Tou(te)s à Japy !





Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal
(2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus :  56, 76)


Election d'Obama

Obama : un extraordinaire message d'espoir

05 novembre 2008 - 07:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.

 

LePost.fr, 27/05/08

Ségolène Royal critique le libéralisme, un scoop, une posture? Mon oeil, c'était déjà le cas en 1992!

 

Alors que certains voudraient faire croire qu'aucune différence n'existe en réalité entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë s'agissant du libéralisme, cette archive vidéo nous montre bien le contraire.
L'inscription de la politique dans la durée, l'exigence de solidarité, le souci d'une reconstruction de la gauche ("ouverture" ou "alliance"), la défense de ses valeurs, le souhait d'une politique plus proche des citoyens ... Tout y était déjà ou presque.

La vidéo: http://www.dailymotion.com/video/x228q5_segolene-royal-ministre-de-lenviron_politics


En 1992, Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, invitée à l'Heure de Vérité, critiquait déjà le libéralisme sauvage:
"Les valeurs fondamentales sont les valeurs du partage et des équilibres."

"Il ya 20% des français qui sont très fragiles ou attirés par la pauvreté. Quel est l'enjeu majeur de la politique aujourd'hui, c'est de se dire que les enfants [des banlieues, des villages pauvres] de ces 20%-là doivent pouvoir grimper grâce à l'éducation, grâce à la promotion."
Il faut aussi, disait-elle consolider les sécurités des classes moyennes.
"Il faut que l'Etat, les valeurs collectives prennent le dessus par rapport aux lois du marché."

Comme quoi, Ségolène Royal, tout en étant pragmatique et en acceptant l'économie de marché, à condition de la réguler et de la mettre au profit de l'homme, n'a jamais été tendre avec le libéralisme!

 

L'article: http://www.lepost.fr/article/2008/05/27/1199021_segolene-royal-critique-le-liberalisme-un-scoop-une-posture-mon-oeil-c-etait-deja-le-cas-en-1992.html

par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Mercredi 28 mai 2008
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 Engageons nous pour Ségolène Royal 

A ce jour, 25 premiers fédéraux du PS se sont déjà engagés au coté de Ségolène Royal dans le cadre de sa démarche pour “revivifier” le Parti Socialiste et lui donner un nouveau souffle dans la perspective du congrès socialiste de Reims…avec des étapes claires (consultation participative/contribution/motion) et une volonté de contribuer à un débat utile, serein. Nous porterons au sein des sections, fédérations et du parti notre sensibilité qui s'exprimera autour de Ségolène Royal et de l'ensemble des camarades qui s'y reconnaitront !

Dans ce cadre les camarades des Yvelines qui le souhaitent peuvent  joindre leur nom à la suite de la déclaration des 25 premiers fédéraux du PS ou à envoyer par mail ( segolene78@orange.fr) leurs coordonnées accompagnées de quelques informations essentielles (nom,prénom, e-mail ou adresse postale, section PS, accord ou refus de voir votre nom publié dans la liste de soutien).

Martine Gavelle
PS/DA

par Martine publié dans : Désirs d'avenir Yvelines
Lundi 26 mai 2008
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Les premiers secrétaires fédéraux appellent à rejoindre l’initiative de Ségolène Royal.

Nous aimons le Parti socialiste. Nous le faisons vivre au quotidien dans nos départements. Nous aimons son histoire, ses luttes, ses victoires. Nous aimons et nous sommes attachés à sa diversité. Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de Sarkozy et de Fillon.

C’est parce que nous aimons notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti de masse, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile, qui permette de retrouver une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.

La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les vieilles recettes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.

C’est pourquoi nous avons souscrit à cette méthode proposée par Ségolène Royal et décidé de nous réunir, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble pour être à la hauteur de notre tâche historique, que nous ne pouvons nous permettre de différer une fois de plus.

Signataires :

Robert Alfonsi (Var), conseiller municipal de Toulon
Patrick Allemand (Alpes-Maritime), vice-président du Conseil régional de PACA
Eric Andrieu, (Aude), vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon
Françoise Billy (Deux-Sèvres), conseillère générale, adjointe au maire de Niort
Frédéric Bourcier (Ille-et-Vilaine), adjoint au maire de Rennes
Jean Burneleau (Vendée), conseiller régional
Jean-Paul Chartron (Loire), conseiller régional
André Chapaveire (Haute-Loire)
Claire Donzel (Haute-Savoie)
Patrick Dubourg (Eure et Loire)
Anne-Marie Forcinal (Territoire de Belfort)
Guillaume Garot (Mayenne), député-maire de Laval
Jean-Patrick Gille (Indre et Loire), député, adjoint au maire de Tours
Jean Guérard (Lot et Garonne), vice-président du Conseil régional, membre du bureau national
Catherine Hoffarth (Haut-Rhin)
Alix Labbé (Guyane)
Pierre-Yves Le Borgn (Fédération des Français de l’étranger)
Jean-François Macaire (Vienne), vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes
Patrick Malivet (Yvelines)
Michel Neugnot (Côte d’or), vice-président du Conseil régional
Vincent Peillon (Somme), député européen, membre du bureau national
Hervé Saulignac (Ardèche)
Gilbert Sauvan (Alpes de Haute-Provence), maire de Peyroules, vice-président du Conseil général
Denis Sommer (Doubs), maire de Grand Charmon, vice-président du Conseil régional de Franche-Comté
Jean-Jacques Thomas (Aisne), maire d’Hirson, premier vice-président du Conseil général, membre du bureau national du PS

 

 

par Martine publié dans : Infos Yvelines
Mercredi 21 mai 2008
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Discours de Ségolène à La Bellevilloise vendredi 17 mai

  Je voudrais commencer par vous remercier d’être venus si nombreux à cet atelier citoyen organisé par le Pacte rénovateur. Merci à vous David, Dominique, Thomas, pour votre travail, merci à tous ceux qui ont participé à la rédaction des synthèses, et merci enfin à ceux qui se sont exprimés ce soir.
La consultation participative pour préparer le congrès est une démarche indispensable et rassembleuse. C'est une démarche de respect. Et les militants méritent ce respect, eux sans qui aucune victoire ne serait possible. On a vu dans les deux synthèses présentées ce soir que vous avez les mots justes.

Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de la droite.

C’est parce que nous sommes profondément attachés à notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti avec de très nombreux adhérents, le parti de toute la société française, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile et serein, qui permette une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.

La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les anciennes méthodes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.

C’est pourquoi nous avons choisi cette méthode, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble, pour être à la hauteur de notre tâche historique dans cette période où les Français sont profondément inquiets. Ce travail, nous l’accomplissons avec les acquis des trois forums de la rénovation conduits par François Hollande et l’actuelle direction sur le marché, la nation et l’individu.

Dans la continuité de l'espérance soulevée dans la campagne présidentielle puis des bons résultats des élections législatives et municipales, les socialistes peuvent et doivent réussir un beau congrès. Je ferai tout pour cela.

Et si l'on veut une gauche qui permette à chacun d’être acteur de sa propre vie et donc de la société, parce que les deux vont de pair, alors c'est une gauche qui doit permettre la prise de parole de chacun et qui prend en compte la parole de tous.

D'ailleurs nous nous sommes tous sentis socialistes quand un homme a dit un jour, en 1990, dans un discours sur les banlieues : « Sans la participation la plus large de tous, il n'y aura pas d'identité, il n'y aura pas de dignité, jamais non plus il n'y aura de citoyenneté ». Cet homme, c'était François Mitterrand. C'est auprès de lui que j'ai forgé mes convictions, que j'ai appris ce que qu'était la politique, lui qui répétait : la « politique, c'est parler aux gens »

Cet homme là, le 13 juin 1971, lors d'un congrès fondateur pour le parti socialiste, à Epinay, cet homme, appuyé par Pierre Mauroy pour réussir la mutation et la modernisation, avait dit aussi ceci : « la démocratie... finit par manquer d'imagination, par confisquer tout cela au citoyen, à l'individu, à celui qui veut lui même être capable, par l'information et par la formation, par le dialogue et aussi par l'organisation des partis de gauche, capable de penser lui-même et de décider ». Que dire de plus pour convaincre ceux qui déforment ou dénigrent la méthode que nous avons choisie.

Cette consultation, contrairement à ce que j'entends parfois, ne part pas de rien. Nous y proposons, avant les 10 questions, les valeurs qui nous rassemblent et un diagnostic de la période

Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1.Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2.Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3.La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4.La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5.Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6.Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7.La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

- Les dix sources d’inquiétude des Français

1. un capitalisme qui perd la tête ;

2. la dégradation du niveau de vie ;

3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction.

Bien sûr que les militants et les Français veulent des réponses ! Mais pas n'importe lesquelles : des réponses efficaces parce que fondées sur une juste perception des attentes du peuple français, des problèmes qu'il affronte, des obstacles qu'ils rencontre.

Je crois que s'écouter et échanger entre responsables et citoyens, c'est le contraire du « populisme démagogique». C'est même le meilleur moyen de lutter contre le populisme qui surfe sur les peurs et les sentiments de ceux qui se sentent délaissés, abandonnés à leur solitude, parfois même méprisés. Vingt-cinq premiers fédéraux ont adhéré à cette démarche, animée par Vincent Peillon. Gérard Collomb, François Rebsamen ont signé un texte de maires. Maxime Bono a lancé un appel ouvert à d’autres élus, déjà une cinquantaine de ma région.

Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés capables de se placer du point de vue de l'intérêt général d'un territoire, petit ou grand. Ou d'un parti politique !

Alors je le dis ici, je le redis : oui le responsable politique doit décider, trancher, oui il doit prendre ses responsabilités. Parfois d'ailleurs en allant à contre-courant de l'opinion dominante. Mais les conditions dans lesquels il décide et prend ses responsabilités ont profondément changé. L'heure du politique jupitérien, omniscient et omnipotent, qui décide dans la solitude de son bureau du destin du pays, cette heure est passée. L'heure du politique élu tous les cinq ans, qui décide entouré d'experts, sans écouter les citoyens et évaluer auprès d'eux ses décisions, cette heure là aussi est dépassée. La première année de présidence Sarkozy ne m'a pas fait changé d'avis sur ce point ! C'est le moins qu'on puisse dire. Chacun constate aujourd'hui les dégâts causés par un pouvoir enfermé dans sa surdité aux malaises et aux colères.

Aujourd'hui, non seulement N. Sarkozy n'a pas su rétablir la confiance mais la défiance est revenue encore plus fortement. Parce qu'il n'a pas mobilisé les acteurs individuels, sociaux, économiques et politiques de la société française. Et de ce fait, le fossé entre les gouvernants et le vécu des Français est revenu bien vite. Là réside une des causes profondes de cette déception. A la racine, il y a une pratique du pouvoir, une conception de l'Etat et de la société qui est erronée, inefficace et aux sources de désordres. Ce discours volontariste qui ne s'est appuyé ni sur la démocratie parlementaire, ni sur la démocratie sociale ni sur la démocratie citoyenne a conduit non seulement à l'abaissement de la fonction présidentielle mais à la révolte sociale comme elle s'est manifestée hier dans toute la France pour défendre les services publics, ciments de la Nation.

