent la démarche de la démocratie participative, une innovation dans la façon de faire de la politique.
La participation, tout comme la liberté et la démocratie, ne sont solidement acquises que si elles sont le résultat d'un effort collectif. Les résultats des débats qui ont suivi l'élaboration de
la motion sont une démonstration que personne ne veut rester immobile dans une société en pleine mutation et dans un monde en plein changement. Il est temps de faire du socialisme une force neuve
dans le siècle auquel nous assistons à l'échec du modèle néo-libéral.
Nous avons besoin d'un PS mobilisateur des forces sociales face une droite manipulatrice et populiste. Voter cette motion, pour moi cela veut dire : refuser toute forme d'exclusion sociale
car reformer la société pour un socialiste c'est promouvoir un éco-développement compatible avec les valeurs de justice sociale, du respect des droits de l'homme, de juste partage du progrès
économique, tout en conciliant ce qui est, pour la droite, inconciliable: croissance économique, respect des écosystèmes, protection environnementale et sociale assurant un avenir pour la France
et l'humanité.
Je suis une jeune femme, nouvelle adhérente au parti socialiste et conseillère municipal aux Mureaux (78), j’ai décidé de m’engager derrière la motion
E
Parce que la campagne présidentielle de Ségolène Royal a suscité un véritable engouement populaire et a vu
revenir vers les urnes une partie de la classe populaire et la jeunesse formant la France d’aujourd’hui et de demain. La motion « l’espoir à gauche et fière d’être socialiste » pilotée
par une équipe rajeunit et expérimentée est la seule qui s’inscrit véritablement dans cette dynamique.
Parce que le P.S. doit être meilleur que la société qu’il est censé représenter. La motion E souhaite
un parti ouvert sur la société, des militants mieux formés et dont la parole sera respectée.
Parce que dans ce contexte de crise financière qui sonne la fin du profit à court terme nous devons anticiper
les crises à venir. La motion E propose des nouveaux indicateurs de croissance associant économie de pointe, justice sociale et respect de l’écologie.
Parce que nous souhaitons un monde plus juste et une société plus fraternelle. La motion E veut réparer les
injustices territoriales en réalisant un autre aménagement de l’espace qui évite l’étalement urbain grâce à une grande loi « urbanisme et paysage » et une réforme
visant à réduire la « fracture numérique » s’inspirant de l’action déjà entreprise en région Poitou-Charentes.
Parce qu’il faut changer le regard porter sur l’immigration que la droite sécuritaire à trop longtemps
stigmatisé. Nous devons renouer avec l’humanisme de nos valeurs et le pragmatisme de nos intérêts. La motion E propose la création d’un système sécuriser d’aller et retour avec visa permanent,
qui permet de travailler temporairement en France.
Je reste partisan de Manuel Valls et je regrette le procès en sorcellerie que
tentent de lui faire certains militants de notre motion.
Ségolène, malgré tout son talent ne peut pas avoir raison sur tout.
Quand M. Valls dit oui au travail du dimanche, MAIS qu'il lie son acceptation à des garanties pour les salariés, où est le scandale ?
Quand il rappelle que des socialistes européens ont accepté les propositions du socialiste G. Brown, qui peut le nier ? et alors pourquoi le PS ne l'a-t-il pas voté ?
N'est-ce pas uniquement pour ne pas se montrer moins à gauche que Fabius qui avait tendu ce piège grossier à quelques jours du congrès ?
Quand il donne quitus à Sarkozy pour la manière dont il essaie de sortir notre pays de cette crise financière et qu'en même temps il critique sévèrement sa politique économique et sociale, en
quoi est-ce scandaleux ?
Pourquoi faudrait-il nier que le soleil se lève à l'Est si c'est Sarkozy qui l'affirme ?
Sommes-nous plus crédibles en ne disant que NON à tout ?
Ségolène Royal rêve et elle a raison d'une alliance avec des démocrates du Modem, M. Valls en est-il si éloigné, ne permet-il pas à la motion E de faire valoir ses multiples facettes et donc, ses
multiples talents ?
Faire le procès de M. Valls , n'est-ce pas donner des armes à nos concurrents ?
