Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco,
David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal (2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus : 56, 76)
" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.
Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.
Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix,
troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."
Je reste partisan de Manuel Valls et je regrette le procès en sorcellerie que
tentent de lui faire certains militants de notre motion.
Ségolène, malgré tout son talent ne peut pas avoir raison sur tout.
Quand M. Valls dit oui au travail du dimanche, MAIS qu'il lie son acceptation à des garanties pour les salariés, où est le scandale ?
Quand il rappelle que des socialistes européens ont accepté les propositions du socialiste G. Brown, qui peut le nier ? et alors pourquoi le PS ne l'a-t-il pas voté ?
N'est-ce pas uniquement pour ne pas se montrer moins à gauche que Fabius qui avait tendu ce piège grossier à quelques jours du congrès ?
Quand il donne quitus à Sarkozy pour la manière dont il essaie de sortir notre pays de cette crise financière et qu'en même temps il critique sévèrement sa politique économique et sociale, en
quoi est-ce scandaleux ?
Pourquoi faudrait-il nier que le soleil se lève à l'Est si c'est Sarkozy qui l'affirme ?
Sommes-nous plus crédibles en ne disant que NON à tout ?
Ségolène Royal rêve et elle a raison d'une alliance avec des démocrates du Modem, M. Valls en est-il si éloigné, ne permet-il pas à la motion E de faire valoir ses multiples facettes et donc, ses
multiples talents ?
Faire le procès de M. Valls , n'est-ce pas donner des armes à nos concurrents ?
Lettre aux socialistes de base qui ont aussi leur mot à dire pour le congrès de leur parti à Reims :
Le congrès de Reims du Parti Socialiste est engagé. Comme d'habitude, nous avons eu droit à des contributions, aujourd'hui oubliées, et maintenant à des motions soumises aux votes. Chacune
d'elles étale ses soutiens pour impressionner les militants. On refait chaque fois la même chose, à chaque congrès depuis Epinay, et cela dure depuis ... 37 ans. Pourtant le monde a changé,
la France a changé, les esprits ont changé et la gauche se cherche une nouvelle identité, de nouveaux modes de fonctionnement et un nouveau leader face à Nicolas Sarkozy.
Mais, c'est quand même à vous, militants que reviendra le dernier mot, c'est vous qui allez voter. Plus vous serez nombreux à le faire, plus votre expression se libérera des vieilles
contraintes héritées du passé. Je pense particulièrement à ceux d'entre vous qui, marqués par la déception après l'enthousiasme de la campagne présidentielle, hésitez encore à reprendre votre
carte 2008. Si vous le faites, chers amis, vous pourrez vous exprimer, faire connaître votre sentiment et peser sur la décision !
Une expression qui vous revient de droit, à vous aussi bien qu'à celles et ceux qui sont à jour de leurs cotisations. Vous vous rendez compte, nous nous rendons compte que la plupart des
éléphants et éléphanteaux qui ont concocté certaines de ces fameuses motions sont conditionnés par la crainte qu'ils ont de voir leurs habitudes et leurs prérogatives bousculées ... Ils veulent
bien parler de ravaler la façade du parti, mais redoutent visiblement cette rénovation en profondeur et ce rajeunissement dont le PS a un urgent besoin ! Leurs coalitions sont, hélas, celles
de l'immobilisme, cet immobilisme qui me rappelle étrangement les dernières années de la SFIO, quand nous, les jeunes de l'époque au PSU, mais aussi d'ailleurs, en luttant contre les tortures en
Algérie, voulions mettre ces « vieilles barbes » à la Guy Mollet à la retraite, pour bâtir du neuf et du vivant, pour reconstruire un parti qui bouge !
En effet, parmi les motions présentées, certaines incarnent la pérennité de l'ordre ancien où se font discrets, pour l'instant, les principaux antagonistes des luttes passées ! Laurent
Fabius et Lionel Jospin, pour ne citer qu'eux, tout en respectant leurs personnes, sont encore là et continuent, par personnes interposées, et à travers les désolantes querelles qui
opposent publiquement Martine Aubry et Bertrand Delannoé, à régler leurs comptes. Car ils jouent en fait un rôle plus important que ne laisse paraître la discrétion à laquelle ils croient
opportun de momentanément se résoudre ...
