Premier secrétaire de la Fédération PS des Yvelines depuis 2005, il avait été réélu en 2008 après le congrés de Reims.
Depuis plus de 20 ans au Parti socialiste, il était également conseiller municipal d'opposition à Plaisir.
Patrick a fait parti des premiers fédéraux à soutenir Ségolène Royal en 2007 et il était l'un des deux 1er fédéraux de la motion E en Ile-de-France.
Jean-Pierre Mignard et Dominique Bertinotti s'étaient d'ailleurs déplacés dans le 78 à son invitation durant le congrés et Ségolène était venue soutenir sa candidature en tant que suppléant de Safia Otokoré aux législatives de 2007. Patrick était 9e de liste lors des dernières européennes.
C'est une perte immense pour notre fédération et pour la motion E .
En ces douloureuses circonstances les adhérents et sympathisants de Désirs d'avenir Yvelines présentent leurs très sincères condoléances à son épouse Patricia et à Pierre et Marie ses enfants.
Contrairement à ce qu'affirme l'UMP, aucun chef de gouvernement n'a par le passé,
comme vient de le faire M. Fillon, menacé une région de ne pas desservir des villes par un TGV si elle ne participait pas aux financements. Comment s'appelle une menace pour obtenir des
financements, en l'occurrence à hauteur de 100 millions d'euros ? Cela s'appelle du racket. Cette menace a été faite par courrier du Premier Ministre (voir ci-joint courrier en date du 27 juillet
2009). Sans doute pensait-il qu'elle passerait inaperçu au milieu de l'été. Un TGV relève du financement de l'Etat; les Régions sont chargées des trains régionaux. Mais les caisses de l'Etat sont
vides alors que celles de la Région, bien gérées, ne le sont pas.
Si les élus de la Région sont très mécontents contre ce chantage immoral de l'Etat, c'est parce que les investissements dans la croissance verte, où la région est à l'avant-garde, sont prioritaires et que l'on ne veut pas augmenter les impôts. C'est aussi parce que nous avions proposé toutes tendances politiques confondues une solution, l'achat de terrain de la LGV par l'Etablissement Public Foncier Régional, ce que le premier Ministre a refusé sans explication convaincante.
L'UMP ferait mieux d'"appeler à la raison" les banquiers, qui, alors qu'ils ont reçu des fonds publics, viennent d'annoncer des versements de bonus scandaleux aux traders. Ce qui est à comparer avec le sort injuste réservé aux ouvriers de Fabris concernant la prime de départ qu'ils demandaient pour leur dignité suite à la liquidation de leur entreprise.
Documents PDF joints :
1 - Courrier de la Présidente de Région en date du 19 juillet 2009 proposant la solution définie toutes tendances politiques confonfues au financement de la LGV. (Cliquer ici)
2 - Courrier du Premier Ministre en date du 27 juillet 2009 indiquant "qu'en l'absence d'engagements fermes de votre part, les documents de consultation de l'appel d'offres intégreront la possibilité de reporter à une date ultérieure la réalisation de certains raccordements [...]." Sont concernés, sans être mentionnées, les gares de Poitiers et de Chatellerault. (Cliquer ici)
3 - Un argumentaire explicitant la décision de la Présidente de Région. (Cliquer ici)
Poitiers le 31 juillet 2009
Monsieur le Premier Ministre,
Dans le cadre du financement de la ligne LGV Sud-Europe Atlantique pour laquelle le Gouvernement exige une participation des collectivités territoriales, je vous ai proposé le 19 juillet dernier une solution recueillant le consensus de tous les départements et de toutes les agglomérations du Poitou-Charentes. Vous m’indiquez dans votre courrier du 27 juillet que le Gouvernement écarte cette solution et vous demandez que la Région s’engage sur le protocole de financement.