Par Julien Bouffartigue, conseiller municipal à Viroflay
Note : Ce texte n’est pas un résumé de la motion. Il cherche à mettre en avant ce qui fait son
originalité et sa force. Si je n’évoque pas certains sujets, c’est généralement parce qu’il s’agit de points consensuels entre les motions (laïcité, parité par exemple).Ce texte n’est pas non
plus une critique des autres motions. Si je mets en avant une idée que je juge particulièrement pertinente, cela ne signifie pas qu’elle est absente de toutes les autres
motions.
Une motion qui va bien au-delà des constats et des intentions
Une motion n’est pas un programme électoral. Cependant, elle doit être plus qu’un discours fixant simplement
des objectifs, sans évoquer les moyens. De plus, le PS doit arrêter de s’autoflageller en permanence, parlant sans cesse de se remettre au travail, de reconstruction, de refondation, comme si
rien n’avait été fait, notamment lors de la dernière campagne présidentielle. Dans bien des domaines, notre parti est d’ores et déjà capable de présenter des solutions concrètes et efficaces. La
motion E en propose un très grand nombre, clairement identifiées à la fin de chaque chapitre.
Bien évidemment, il reste encore bien du travail à accomplir, bien des intentions à concrétiser. Pour
illustrer comment la motion E propose à la fois des solutions très concrètes et des pistes de recherche, il suffit de regarder la première série de propositions qu’elle présente, celles
concernant les marchés financiers. La première de ces propositions est très précise (interdire aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves), la
troisième est un objectif pour lequel les moyens reste à définir (lutter contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent). Ceci a le mérite de bien identifier les thématiques sur
lequel le travail à accomplir reste important et celles sur lesquelles nos réponses sont déjà prêtes.
Une motion qui part d’une analyse dépassant le cadre de l’actualité immédiate
La motion E débute par une analyse de la situation socio-économique actuelle. Elle évoque naturellement la
crise financière. Mais au delà de ce constat conjoncturel, elle cherche à surtout à définir ce qui caractérise et explique réellement l’évolution du monde. Elle définit ainsi trois grands
« chocs », auxquels notre société fait face : les révolutions scientifiques récentes (numérique, biotechnologies…), la globalisation et l’urgence
écologique.
Face à cela, la motion E adopte une attitude pragmatique et réaliste. Il s’agit là de données qui s’imposent
à nous et que nos choix politiques ne peuvent nier. Et pour les deux premiers de ces « chocs », la motion E se refuse à les considérer comme des facteurs intrinsèquement négatifs, mais
cherche ; au contraire, à les exploiter comme des opportunités.
Une motion qui commence par le début
Une motion peut apparaître parfois comme un catalogue où les idées sont présentées dans un ordre arbitraire.
Pourtant, la manière dont les idées s’enchaînent n’a rien d’anodin. Savoir où l’on veut aller est une chose, savoir quelle sera la première étape du parcours en est une autre. La motion E a su
mettre les choses dans un ordre logique du point de vue de l’efficacité et n’a pas cherché à mettre artificiellement en avant les thèmes jugés les plus « de gauche ».
Et ceci constitue une révolution culturelle pour le PS, puisque ce qui est mis en premier ici, c’est
l’entreprise. Sans un réseau de PME performantes, une économie efficace, nous savons très bien que le reste de nos objectifs et de nos résolutions resteront des vœux pieux. La motion E s’attache
à bien démontrer qu’entreprises et salariés n’ont pas des intérêts contradictoires, bien au contraire.
La motion E propose de s’appuyer sur deux piliers : la fiscalité et la recherche. Ceci se concrétise par
une orientation de l’épargne nationale vers l’investissement productif d’une part. D’autre part, les aides à l’innovation devront être réorientées vers les entreprises de moins de 1000
salariés, qui représente 65% de la recherche et développement, mais qui ne touchent que 20% des aides.
La motion E fait naturellement le lien avec l’enseignement supérieur, vivier de la recherche, et qui doit
devenir une vraie priorité budgétaire. Mais elle ne se contente pas de cela, les moyens ne faisant pas tout, mais pense également à la motivation des étudiants, en proposant notamment de
transformer les deux premières années de licence en années durant lesquelles les étudiants peuvent choisir leurs disciplines.
Les entreprises fonctionneront d’autant mieux si les étudiants, une fois devenus salariés, se sentent
réellement engagés dans un projet professionnel. La participation de représentants des salariés au Conseil d’Administration pourra notamment permettre de refaire de la réussite des entreprises un
objectif commun à tous. Pour cela, la proposition de la création d’un chèque syndical pourrait favoriser les nouvelles adhésions.