Puisse chaque militant avoir conscience, encore plus aujourd'hui qu'hier, de l'importance de son vote ! Ami, tu n'as besoin d'aucun conseil de personne et tu disposes de ton entière
liberté de choix. Quand tu te retrouveras seul dans l'isoloir, tu seras, en effet, libéré de toute forme de pression, si amicale soit-elle, et à même de faire le choix que te dicte ta
conscience !
Peut-être as-tu vu l'émission « Danièle MITTERRAND l'insoumise » publiée sur Arte le vendredi 3 octobre. Le soir du second tour des présidentielles, dans la
voiture de Danièle, la radio annonce « Nicolas Sarkozy est élu président de la République », « arrêtez et mettez de la musique » demande-t-elle au chauffeur.
C'est Brel qui chante « Quand on a que l'amour ». Elle sourit, évoque ce qui attend Ségolène : « Ca va être terrible pour elle. Elle va être coupée en
morceaux. Quand le parti veut démolir quelqu'un, il sait faire. C'est maintenant que je pourrais me rapprocher d'elle. On peut la critiquer, dire ce qu'on veut, mais qu'est-ce qu'elle a
donné ! »
Ce sont les derniers mots de l'émission. Danièle Mitterrand avait vu juste, hélas et cela continue, même en termes feutrés, dans la vie du PS aujourd'hui ! Tout simplement parce que Ségolène
a la volonté et le courage de faire bouger les choses afin de faire prévaloir dans notre parti le renouveau dont il a un urgent besoin.
15 / 10 / 2008 Gérard Denecker, un ancien d'Epinay, qui n'a de leçon à donner à personne, mais qui sait que l'histoire nous
apprend combien il est avisé de ne pas renouveler les erreurs passées !
La Présidente de Région propose un partenariat avec une entreprise de Poitou-Charentes, pour construire la voiture électrique à 5000 € dont le prototype est exposé au salon de l'automobile 2008.
Une voiture populaire, écologique et économique avec coût de moins de 1 € pour 100 km soit 10 fois que l'essence.
Par Julien Bouffartigue, conseiller municipal à Viroflay
Note : Ce texte n’est pas un résumé de la motion. Il cherche à mettre en avant ce qui fait son
originalité et sa force. Si je n’évoque pas certains sujets, c’est généralement parce qu’il s’agit de points consensuels entre les motions (laïcité, parité par exemple).Ce texte n’est pas non
plus une critique des autres motions. Si je mets en avant une idée que je juge particulièrement pertinente, cela ne signifie pas qu’elle est absente de toutes les autres
motions.
Une motion qui va bien au-delà des constats et des intentions
Une motion n’est pas un programme électoral. Cependant, elle doit être plus qu’un discours fixant simplement
des objectifs, sans évoquer les moyens. De plus, le PS doit arrêter de s’autoflageller en permanence, parlant sans cesse de se remettre au travail, de reconstruction, de refondation, comme si
rien n’avait été fait, notamment lors de la dernière campagne présidentielle. Dans bien des domaines, notre parti est d’ores et déjà capable de présenter des solutions concrètes et efficaces. La
motion E en propose un très grand nombre, clairement identifiées à la fin de chaque chapitre.
Bien évidemment, il reste encore bien du travail à accomplir, bien des intentions à concrétiser. Pour
illustrer comment la motion E propose à la fois des solutions très concrètes et des pistes de recherche, il suffit de regarder la première série de propositions qu’elle présente, celles
concernant les marchés financiers. La première de ces propositions est très précise (interdire aux fonds spéculatifs d’engager plus d’argent que ne le permettent leurs réserves), la
troisième est un objectif pour lequel les moyens reste à définir (lutter contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent). Ceci a le mérite de bien identifier les thématiques sur
lequel le travail à accomplir reste important et celles sur lesquelles nos réponses sont déjà prêtes.
Une motion qui part d’une analyse dépassant le cadre de l’actualité immédiate
La motion E débute par une analyse de la situation socio-économique actuelle. Elle évoque naturellement la
crise financière. Mais au delà de ce constat conjoncturel, elle cherche à surtout à définir ce qui caractérise et explique réellement l’évolution du monde. Elle définit ainsi trois grands
« chocs », auxquels notre société fait face : les révolutions scientifiques récentes (numérique, biotechnologies…), la globalisation et l’urgence
écologique.