Fragilité démocratique, faiblesse économique, dureté sociale. Dans ce moment d’inquiétude et d’abaissement national, nous devons avoir une grande ambition collective. La France s’enfonce dans une crise multiforme. Nous devons nous préparer à tracer un chemin. Cela suppose d’oser nous remettre en question, nous remettre en mouvement. Pour préparer la France de demain, il nous faut construire la force politique capable de porter cette exigence et cette dynamique. Le Parti socialiste est cette force. Toute son histoire en témoigne. Il est l’héritier d’une grande tradition de luttes intellectuelles, politiques, sociales, sociétales.

Il a su, à chaque moment de son histoire, se transformer. La fidélité à ce que nous sommes, à l’idéal qui est le nôtre, aux combats de nos prédécesseurs, se mesurera à la capacité qui sera la nôtre de leur donner de l’avenir, à recréer le mouvement, à relancer l’espérance, à retracer des perspectives. Exercer notre responsabilité, être à la hauteur de nôtre tâche, c’est proposer une mutation, c’est créer les conditions pour ouvrir tous ensemble un nouveau cycle politique. C’est ce que les françaises et les français attendent de nous : ce sera une étape essentielle de la reconquête de leur confiance, ce sera un élément déterminant pour pouvoir réussir notre action lorsque nous aurons à nouveau la responsabilité du destin du pays. Nous pourrons convaincre que nous pourrons demain transformer la société française, la remettre en mouvement, avec efficacité et justice, si nous sommes capables de nous transformer nous-mêmes, sans rester figés, immobiles, avec les mêmes méthodes, les mêmes discours, les mêmes synthèses ! C'est pourquoi je prends ici devant vous cet engagement : dans ce congrès, je parlerai aux militants comme aux Français. Pas de faux débats, de postures théroqiues, de formules toutes faites soi-disant pour flatter les militants. Je ne veux pas flatter les militants, je veux les respecter et les convaincre.

Notre démarche, aujourd'hui, ce doit être de relancer la gauche, comme le faisait François Mitterrand il y a 35 ans. A quoi sert le Parti socialiste ? Nous croyons qu'entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'écraser, il y a un espace assez vaste où chacun puisse être debout et mouvement.

Le congrès socialiste sera utile au pays et aux Français, quand il aura conforté, renouvelé ou complété ses idées et ses propositions, pour que chaque français puisse être debout et en mouvement. Cela, il le fera à partir des acquis de ses années de combat et de travail, à partir de l’expérience de la campagne présidentielle, à partir des attentes des forces sociales et syndicales et de la prise en compte des profondeurs du pays. Le parti socialiste n'est pas une fin en lui-même, c'est la valeur démocratique dont la France a besoin, pour que la gauche soit en situation crédible d'incarner le changement.

Je crois que le parti socialiste est capable de dépasser des clivages qui l'affaiblissent dans des confrontations. Pour ou contre la mondialisation, réalisme économique ou justice sociale, prévention ou répression, ouverture ou non des frontières aux flux migratoires, j’en oublie : ce n’est pas par un équilibre savamment dosé entre des contraires que nous sommes clairs. Nous sortirons des impasses par l’innovation et la conviction politiques et par le vote des militants sur des lignes politiques assumées : une vision de gauche pour la société réelle, telle qu’elle est aujourd’hui, pour le monde tel qu'il est. Une gauche sûre de ses valeurs – la justice d’abord, mais décomplexée face aux réalités.

Le PS est bien à la croisée des chemins, ceux de la renaissance ou du sur-place.

Le succès des municipales ne doit pas occulter la montée des abstentions. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d'adhérer au ps. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers, la France métissée qui est venue massivement voter à l'élection présidentielle. Moi je veux que ces électeurs restent, viennent au parti et pèsent sur la transformation de la société.

En revanche, là où le parti a su irriguer partout, c'est par ses élus. Et nous devons, en repensant notre organisation, irriguer davantage notre projet national par les actions, les innovations, les réussites, les valeurs mais aussi leurs applications et qui nous valent l'estime des gens.

Nous devons tout faire garder une partie importante des adhérents venus nous rejoindre On n'a pas su les garder... Parfois même on n'a pas voulu les garder, ces militants différents qui venaient troubler les équilibres savants installés depuis des années ... Mais la diversité des militants il faut la défendre, c'est comme la biodiversité, elle est indispensable à notre survie ! Et comme pour elle, le recul de la diversité serait un signe de déclin. Le signal de la forte abstention lors des élections municipales ne doit pas nous laisser indifférents.

Réussir la mutation du parti socialiste, c'est se fixer trois obligations:

• ouvrir le PS et faire évoluer son militantisme ;

• définir les lignes de forces d'un projet politique pour les quatre prochaines années ;

• rassembler un parti uni, fort et renouvelé, ce qui permettra d'ailleurs de réussir les échéances électorales si proches des européennes et des régionales et de les aborder de façon offensive.

 Chers amis, chers camarades

Je sillonne la France depuis de longues années maintenant ; cet hiver encore, j’étais sur les routes pour soutenir nos candidats dans les mairies. Et partout le même constat, partout cette impression que l’avenir nous file entre les doigts, partout la blessure de sentir que nous ne sommes plus maître de notre destinée. Je sais que les Français aujourd’hui – et les jeunes surtout – n’ont pas peur de leur avenir ; non, ils ont peur de ne plus avoir d’avenir.

Les transitions sont toujours difficiles et inquiétantes entre ce qui n'est déjà plus et ce qui ne semble pas encore être là. C'est mon rôle d'indiquer comment je vois les lignes de force qui se dégagent, et quelles conséquences on peut en tirer pour agir juste et fort. C’est toujours ainsi que j’ai conçu mon rôle de responsable politique : à l’écoute pour mieux éclairer le présent et décider pour l’avenir.