Mais cette implication ne pourra réellement se faire que si un nouvel équilibre entre rémunération du travail
et du capital est trouvé. Là encore, l’outil fiscal est sûrement le plus efficace, en faisant, par exemple, peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses
produites et non sur les seuls salaires.
La motion E souligne également bien que les schémas de carrières linéaires se feront de plus en plus rares et
que la formation devra se faire tout au long de la vie. Pour cela, les salariés devront s’appuyer sur un service public de l’emploi réellement efficace. Quand on sait qu’il y’a un agent ANPE
pour 96 demandeurs d’emploi contre un conseiller pour 27 en Suède, on voit bien que les progrès à réaliser sont importants.
On l’a vu, l’outil fiscal est largement utilisé dans les propositions de la motion E. Cependant, il ne
concerne pas que la fiscalité de l’entreprise, mais également la fiscalité individuelle, qui devra avoir comme socle principal un impôt direct réformé et équitable, issu de la fusion de l’impôt
sur le revenu et de la CSG.
Une motion qui assure aux individus la sécurité et le bien-être
Si tout programme d’action de changement global de la société doit commencer par agir sur l’économie,
l’entreprise et la création de richesses, cela ne constitue pas une fin en soi. La motion E s’attache à défendre les droits de l’individu, en proposant là encore actions concrètes et pistes de
réflexion.
Le premier droit est le droit à la santé. Ce droit sera d’autant mieux assuré que les comptes de la Sécurité
Sociale seront rééquilibrés. Mais à l’inverse des politiques menées par la droite ces dernières années, la motion E propose de mettre la prévention au cœur de notre politique. Soigner mieux
pour coûter moins est un slogan qui en rappelle un autre, mais dont l’efficacité sera très certainement sans commune mesure avec son triste prédécesseur. Et ceci pourrait passer par une
réelle révolution en remplaçant le paiement à l’acte par une médecine générale qui doit être rémunérée en fonction d’une prise en charge globale, tenant compte des actions de
prévention.
La sécurisation des retraites est bien entendu un des grands défis que la motion E se propose de relever. Le
système proposé se veut avant tout équitable et transparent : à cotisations égales, retraites égales. Cela passera par la mise en place d’un compte individuel mesurant en euros
les droits à pension à chaque instant, établissant un lien clair et direct entre contributions des travailleurs et droits à pension.
La sécurité est également un droit fondamental de l’individu. La droite en a fait son cheval de bataille,
mais a surtout démontré son incapacité à régler les problèmes. La motion E propose une politique équilibrée entre prévention et sanction. Cela passe par le redéploiement de la police de proximité
et assumer une politique de sanctions précoces, effectives et rapides pour que la sanction ait avant tout un but pédagogique. Dans le même esprit, la prison ne doit plus être la solution
systématique, le contrôle judiciaire devenant la règle en dehors des cas de violence aux personnes. Ceci aura également comme conséquence de mettre fin à l’inacceptable surpopulation
carcérale.
Les droits de l’individu ne concernent évidemment pas que les citoyens français. La politique menée par le
gouvernement actuel envers les émigrés est inacceptable. Comme l’a souligné un rapport récent de la CIMADE, c’est avant tout le caractère totalement arbitraire des régularisations qui plonge des
familles entières dans une angoisse quotidienne inhumaine. La motion E propose donc de régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans-papiers avec des critères
clairs, et également la création d’un système sécurisé d’aller et retour avec visa permanent.
Vivre dans un environnement préservé est un autre des grands droits défendus par la motion E. On a vu quelle
importance elle y accordait dans sa compréhension du monde actuel. Les solutions sont connues, la motion E propose de les mettre enfin en œuvre par de réelles politiques ambitieuses. Mais
surtout, elle présente ces solutions non comme des contraintes, mais comme une réelle opportunité de développement économique, par le gisement d’emploi que ces nouvelles technologies
représentent.
Enfin la motion E donne l’importance qu’elle mérite à un sujet trop souvent oublié, celui de la fracture
numérique, qu’elle soit sociologique ou spatiale. Vue l’importance croissante d’Internet, il est capital de la réduire et cela doit constituer une priorité pour l’investissement public.
