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Une mauvaise
polémique
Par Delphine Batho
Si un artiste construisait délibérément sa notoriété sur des paroles d'une violence extrême, de nature homophobe ou raciste, y aurait-il le moindre débat sur la liberté d'expression ? Certainement pas et de tels propos seraient heureusement unanimement condamnés.
La mauvaise polémique sur la décision du festival des Francofolies est symptomatique d'une profonde confusion et d'une acceptation désolante de la haine sexiste dans notre société.
Que Jack Lang ou Frédéric Lefebvre considèrent la provocation à la violence envers les femmes relèvent de la liberté d'expression est consternant et très grave pour eux. Cela montre que la lutte contre la violence est en fait, pour l'UMP, une conviction à géométrie variable.
Aucune incitation à la violence, d'aucune sorte, quelle qu'en soit la cible, ne devrait être considérée comme une liberté.
http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/une-mauvaise-polemique/14-07-2009
Maxime Bono : "Une polémique étonnante" La Rochelle - (Charente-Maritime)
Dans un communiqué, le député-maire (PS) de La Rochelle se dit "très surpris par la polémique qui semble
s'installer autour des Francofolies (...) Ni en 25 ans de Francofolies, ni dans aucun des nombreux festivals qui se déroulent à La Rochelle, la ville ni aucune institution n'a exercé de pression
pour programmer ou déprogrammer qui que ce soit."
Evoquant le rappeur Orelsan, Maxime Bono juge certaines de ses chansons "affligeantes". Le maire de La Rochelle évoque enfin sans pincettes l'attitude de Jean-Louis Foulquier, le créateur du
festival : "Il n'est pas nouveau que Jean-Louis Foulquier, dont chacun connaît les préférences politiques qui ne sont pas celles de Ségolène Royal, sache témoigner son allégeance à son
clan."
Chères amies, chers amis,
« Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d'histoire. La culture
monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l'orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l'Autriche-Hongrie. Le
Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l'État fédéral
de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.
L'action menée par l'actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l'intégration dans l'Union
européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l'a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l'indépendance du Monténégro. Il est l'un des
fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l'Internationale Socialiste. Le Parti Social-démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l'Internationale Socialiste.
Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L'un et l'autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m'ont dit tout le
prix qu'ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l'Union Européenne.
Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions
identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est
européen qui, après tant d'années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd'hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l'Europe et de la France. Il faut par exemple
souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer État « démocratique, social et écologique ».
La Réunion du Présidium et du Conseil de l'Internationale Socialiste.
C'est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l'Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l'Internationale ouvrière de 1889 et de l'Internationale
ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd'hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l'Internationale Socialiste des Femmes et l'Union Internationale de la Jeunesse
Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.
Elle est aujourd'hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j'ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l'automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour
des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L'avenir des gauches en Europe ».
Hier, s'est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait
représenter, sont notamment : l'Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l'Israélien Ehud Barak, l'Irakien Jalal
Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l'Italien Massimo D'Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l'Haïtien Victor Benoit, le Nigérien
Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.
Nous avons mis au point l'ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l'économie mondialisée ; le nouveau rôle de
l'État dans l'économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le
renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers
Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l'Internationale Socialiste.
C'est, aujourd'hui, la réunion du Conseil de l'Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de
l'Internationale Socialiste des Femmes, de l'Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l'Internationale Socialiste d'Éducation. Il prend toutes les décisions de politique et de
principe nécessaires entre les réunions du Congrès.
La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J'y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j'ai
développé, à l'échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.
Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise. Car, pour sortir du chaos et remettre de l'ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de
durable ne se construira sans justice.
Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :
1. Gouverner l'économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l'échelle de nos nations qu'à l'échelle internationale. L'unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l'économie mondiale d'une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d'autre part, sont les clefs de l'efficacité de notre réponse à la crise.
2. Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l'échelle de nos nations mais aussi à l'échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d'emploi, augmenter le pouvoir d'achat.
3. La révolution écologique. La croissance verte est l'un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.
4. Libérer les énergies par l'éducation, la formation, la recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c'est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.
5. La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c'est-à-dire la démocratie de l'État, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c'est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien. »
Ségolène Royal
Budva, Monténégro, le 29 juin 2009
A noter:
Ségolène Royal a été sollicitée par le Programme des Nations unies pour le Développement en tant que présidente d'une Région ayant été citée comme exemplaire dans la
coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l'énergie solaire et du micro-crédit.
Lire le communiqué
Université populaire participative organisée et ouverte par Ségolène Royal, le
lundi 6 juillet 2009
de 20h30 à 23h00 au Théâtre Dejazet 41, boulevard du Temple - 75003 Paris Metro République
"Pesticides : quel impact sur notre alimentation et notre santé"
Projection du film "Nos enfants nous accuseront", de Jean-Paul Jaud suivie d'un débat
La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la
majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd'hui contaminées par des pesticides. La pollution de l'eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l'objet
d'une loi du silence.
Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s'empare-t-il pas du problème ?
Autant de questions auxquelles répondront nos intervenants :
Jean-Paul Jaud, réalisateur de documentaires
Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires
participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.
Il témoigne d'une inépuisable soif de comprendre les enjeux du monde et de notre ardente volonté d'espérer. Grâce à nos universités, nous jetons pas à pas les fondations d'un nouveau modèle de
société, plus lucide, plus juste, plus fraternel.
Vous avez été nombreux à nous demander l'organisation d'une nouvelle université, avant le repos bien mérité des vacances.
J'ai donc le plaisir de vous inviter à une soirée de réflexion exceptionnelle, autour de l'impact des pesticides sur notre alimentation et notre santé.
Le documentaire Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud, sera diffusé en première partie, à 20h30.
Vous pouvez regarder la bande-annonce en cliquant ici.
La projection sera suivie d'un débat avec des spécialistes de ces questions.
Rejoignez-vous nombreux pour réfléchir à ce sujet fondamental pour notre avenir.
Amitiés,
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