Je déplore cette attitude politicienne qui méprise la démocratie locale. La poursuite du chantage que vous faites, consistant à conditionner les raccordements assurant la desserte des villes de Poitou-Charentes à l’apport des collectivités locales, traduit un manque de respect et de connaissance des contraintes locales. Je relève d’ailleurs que votre menace de ne pas engager immédiatement ces raccordements (rendant leur réalisation assez illusoire dans le futur) est contradictoire avec les objectifs de rentabilité de la nouvelle ligne.
Face à cette menace, nous avons décidé les départements et les agglomérations, pour protéger Poitiers et Châtellerault, de céder à votre chantage immoral, malgré l’irresponsabilité de votre démarche. L’Etat qui gère mal a les caisses vides et rançonne la Région qui gère bien, et n’a pas les caisses vides.
La bonne gestion de la Région, sans augmentation d’impôt, ne permet toutefois pas de compenser la défaillance du Gouvernement et nous devons remettre en cause d’autres investissements pour compenser cette dépense indue car je ne veux pas qu’elle pénalise les contribuables qui souffrent déjà beaucoup de la vie chère. Nous observons également que les annonces du plan de relance gouvernemental ne correspondent à rien de sérieux.
La bonne gestion de la Région démontre que le pays pourrait être géré autrement avec efficacité et justice.
L’apport financier de la Région Poitou-Charentes sera de 110 millions d’euros d’autorisation de programme pour les infrastructures ferroviaires nationale (LGV et autoroute fret ferroviaire). Sur cette base, je vous informe que j’ai fait remettre au Préfet de Région le protocole de financement signé.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.
Ségolène Royal
Une alliance avec le MoDem dès le premier tour des régionales 2010 ? "Pourquoi
pas", a répondu le député PS, sur Europe 1, ce mercredi 22 juillet.Par Delphine Batho
L'Elysée essaie d'étouffer l'affaire des sondages Opinion Way et du cabinet Buisson.
Pendant trois jours, cela a été le silence radio. L'Elysée n'a pas rendu publique la liste des 15 sondages payés par la présidence de la République et publiés dans la presse, ni même le nom de son prestataire, que tout le monde connait pourtant.
Ce dimanche, la version officielle présentée par le secrétaire général Claude Guéant, est une histoire racontée aux petits enfants.
Ainsi, si un même sondage était payé par l'Elysée et publié par la presse, c'est par pure coïncidence et parce que «si un journal achète le même, on n'y peut rien ».
Il y a désormais trois versions différentes des faits. Celle d'Opinion Way, celle d'Etienne Mougeotte et maintenant celle de Claude Guéant.
Tout cela confirme l'embarras des intéressés, mais aussi l'existence d'un système de co-production et de connivence dont la finalité n'est pas l'étude de l'opinion, mais la maitrise du débat politique dont les termes sont pipés.
C'est pourquoi je proposerai mardi au Groupe Socialiste de décider de la création d'une commission d'enquête parlementaire portant sur les études financées par l'Elysée ou par l'intermédiaire de son cabinet conseil.
Les Français doivent désormais savoir que lorsqu'ils entendent dans un médias qu'un sondage a été réalisé par Opinion Way, il a peut être été payé par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas Ségolène Royal qui le dit, mais Philippe Seguin.
La note de la Cour des Comptes sur les dépenses de l'Elysée est en effet une invitation à relire les pages 189 et suivantes du livre de Ségolène Royal "Ma plus belle histoire c'est vous" (Grasset), que le chapitre de la note de la Cour intitulé "le cas particulier des études" confirme en tout point.
Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée viole les règles du code des marchés publics quand il s'agit de choisir un cabinet d'études pour un budget de 1,5 millions d'euros sans aucune mise en concurrence.
Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée ordonne la commande et paie directement des sondages par la suite publiés par certains médias, sans doute par générosité et soucis de la trésorerie des organes de presse !
Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée a une relation sans doute privilégiée avec un institut qui - hasard qui ne doit strictement rien à l'Elysée - a été choisi par une grande chaine de télévision pour la soirée électorale des élections européennes, sans la moindre procédure concurrentielle...
Nous sommes ici au coeur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias.
Pour que l'information de tous soit complète, nous demandons à l'Elysée de rendre publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion.
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