Contrairement à la droite, la motion E considère le développement du numérique comme une formidable opportunité, non comme une menace.
Une motion qui pour les institutions et le PS a une seule priorité : la
démocratie
Oser enfin la démocratie jusqu’au bout n’est pas qu’un slogan au sein de la motion E. C’est une
constante qui parcoure tout le texte et que l’on retrouve quelque soit l’échelle que l’on considère.
La motion E revient naturellement largement sur le besoin de démocratie au sein des institutions européennes.
Mais elle va également au-delà, en cherchant à créer des liens entre Européens. Elle propose notamment de mettre en commun des moyens de recherche, mais aussi par une relance de l’Europe des
grands projets.
En France, au delà de la démocratie participative, cheval de bataille de Ségolène Royale, la motion E définit
comme priorité la simplification et la clarification des compétences entre les différentes collectivités, sans pour autant donner l’autonomie complète aux régions.
Enfin, concernant le PS, l’ambition affichée par la motion E est de construire un parti puissant,
beaucoup plus puissant qu’aujourd’hui. Cela passe notamment par la généralisation de la carte à 20 euros, mesure souvent raillée au sein du parti, mais qui a offert à beaucoup la chance de
franchir le pas et de s’investir politiquement. Il est particulièrement méprisant de penser que l’adhésion à un parti (ou à un syndicat comme évoqué plus haut) soit anodin financièrement pour les
revenus modestes, dont le PS répète pourtant à l’envie qu’il en est le défenseur. Pour ce qui est de la vie interne au parti, l’organisation de conventions nationales régulières
thématiques pourra permettre d’achever le travail qui reste nécessaire d’ici 2012.
Dans son introduction, la motion E insiste sur le fait que la droite est constamment en campagne idéologique.
Pour la contrer sur ce terrain, il faut un PS aux idées claires et concrètes, allant au delà des intentions. Il nous faut convaincre. La motion E en apportant à la fois des solutions précises et
des pistes de réflexion apparaît comme la mieux armée pour conduire notre parti à la reconquête de sa crédibilité et de son électorat.
La candidature de Ségolène
Royal en 2007 avait donné une double preuve : les socialistes veulent la démocratie, mais certains en ont peur. Écouter les citoyens, employer un langage plus simple, combattre la droite qui
bouleverse méthodiquement les structures de notre pays, proposer plus de justice, plus de solidarité, cela accompagne une nouvelle vision du monde. C'est tendre la main à ceux qui espèrent, qui
comptent sur la gauche ; c'est leur dire aussi que la gauche compte sur eux.
La candidate de 2007 a
montré qu'elle rassemblait, et je fais maintenant confiance à sa ténacité : elle a tenu bon contre toutes les attaques et, depuis cette campagne, elle a pu affiner la présentation de son projet.
Avec son équipe, elle a continué de faire participer les militants. Je sais pouvoir compter sur une motion socialiste et cohérente. Je sais que se retrouveront autour d'elle tous les citoyen-ne-s
de gauche de bonne volonté. N'est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin ? c'est le contraire de la régression dans le malheur que nous impose Sarkozy, dans tous les domaines ; c'est le contraire de
l'immobilisme que font forcément naître les petits jeux d'alliances obscures. Alors, je nous propose de continuer
d'avancer. Peut-on imaginer que notre parti aurait balayé François Mitterrand, pour cause d'échec face à Giscard ? nous n'aurions sans doute pas connu 1981, victoire bâtie sur le socle de 1974,
avec ensuite tout le soutien de la gauche. Mais notre univers n'est plus celui de
1981. Nous avons partout rencontré les vacanciers de cet été 2008, nos familles. Beaucoup s'étonnent
que nous puissions renier les idées qu'ils ont approuvées par leurs votes. Si les électeurs sont fidèles, pourquoi
ne le serais-je pas ? pourquoi ne le serions-nous pas tous, vers la victoire ? J'ai souvenir de ces foules venant aux réunions de Ségolène Royal : quelle que fût la taille de la salle, jamais je