Face à cela, la motion E adopte une attitude pragmatique et réaliste. Il s’agit là de données qui s’imposent
à nous et que nos choix politiques ne peuvent nier. Et pour les deux premiers de ces « chocs », la motion E se refuse à les considérer comme des facteurs intrinsèquement négatifs, mais
cherche ; au contraire, à les exploiter comme des opportunités.
Une motion qui commence par le début
Une motion peut apparaître parfois comme un catalogue où les idées sont présentées dans un ordre arbitraire.
Pourtant, la manière dont les idées s’enchaînent n’a rien d’anodin. Savoir où l’on veut aller est une chose, savoir quelle sera la première étape du parcours en est une autre. La motion E a su
mettre les choses dans un ordre logique du point de vue de l’efficacité et n’a pas cherché à mettre artificiellement en avant les thèmes jugés les plus « de gauche ».
Et ceci constitue une révolution culturelle pour le PS, puisque ce qui est mis en premier ici, c’est
l’entreprise. Sans un réseau de PME performantes, une économie efficace, nous savons très bien que le reste de nos objectifs et de nos résolutions resteront des vœux pieux. La motion E s’attache
à bien démontrer qu’entreprises et salariés n’ont pas des intérêts contradictoires, bien au contraire.
La motion E propose de s’appuyer sur deux piliers : la fiscalité et la recherche. Ceci se concrétise par
une orientation de l’épargne nationale vers l’investissement productif d’une part. D’autre part, les aides à l’innovation devront être réorientées vers les entreprises de moins de 1000
salariés, qui représente 65% de la recherche et développement, mais qui ne touchent que 20% des aides.
La motion E fait naturellement le lien avec l’enseignement supérieur, vivier de la recherche, et qui doit
devenir une vraie priorité budgétaire. Mais elle ne se contente pas de cela, les moyens ne faisant pas tout, mais pense également à la motivation des étudiants, en proposant notamment de
transformer les deux premières années de licence en années durant lesquelles les étudiants peuvent choisir leurs disciplines.
Les entreprises fonctionneront d’autant mieux si les étudiants, une fois devenus salariés, se sentent
réellement engagés dans un projet professionnel. La participation de représentants des salariés au Conseil d’Administration pourra notamment permettre de refaire de la réussite des entreprises un
objectif commun à tous. Pour cela, la proposition de la création d’un chèque syndical pourrait favoriser les nouvelles adhésions.
Mais cette implication ne pourra réellement se faire que si un nouvel équilibre entre rémunération du travail
et du capital est trouvé. Là encore, l’outil fiscal est sûrement le plus efficace, en faisant, par exemple, peser les cotisations patronales, maladie et famille sur l’ensemble des richesses
produites et non sur les seuls salaires.
La motion E souligne également bien que les schémas de carrières linéaires se feront de plus en plus rares et
que la formation devra se faire tout au long de la vie. Pour cela, les salariés devront s’appuyer sur un service public de l’emploi réellement efficace. Quand on sait qu’il y’a un agent ANPE
pour 96 demandeurs d’emploi contre un conseiller pour 27 en Suède, on voit bien que les progrès à réaliser sont importants.
On l’a vu, l’outil fiscal est largement utilisé dans les propositions de la motion E. Cependant, il ne
concerne pas que la fiscalité de l’entreprise, mais également la fiscalité individuelle, qui devra avoir comme socle principal un impôt direct réformé et équitable, issu de la fusion de l’impôt
sur le revenu et de la CSG.
Une motion qui assure aux individus la sécurité et le bien-être
Si tout programme d’action de changement global de la société doit commencer par agir sur l’économie,
l’entreprise et la création de richesses, cela ne constitue pas une fin en soi. La motion E s’attache à défendre les droits de l’individu, en proposant là encore actions concrètes et pistes de
réflexion.
Le premier droit est le droit à la santé. Ce droit sera d’autant mieux assuré que les comptes de la Sécurité
Sociale seront rééquilibrés. Mais à l’inverse des politiques menées par la droite ces dernières années, la motion E propose de mettre la prévention au cœur de notre politique. Soigner mieux
pour coûter moins est un slogan qui en rappelle un autre, mais dont l’efficacité sera très certainement sans commune mesure avec son triste prédécesseur. Et ceci pourrait passer par une
réelle révolution en remplaçant le paiement à l’acte par une médecine générale qui doit être rémunérée en fonction d’une prise en charge globale, tenant compte des actions de
prévention.