Le monde est devenu plus violent, plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire : nous n’avons jamais été aussi riches et pourtant les destins sociaux n’ont jamais semblé aussi scellés et rigides ; les individualités veulent s’exprimer, parfois dans leur toute puissance, et pourtant le besoin de règles collectives n’a jamais été aussi intense ; les énergies doivent être libérées, mais pas au prix d’un démantèlement des protections et des sécurités sociales ; notre maîtrise technologique est inédite et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles face aux désordres que nous provoquons (OGM, réchauffement) ;

Les bouleversements de la mondialisation ne sont pas seulement à notre porte, à nos frontières. Ils sont déjà en nous même, car la France ne s’est jamais construite à l’abri du monde. Ce monde qui advient, nous ne pouvons pas l’affronter avec un Parti qui repousserait son rendez-vous avec l'Histoire et cèderait à la tentation d'un ajustement superficiel.

Au fond, nous savons tous qu'il faut poser les problèmes différemment si nous voulons, ensemble, pas simplement entre socialistes mais avec tous les Français, sortir par le haut du gâchis d'aujourd'hui et de la France atone que nous laisse Nicolas Sarkozy.

Le parti socialiste doit être une envie, une énergie, une rigueur. Le PS doit devenir le parti que l'avenir trouve utile.

Alors comment aime t-on un Parti ?

On peut aimer une histoire – nous aimons celle de la France,

On peut être fière d'un héritage – nous sommes fiers de celui d’une gauche qui sait gagner quand elle le veut

On peut vouloir s'inscrire dans un grand récit qui a su porter l'espoir et changer vraiment les choses – nous nous inscrivons dans l’histoire socialiste française.

On peut aimer les militants qui s'engagent, qui sont portés par leurs convictions, qui consacrent leur temps et parfois leur vie entière à un idéal.

On peut aimer ceux qui savent résister dans l'adversité, qui prennent des risques et qui rêvent au-delà des déceptions du présent.

Ils sont nombreux au Parti socialiste. J'en connais beaucoup. Je les respecte tous. Et n'oublions jamais ce parti de la base qui fédère autour de lui les espérances comme à Charlety et dans tous les rassemblements populaires

Mais je sais aussi que les sentiments ne sont jamais aussi forts que lorsque nous sommes entraînés ensemble dans une dynamique d'avenir. C'est pourquoi avec les milliers de celles et ceux qui ont porté leur pierre à cette consultation, je vous confirme que nous ferons une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion qui s'adressera aussi aux Français qui sont à l’écoute de ce que nous faisons et disons.

Nous savons tous que le Parti socialiste a besoin d’un leadership et d’une équipe pour le conduire, car un Parti n’est jamais distinct des hommes et des femmes qui le font vivre.

Ma conception du leadership, mon expérience, la réflexion collective, me pousse à dire aux uns comme aux autres, aux socialistes comme aux Français, ce que je crois juste, ce que je crois efficace, ce que je crois conforme à nos valeurs, ce que je crois capable de constituer un guide pour l'action. Il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs. Les militants n'en veulent pas. En ce qui me concerne, je l'ai prouvé, le débat sera respectueux et maîtrisé. Le vrai risque ce n'est pas l'affrontement ; c'est que sous prétexte de l'éviter, rien ne change. Vous ne trouverez jamais non plus jamais dans ma bouche des mots désagréables ou désobligeants pour ceux qui, autour du Premier Secrétaire, conduisent le Parti jusqu’au Congrès en ayant gagné des batailles et protégé notre unité.

Nous allons porter ensemble des orientations, une conception du renouveau du socialisme en France. Nous allons défendre l'idée de créer un parti socialiste, qui soit le centre de gravité pour toute la gauche. Tout cela sera en débat.

Les militants et eux seuls apprécieront et voteront. Je veux un congrès intéressant et généreux qui s'éleve et qui nous élèvent par le débat d'idées. Et vous pouvez compter sur moi pour le monter d'un cran.

Alors, si les militants partagent de manière significative les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent. Pour ces adhérents comme pour nos millions d’électeurs, il ne serait d’ailleurs pas compréhensible que je n’avance pas avec eux. C’est le principe de la sincérité qui depuis l’origine guide mes décisions politiques.

C’est pourquoi si les militants en décident ainsi et l’estiment utiles pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination, d'assumer cette belle mission de chef du parti socialiste.


Lien pour voir la vidéo :

 http://www.dailymotion.com/video/x5g8x5_segolene-royal-annonce-sa-candidatu_news

par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Lundi 19 mai 2008
commentaires (2)   

Réaction suite à réunion du 14 mai à CASQY
>
>

Je voudrais apporter ma modeste contribution au mouvement "Désirs d'Avenir"
> Le titre du mouvement est bien choisi car il donne déjà une direction: l'avenir des hommes dans ce pays et dans le monde.
> Je suis venu à la réunion du mercredi 14 mai 2008 à CASQY. Je vous livre mes réflexions.!
> Cordialement.
> Christian Rozé

 

Dans le document: « Comment le congrès peut-il être utile aux français », il y a :
> Dix questions à trancher, Dix sources d'inquiétude des français, Sept valeurs et objectifs directeurs.

 

C'est bien mais ce n'est pas ce qu'attendent les Français. Les Français attendent qu'on leur donne des réponses toutes faites, que l'on semble très sûr de soi, qu'on leur promette des jours meilleurs; c'est une des raisons qui ont permis l'élection de Nicolas Sarkozy.