n'avais vu un tel rassemblement de jeunes, de vieux, de femmes, d'hommes, de toutes les couleurs, de toutes conditions sociales, venus simplement, heureux de voir la gauche rassemblée, d'autres
comme eux-mêmes, et différents. Personne ne les avait convoqués, n'avait imposé cette diversité spontanée et chaleureuse. Si cela a bousculé nos habitudes,
reconnaissez que c'est justement notre objectif ! Après 5 ans de sarkozysme (c'est déjà dur à imaginer), la gauche aura besoin d'un grand élan pour reconstruire. La gauche doit s'y préparer,
regroupant la richesse de toutes ses idées. Dernier point sensible, bien sûr, j'y
viens. Le grand pas qui manque encore à la France pour être une démocratie accomplie aux yeux du monde, c'est de faire leur place aux femmes : place égale. Dit-on jamais "faire leur place aux
hommes" ?! C'est la gauche avec Lionel Jospin qui a introduit la parité dans notre vie politique. Ne renions pas son bilan : la logique est qu'une femme puisse incarner la
gauche. Je
ne soutiens pas Ségolène "parce que" c'est une femme. Je soutiens la socialiste Royal pour son projet, pour sa capacité à rassembler, et parce que – EN PLUS – c'est une femme. Qu'elle a été la
première à oser. Les femmes lui sont déjà reconnaissantes de ce courage. Question de justice à rendre à celles
qui ont toujours accepté que les femmes soient valablement représentées par des hommes élus. Nous, socialistes, en sommes là : et si nous donnions l'exemple symbolique et révolutionnaire d'un
parti rassemblé autour d'une femme qui a fait ses preuves, parti rassemblé pour la future victoire, pour être utile à la France ?
Combattre et Proposer : j’ai signé et je défends cette contribution.
D’abord, ne soyons pas hypocrites, parce que c’est celle de Ségolène Royal et que dans cette période où le PS tangue de tous bords la
fidélité me semble une valeur à préserver. Pourquoi Ségolène Royal ? Parce que depuis Mitterrand c’est le (la) responsable politique du PS qui a fait le plus pour redynamiser notre Parti et redonner de l’espoir aux
plus défavorisés en France. Parce que elle a réussi à être présente au deuxième tour alors même que sa campagne officielle
avait démarré trop tardivement et que des attaques internes au PS ont brouillé son image et son message. Parce qu’elle a rappelé des vérités trop souvent passées sous silence : -que l’on peut être de
gauche et refuser l’assistanat, -que l’on peut être de gauche et refuser le désordre, donc
vouloir un ordre juste -que l’on peut être de gauche et vouloir une bonne éducation pour
nos enfants, que cela passe aussi par la rigueur, le respect et le travail, -que l’on peut être de gauche et reconnaître que la seule
démocratie élective n’est pas suffisante pour que les citoyen(ne)s se sentent partie prenante de leur destin et donc vouloir ajouter une démocratie participative. Parce cette contribution nous l’avons écrite à plusieurs milliers de mains et qu’elle sera encore enrichie de nos remarques pour se transformer en
motion. Parce que cette contribution est bien équilibrée entre le combat contre la droite en général et ce gouvernement en
particulier (qu’elle attaque de front le pouvoir en place dans tout ce qu’il a de dangereux contre les libertés, la démocratie, le pouvoir d’achat des défavorisés et des classes moyennes) et les
propositions d’une alternative socialiste. Parce que cette contribution met l’éducation au cœur de tout, prend comme une
chance le mur écologique auquel nous sommes confrontés et les réponses qu’il faudra y apporter. Parce que cette contribution
et sa première signataire de ne situent pas en opposition à quiconque dans le Parti mais essaient au contraire de faire des propositions qui j’en suis sûre peuvent rallier la majorité d’entre
nous si nous arrivons à sortir des querelles d’ego dont la Rochelle a été une triste illustration. Je sais : certains
vont crier « elle n’a rien compris, nous préparons le Congrès pas la désignation du prochain (de la prochaine (candidat(e) aux Présidentielles !).