La sécurisation des retraites est bien entendu un des grands défis que la motion E se propose de relever. Le
système proposé se veut avant tout équitable et transparent : à cotisations égales, retraites égales. Cela passera par la mise en place d’un compte individuel mesurant en euros
les droits à pension à chaque instant, établissant un lien clair et direct entre contributions des travailleurs et droits à pension.
La sécurité est également un droit fondamental de l’individu. La droite en a fait son cheval de bataille,
mais a surtout démontré son incapacité à régler les problèmes. La motion E propose une politique équilibrée entre prévention et sanction. Cela passe par le redéploiement de la police de proximité
et assumer une politique de sanctions précoces, effectives et rapides pour que la sanction ait avant tout un but pédagogique. Dans le même esprit, la prison ne doit plus être la solution
systématique, le contrôle judiciaire devenant la règle en dehors des cas de violence aux personnes. Ceci aura également comme conséquence de mettre fin à l’inacceptable surpopulation
carcérale.
Les droits de l’individu ne concernent évidemment pas que les citoyens français. La politique menée par le
gouvernement actuel envers les émigrés est inacceptable. Comme l’a souligné un rapport récent de la CIMADE, c’est avant tout le caractère totalement arbitraire des régularisations qui plonge des
familles entières dans une angoisse quotidienne inhumaine. La motion E propose donc de régler au cas par cas la situation des travailleurs étrangers sans-papiers avec des critères
clairs, et également la création d’un système sécurisé d’aller et retour avec visa permanent.
Vivre dans un environnement préservé est un autre des grands droits défendus par la motion E. On a vu quelle
importance elle y accordait dans sa compréhension du monde actuel. Les solutions sont connues, la motion E propose de les mettre enfin en œuvre par de réelles politiques ambitieuses. Mais
surtout, elle présente ces solutions non comme des contraintes, mais comme une réelle opportunité de développement économique, par le gisement d’emploi que ces nouvelles technologies
représentent.
Enfin la motion E donne l’importance qu’elle mérite à un sujet trop souvent oublié, celui de la fracture
numérique, qu’elle soit sociologique ou spatiale. Vue l’importance croissante d’Internet, il est capital de la réduire et cela doit constituer une priorité pour l’investissement public.
Contrairement à la droite, la motion E considère le développement du numérique comme une formidable opportunité, non comme une menace.
Une motion qui pour les institutions et le PS a une seule priorité : la
démocratie
Oser enfin la démocratie jusqu’au bout n’est pas qu’un slogan au sein de la motion E. C’est une
constante qui parcoure tout le texte et que l’on retrouve quelque soit l’échelle que l’on considère.
La motion E revient naturellement largement sur le besoin de démocratie au sein des institutions européennes.
Mais elle va également au-delà, en cherchant à créer des liens entre Européens. Elle propose notamment de mettre en commun des moyens de recherche, mais aussi par une relance de l’Europe des
grands projets.
En France, au delà de la démocratie participative, cheval de bataille de Ségolène Royale, la motion E définit
comme priorité la simplification et la clarification des compétences entre les différentes collectivités, sans pour autant donner l’autonomie complète aux régions.
Enfin, concernant le PS, l’ambition affichée par la motion E est de construire un parti puissant,
beaucoup plus puissant qu’aujourd’hui. Cela passe notamment par la généralisation de la carte à 20 euros, mesure souvent raillée au sein du parti, mais qui a offert à beaucoup la chance de
franchir le pas et de s’investir politiquement. Il est particulièrement méprisant de penser que l’adhésion à un parti (ou à un syndicat comme évoqué plus haut) soit anodin financièrement pour les
revenus modestes, dont le PS répète pourtant à l’envie qu’il en est le défenseur. Pour ce qui est de la vie interne au parti, l’organisation de conventions nationales régulières
thématiques pourra permettre d’achever le travail qui reste nécessaire d’ici 2012.
Dans son introduction, la motion E insiste sur le fait que la droite est constamment en campagne idéologique.
Pour la contrer sur ce terrain, il faut un PS aux idées claires et concrètes, allant au delà des intentions. Il nous faut convaincre. La motion E en apportant à la fois des solutions précises et
des pistes de réflexion apparaît comme la mieux armée pour conduire notre parti à la reconquête de sa crédibilité et de son électorat.
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