Mais cette recette là, on ne peut pas la servir à nouveau, car chacun de nous ne tardera pas à s'apercevoir que le président n'est pas le bon conducteur.
> Il est celui qui conduit le peuple français directement dans le mur ! Pourquoi ? Parce que ce président et son gouvernement croient que le pays est endormi sur ses lauriers, qu'il faut le réveiller grâce à la "CROISSANCE". Et le meilleur moyen d'obtenir cette croissance, pensent ils, réside dans le libéralisme à tout crin.
> Or la pénurie des matières premières ainsi que des sources d'alimentation végétales ou animales est pour demain; de même les catastrophes climatiques sont déjà commencées. Se donner un objectif de croissance dans ces conditions est un suicide !

 

Donc la ligne directrice raisonnable c'est de GERER DES MAINTENANT LA DECROISSANCE !
> Sûr qu'il faut être courageux pour dire cela aujourd'hui; et pourtant c'est le seul axe d'avenir. Seul ce principe d'évidence peut être un désir d'avenir.
> De plus il est clair que ce principe est le contrepied de celui de Sarkozy.

 

Reprenons les dix sources d'inquiétude des français et plaçons en face une réponse en accord avec cette ligne directrice.


> 1 Le capitalisme perd la tête. Oui, même Bébéar, le patron du groupe AXA l'a dit. Réponse: le capitalisme est basé sur la croissance, laquelle est condamnée à très court terme. Il faut se servir du capitalisme, pendant qu'il est encore temps (disponibilité de matières et de vivres relativement bon marché) pour investir sur l'avenir des français: diminuer notre consommation néfaste
> Habitat: isoler les logements, acheter des vêtements et couvertures chaudes pour l'hiver prochain, placer des volets pour se protéger du soleil l'été

> Transport: utiliser davantage les transports en commun, construire plus de lignes de transports en commun, revendre ou mettre à la casse une voiture inutile, faire de la marche à pied ou du vélo, tenter sans cesse de se rapprocher de son lieu de travail, ... arrêter de construire des autoroutes ou des aéroports.
> Alimentation: réduire notre consommation, manger des aliments de base (légumes, fruits, ...), éviter les aliments industriels tout préparés, prendre le temps d'élaborer ses repas, cultiver plus naturel, supprimer les cultures dédiées à la production de biocarburants, supprimer peu à peu le joug de l'industrie agro-alimentaire, ne plus rechercher le maximum de productivité à l'hectare mais une productivité plus variée et exempte d'utilisation de produits chimiques, ...

 

2. La dégradation du niveau de vie. Oui, nos parents peuvent en témoigner. Réponse: gagner du temps libre, arrêter de courir, travailler moins pour  regagner du temps libre, utiliser ce temps libre pour se retrouver en couple, en famille, en association, éviter d'utiliser ce temps libre pour faire les  magasins et acheter des choses sans grand intérêt humain, éviter de partir en vacances pour dire j'ai fait tel ou tel pays (c'est d'un ringard), penser à se

promener, à avoir des activités sportives ou autres, à faire du vélo, à se cultiver ...

 

3.1 Les fragmentations sociales à l'intérieur. Réponse: mélanger beaucoup plus les riches et les pauvres, les seniors et les juniors; par exemple faire en sorte que dans les résidences de standing il y ait au moins quelques logements loués aux moins aisés (ça existe HLM Versailles), inciter les personnes âgées seules à accueillir sous leur toit un jeune étudiant, ...

 

3.2 La perte de compétitivité de la France à l'extérieur. Réponse: à quoi bon tenter d'améliorer cela quand on sait que la décroissance générale est pour demain ?

 

4. L'affaiblissement de la valeur travail et l'exagération de la valeur du capital. Réponse complexe: le coût du travail va devenir relativement faible par rapport aux matières utilisées par ce travail, en tous cas dans le secteur primaire. Actuellement, le capital sert très peu au développement industriel, il est un moyen de spéculer sans relation valable avec ce que représente cet argent; d'où la hausse abusive du blé ou du riz visible aujourd'hui. On peut

réduire le poids du capital par divers moyens: l'association de personnes dans un micro projet d'entreprises, la banque pour les pauvres, ... Enfin garder à l'esprit qu'en cas de décroissance, ce capital sera énormément dévalué.

 

5. Le trouble qui pèse sur l'identité française, secouée par les peurs de l'autre. Oui, ressenti surtout par les personnes âgées, les gens qui ont quelques biens, les racistes,... Manipulation via les médias qui relaient en exagérant. Réponse: voir le point 3.1,  Utiliser les médias pour relativiser ces peurs de l'autre

 

6. Le doute sur l'efficacité de l'Etat. Réponse: si l'état a une vision claire de ce qu'il faut faire, ce doute disparaitra. Ce qu'il faut faire, c'est gérer la décroissance pour qu'elle fasse le moins de dégâts possibles surtout chez les plus exposés et les plus pauvres.

 

7. Le scepticisme sur la réalité des chances par l'école. Vrai dans la mesure ou chacun constate que les fils à papa ont toujours plus de chance de réussir que les autres; pire, les réformes successives du système éducatif ont provoqué une ségrégation qui n'existait pas en 1970. Réponse: dans le cadre de la décroissance, ce n'est plus la recherche du bon diplôme, de la bonne boite, du bon filon à fric qui est important, l'égoïsme forcené, c'est au

contraire la mise en commun de bonnes volontés qui permettra de survivre décemment; dans ce cadre là, le système scolaire actuel centralisé, éclatera de toutes façons au profit de petites structures locales (le retour des petites écoles communales!)

 

8. L'Europe perçue comme indifférente au sort de ses habitants. Vrai car les décisions politiques européennes sont sous influence de puissants lobbies.
> Réponse: faire la chasse aux lobbies, intenter des actions de droit (ou de non droit tels les anti OGM), lutter contre le cumul des mandats électifs et contre les parachutes électifs (élu de l'assemblée nationale passant au Sénat ou au parlement européen,...). Garder à l'esprit que dans le contexte de la décroissance, le pouvoir des lobbies sera affaibli.