Et bien, désolée je signe et persiste : le Parti meurt de ne pas être audible, de ne pas parler d’une même voix. Chirac, Giscard, Mitterrand, Sarkozy avaient leur parti derrière eux et en étaient le chef incontestable. Jospin aussi mais il a perdu car s’il
fut par la suite un très bon Premier Ministre il était un piètre candidat qui n’arrivait pas à galvaniser les foules. Ceci
dit lorsqu’il a perdu le Premier Secrétaire de l’époque lui a aussitôt remis les clés du Parti. C’était un geste qui paraissait naturel et dont on peut regretter qu’il ne se soit pas imposé cette
fois ci en faveurde Ségolène Royal. Alors aujourd’hui plus que jamais « unité, un projet, un but, un
« leader* » et nous redeviendrons peut-être audibles et crédibles. Le Parti Socialiste est la seule alternative
pour les Français qui s’inquiètent et qui souffrent. Ne le laissons pas imploser et ne laissons pas d’autres forces se
constituer à l’extérieur sur nos dépouilles. Réuni le Parti Socialiste est une force. Notre priorité doit être de la conserver.
Sylvette Thirionet Secrétaire Section Noisy/Bailly * j’utilise ce terme de leader alors que je déteste le franglais parce qu’il correspond mieux à ce que je veux dire « celui qui montre le chemin » que le terme français de
« chef » trop connoté « celui qui donne des ordres ».
Pourquoi j’ai signé l’appel…
Par Jean-Marc Pommier, maire de Bonnières
Pourquoi j'ai signé l'appel "faire gagner le Parti socialiste" initié par François Rebsamen et Julien Dray. Parce qu'il me semble
plus que jamais nécessaire de rassembler le PS tant au niveau national que local. Mais aussi parce que je suis convaincu que nous sommes à un moment historique dans la vie du parti socialiste.
Le monde change le parti socialiste doit changer. Le parti socialiste sera ce que nous en ferons. C'est
pourquoi j'appelle les adhérents des Yvelines à signer ce texte.
La rentréepolitiqueest marquée par le
constat brutal d’une crise sociale, économique et morale sans précédent, à laquelle s’ajoute une puissante instabilité des relations internationales. Les Françaises et les Français vivent avec
inquiétude la dégradation de leur situation, et se désespèrent d’une amélioration prochaine de leurs conditions de vie.
L’enjeu duCongrèsdeReimsdoit être mesuré à l’aune de la tâche historique qui nous attend. Si la gauche veut pouvoir prétendre à nouveau gouverner
le pays et transformer la société, elle doit se mettre en ordre de bataille idéologique et politique.
Cela suppose une analyse radicale et lucide
des évolutions de la société, de nos propres manquements, et le courage d’opérer par rapport à notre doctrine, notre projet, mais aussi nos manières de nous organiser, de vivre ensemble et
d’agir, des ruptures nécessaires. On voit bien à quel point le fait de reproduire les mêmes usages depuis des décennies, sans mesurer à quel point le monde a changé autour de nous, nous fragilise
collectivement. Dans ce contexte, chacune de nos divisions ou de nos fautes de comportement est utilisée par nos adversaires pour discréditer la force de nos propositions et l’autorité de notre
combat.
Nous savons que la reconquête
idéologique est la clé des victoires politiques de demain. Nous savons que le Parti socialiste, par ses élus, ses militants, toutes celles et tous ceux qui l’accompagnent, possèdent les
ressources pour accomplir cette grande transformation et proposer un socialisme du XXI siècle puissant, juste, généreux. Cela suppose maintenant de faire précéder tous nos actes individuels d’une
démarche de cohérence et d’ambition intellectuelle collective. Toutes celles et tous ceux qui mesurent leurs responsabilités et partagent le projet clair d’ouvrir un nouveau cycle politique de la
gauche française doivent désormais se retrouver avec la volonté, qui a progressé, de trancher notre orientation politique et de définir les nouveaux modes de notre vie commune dans la
clarté. Toutes celles et tous ceux qui mesurent combien la fidélité à notre tradition et à notre idéal nous convoque aujourd’hui à écrire un avenir qui ne soit pas seulement un réarrangement de
l’ancien mais l’invention audacieuse d’une nouvelle frontière doivent désormais se mettre ensemble à la tâche. Notre ambition c’est de faire gagner
tout le Parti Socialiste à l’occasion du congrès de Reims.
Car personne ne doit se tromper. Cette grande tâche supposera, pour vaincre les
résistances, les archaïsmes, les paresses, les indisciplines, une majorité large, unie, soudée par le ciment des convictions et du respect. Rien ne pourra s’accomplir sans cette puissance
collective. C’est donc à la constitution de celle-ci, sans exclusive, que nous appelons d’ici le 23 septembre.
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