 

9. Les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l'hégémonie occidentale. C'est plus une impression qu'un fait avéré. Réponse: Ne pas se voiler la face, il faut bien partager les richesses avec les pays dits émergents et ceci entre parfaitement dans le cadre 'Gérer la décroissance'.

 

10. Une planète menacée d'autodestruction. C'est sans doute plus une réalité qu'une menace. Nos lendemains seront difficiles surtout si nous ne prenons aucune mesure pour réduire la pollution et le gâchis sous toutes formes. Réponse: 'Gérer la décroissance' dès maintenant afin de rendre ce monde encore vivable pour nos enfants.

 

Reprenons les sept valeurs et objectifs guides


> 1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission. Critique: Oui certes mais cet objectif est tellement généraliste qu'il ne veut rien dire, concrètement. Or si le mouvement 'Désir d'avenir' veut s'étendre, il doit convaincre un maximum de gens. Pour cela, il faut être très concret. Réponse: dire ce qui a changé = dix sources d'inquiétude des français, pour le moins.

 

2. Le bien être de tous exige que l'économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi au service d'intérêts particuliers. Critique: ne pas laisser croire que le bien être est obtenu par la possession de biens et de machines de plus en plus élaborés. Réponse: le bien être humaniste peut être obtenu par des choix personnels de chacun de nous, ne se laissant pas bercer par les sirènes de l'économie de marché. Il ne faut pas tuer le marché mais

l'obliger à décroître sans laisser trop de dégâts. Il faut remettre dans le giron de l'état tout ce qui est réseaux (eau, électricité, gaz, signaux, autoroutes, ...) car dans ces domaines la concurrence n'existe pas. Il faut réduire le pouvoir des grandes surfaces et créer un réseau de petits magasins localisés qui éviteront les déplacements couteux, créerons des emplois de proximité, réaliserons un nouveau tissu social.

 

3. La volonté publique et l'Etat organisent la conciliation de l'intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

Critique: Oui bien sûr mais trop vague; il faut du concret (voir point 1). Réponse: voir le point 2 par exemple.

 

4. La lutte contre les formes d'injustice et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle. Critique: belle formule; la fin de phrase est creuse. De plus la réussite individuelle est basée sur la croissance qui n'est pas de mise. Réponse: L'objectif  'Gérer la décroissance' signifie faire en sorte que les plus pauvres ne subissent pas de plein fouet les conséquences de cette décroissance. Un partage équitable du gâteau restant (on

ne peut plus parler de richesses) est un premier pas dans la lutte contre les injustices et les discriminations.

 

5. Les socialistes doivent participer à la construction d'un ordre économique, social et écologique juste au niveau mondial comme au niveau national.

Critique: mettre l'échelon national avant le niveau mondial (déjà savoir-faire chez nous, même s'il ya forte interaction avec le monde). Donner des exemples concrets de cette construction. Réponse: voir les réponses aux dix sources d'inquiétude.

 

6. Je ne comprends pas !

 

7. La laïcité est le fondement de la république et de l'identité française enrichie par le métissage. Oui. Réponse: donner des exemples concrets de cette laïcité et de cette identité.


> Réponses aux 10 questions
> 1. Il faut sortir du fossé... De quelle façon ? Un principe de base: Gérer équitablement la décroissance dès maintenant
> 2. Le socialisme ne peut pas ... Un principe de base: Gérer équitablement la décroissance dès maintenant
> 3. Que reprendre des modèles... et que rejeter ? Ne pas copier un existant déjà dépassé. Un principe novateur: Gérer équitablement la décroissance dès maintenant
> 4. Il faut pousser l'agilité des entreprises... Avec quel compromis ? Pas de compromis avec le capitalisme et l'économie de marché. Un principe de base: Gérer équitablement la décroissance dès maintenant
> 5. Il faut rééquilibrer ... Quels contrepouvoirs dans l'entreprise ? Il ne faut plus penser profit (souvent synonyme de gaspillage de matières et d'énergie) mais penser production utile pour l'humanité, production minimale mais distribuée équitablement dans le cadre de la décroissance.
> 6. Comment rompre avec la redistribution passive ... pour lutter contre les injustices sociales ? Nationaliser progressivement toutes les pompes à fric c'est à dire les réseaux (eau, électricité, gaz, carburants, signaux, transports publics,...). Rendre les transports gratuits progressivement (dans la mesure ou les systèmes de billetterie et de contrôle coutent très cher, il y a en fait, à ce niveau, sans doute une économie à réaliser). Augmenter l'impôt sur le

capital le plus volatil (en fait faire supporter des frais très importants à chaque mouvement de capitaux).
> 7.Comment améliorer le projet européen en faveur des peuples ? Lutter contre les lobbies, contre les élus parachutés au parlement européen,...
> 8.Les peuples du Nord ... peuples du Sud.. Avec quelles nouvelles règles ? Lutter contre les lobbies qui exploitent les peuples du Sud au profit des peuples du Nord, faire du commerce équitable, gérer la décroissance.
> 9.Les états et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète: Comment ? Gérer dès maintenant la décroissance équitable.
> 10. Le PS doit intégrer ... Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? Je pense qu'il faut déjà une meilleure représentativité (parité couches sociales) de la population au sein du PS et des communes et de l'assemblée nationale et du parlement. Interdire le cumul des mandats; être drastiques sur ce point pour éviter qu'un petit nombre de personnes, toujours les mêmes, prennent les décisions politiques. Je propose sur mon blog un

modèle (utopique sans doute, mais à méditer) de démocratie représentative fidèle avec les couches de population.

Dernières remarques:

> Une dame (veuillez m'excuser de ne pas avoir retenu votre nom) a mis en avant le principe de parité homme-femme. Je suis d'accord, mais le vrai principe de parité réside en fait dans la représentativité par rapport aux couches de population. S'il n'y a que peu ou prou d'ouvriers, de ramasseurs de poubelles, d'agents administratifs du privé,... par exemple, le parti socialiste représente très mal les français. La parité homme femme, est peu importante à cet égard. N'empêche que je souhaiterais plus de femmes que d'hommes élus !
> Vous pouvez aller voir l'un de mes 2 blogs:
http://lasersite.over-blog.com ou www.christian-roze.fr
> J'y ai mis quelques pamphlets d'actualité, quelques idées socialisantes, entre autres.


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par Martine publié dans : Paroles d'Yvelinois
Lundi 19 mai 2008
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Compte rendu de la réunion du mercredi 14 mai (Compte-rendu réalisé par Sylvette et Françoise)

Réunion organisée par « Ségolène 78 »

Invité : Jean Pierre Mignard, membre du PS, avocat, proche collaborateur de Ségolène Royal, Président de Désirs d’Avenir

 

Martine Gavelle (coordination DA 78) présente les excuses de Patrick Malivet 1er Secrétaire Fédéral (qui est arrivé en fin de soirée), Eddie Aït maire PRG de Carrières sous Poissy, représenté par son adjointe Mireille Bourbon-Perez, et salue les élus présents dont les trois plus jeunes Lise et Samia conseillères municipales aux Mureaux et Florian Bohême conseiller municipal d’opposition à Houilles

La soirée est prévue en deux parties : exposé de Jean Pierre Mignard puis questions-réponses, le tout suivi d’un pot offert par les animateurs DA.

 

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Exposé de Jean Pierre Mignard

 

Positionnement DA et « Pour un congres utile et serein » par rapport au PS

 

JPM explique que nous entrons dans la période de Congrès qu’il qualifie de « procédure spécifique au PS » « lourde, peu compréhensible pour les Français » et que les amis de S.Royal auront « tout tenté pour percer cette opacité » ne serait-ce que par « la démocratie participative ».

L’objectif de DA et de « Pour un Congrès utile et Serein » c’est que «  le PS devienne le grand parti populaire de transformation sociale dont le pays a besoin ».

 

DA qui est légalement un parti politique «n’a pas d’autre avenir que celui du PS ».

« Il convient d’intéresser au Congrès du PS les amis pas au PS, les responsables sociaux, les citoyens en général ».

« Innover en cours de campagne comme pendant les présidentielles a produit des télescopages, nous n’avons pas été à la hauteur de la qualité du travail participatif.

Le rythme de la campagne- rapide - n’est pas compatible avec celui de la démocratie participative – plus lent. »

C’est pourquoi cette fois-ci « nous avons voulu prendre le temps en lançant « Pouruncongrèsutileetserein ».

Nous avons déjà reçu plus de 1 500 contributions.

 «Le cadre du travail est précisé : nos valeurs plus des questions (…) La Démocratie est menacée si la démocratie représentative n’est pas appuyée par la démocratie sociale (participative) qui en fait renforce les pouvoirs de la première. »

Si les deux n’existent pas cela conduit au Berlusconisme ou au populisme où « tous sont contre tous ».

 

Un parti exemplaire avec une base élargie

 

Ce que nous voulons c’est que la personne ait la maîtrise de son destin. Il nous faut éviter que le venin de la haine de l’autre détruise le meilleur de nous-mêmes.

Le Congrès doit être exemplaire.

« Nous avons un socle de valeurs communes : nous sommes tous au PS et les autres chefs de courant sont estimables et ont le droit de ne pas penser comme nous ».

Il faut un débat pédagogique pour que d’autres nous rejoignent.

 

« Autrefois les militants politiques étaient une élite intellectuelle. Aujourd’hui le savoir, le niveau documentaire est partagé. Nous ne sommes pas les détenteurs d’un savoir particulier. Beaucoup de nos concitoyens en savent autant que nous donc la rencontre de beaucoup permettra de trouver des solutions (…)  Le PS doit être le lieu ou s’échangent toutes les expériences pour se jauger et s’améliorer. Tous les spécialistes, toutes les sensibilités doivent se retrouver et converger.Le PS doit associer nos concitoyens au choix d’un candidat » (aux présidentielles

« Dans un parti politique on va plus loin dans la convergence. Cela doit-il nous donner un monopole sur le choix du candidat. En Italie le choix fait d’élargir  aux sympathisants, a permis la construction du parti démocratique de Veltroni, env. 2,5 millions d’Italiens. Le PS n’a que 160 000 adhérents dans un pays de 60 millions de personnes »

Faut-il envisager que des personnes morales puissent adhérer ? (clubs, associations, centres de recherches….) et puissent à tout le moins interpeller le Parti ?

L’homogénéité d’un parti ce n’est pas son rituel mais sa capacité à répondre aux gens.

 

Deux choix de société

 

« La situation s’est dégradée depuis l’élection présidentielle. Ségolène avait été une Cassandre en ouvrant le discours de Villepinte sur la dette publique.La politique libérale actuelle est-elle compétitive sur le plan économique ? NON .Conduit-elle à la justice sociale ? NON. Dans 4 ans le pays sera inquiet, en perte de repères, divisé. Nous devons apporter la justice, l’équité, la richesse durable, offrir du travail »


Le travail

 

« Notre Premier Secrétaire dit que le PS est le parti des salariés ; c’est une sociale démocratie réductrice. »

Comment modifier la relation au travail dans le contexte actuel ? il y a réduction des crédits,

« Les entreprises sont inquiètes, un patron inquiet devient un patron méchant et le salarié en est la victime. Donc pour aider les salariés il faut guérir le bourreau. »

Les PME sont un tissu capital de l’économie française trop longtemps oublié. Les Inspecteurs des Finances qui les dirigent se répartissent entre la droite et la gauche et ne s’intéressent qu’à env. 190 groupes et méprisent les PME. Grosse erreur que l’Allemagne n’a pas faite.

Il faudrait réfléchir à un nouveau contrat de travail. « Le contrat actuel implique un rapport dominant/dominé. Il faut réfléchir à cette relation de dépendance. Souvenons nous que le salariat fut considéré autrefois comme une forme moderne de servage ».

 

L’environnement

 

Il y a ce que font nos camarades du Pôle Ecologique mais il faut aller encore au-delà.

« Il y a cinq ans nous avons vécu une catastrophe sanitaire qui a fait 15 000 victimes (la canicule de 2003). Plus tard les historiens en parleront comme du premier événement majeur en France due au réchauffement climatique (…) Cela nécessite un nouveau grand compromis mondial argent privé/argent public pour partager tous les moyens de lutte contre les typhons, famines, migrations, … »

 

 

Echanges entre la salle et Jean-Pierre Mignard

 

Édouard (Beynes) :

Pourquoi ne pas formuler les questions plus simplement ? par exemple la question 10 : que signifie "à la marge" ?

 

Jean-Pierre Mignard :

Tu as le droit de critiquer la formulation de la question...Il s'agit de l'argent, de ce qu'on en fait ; c'est en rapport avec un débat sur le protectionnisme. Peut-on maîtriser le capitalisme ? par la technologie, ce n'est plus vrai, par l'abondance des richesses non plus, et de moins en moins par la qualification des Européens.C'est la question écologique qui est devenue fondamentale.

 

Lise (Les Mureaux)

Comment réussir sans discipline collective ? Lorsqu'on n'y arrive pas à 160 000, comment fera-t-on à 60 millions ? Il faut changer le fonctionnement du parti.

 

J-P.M :

On ne remet pas en question l'autorité des élus. Comment installer les valeurs républicaines dans le parti, malgré ceux qui donnent un exemple inverse ? Une bonne règle ne peut venir que de l'adhésion à une culture politique. Cela est moins difficile pour des grands nombres que dans des groupuscules, qui s'échinent à se détruire.C'est un problème de volonté, de tempérament, de caractère. Il faut faire respecter la règle générale ; sinon amertume, rejet de l'extérieur.

 

Samuel (Élancourt) :

Question dans le cadre de l'environnement : on présente généralement le non-renouvellement des générations en Europe comme un problème. Mais si c'était plutôt une solution pour le reste de la planète ? un modèle ?

 

J-P.M  :

C'est tout de même un problème : déjà notre démographie ne permet plus d'assumer les retraites.

Mais ce n'est pas faux : on se réjouit  que els Chinois fassent moins d'enfants.Il y a toujours eu des flux migratoires. On doit accepter l'immigration – à condition de pouvoir accueillir dignement les gens. L'organisation civilisée du monde ne peut se faire sous la contrainte ; la mobilité des populations jeunes fait partie du projet d'une vie, qu'on revient finir chez soi. Notre politique familiale et sociale a permis aux gens de vivre bien. Acceptons l'idée que nos pays trouveront des forces vives.

 

Frédérique (Voisins) :

À propos du mode de désignation du candidat, associant des individus et des institutionnels (voire individus dans des syndicats), ne risquent-ils pas de devenir des instruments ?

 

J-P.M :

On ne peut se passer de leur expérience : ils peuvent apporter des textes, interpeller. Mais ils ne participeront pas à la désignation du candidat. Dans le parti : une personne, une voix.

 

Charles (Noisy)

1. évolution : sommes-nous prêts à changer ?

2. désignation du Premier secrétaire : et si l'on faisait un "conclave" de personnalités ? on enfermerait 20 à 30 responsables du parti, jusqu'à ce qu'ils-elles parviennent à désigner deux finalistes,qui seraient alors présentés au vote de l'ensemble des militants.

 

Michel (Élancourt)

Il y a un imaginaire collectif. Le PS parle comme un parti élitiste, ne fédère pas toutes les strates ; alors que Nicolas Sarkozy a réussi l'amalgame. Quel avenir pour le PS, si les éléphants se déchirent ?  Quelle stratégie pour que SR ne sorte pas détruite ?

 

Yvan (Voisins)

Je suis surpris que tu dises : DA est un parti. Il faudrait élargir l'assiette des futurs militants qui vont désigner le candidat. Tu donnes l'exemple de l'Italie, mais Berlusconi est revenu…

Quelle est la stratégie de DA ? Ton discours sur les entreprises (PME)  pourrait être celui du MEDEF…

 

Jacqueline (Sartrouville) :

Les 7 valeurs "objectives" pourraient être celles de tous les socialistes ; pourquoi ce débat n'est-il pas ouvert à tout le PS ? Delanoe n'est sûrement pas contre.

Faut-il en rester à un débat participatif ? il faut des réponses.

 

J-P.M :

A Charles : un conclave ? je ne crois pas vraiment que les problèmes soient apaisés avec une réunion de 30 personnes ; c'est même tout le contraire….

Quand un parti massif est en ordre, il obtient l'aval devant l'ensemble des citoyens. La crise vient de notre faiblesse numérique : nous ne sommes qu'un gros groupuscule !

On ne refera pas ce soir la nature humaine : il faut vivre avec les humains tels qu'ils sont. Donc faire des règles à la fois pour boîter le moins possible, et nous supporter les uns les autres…

Les rêves d'un monde de sainteté, irénique, n'ont jamais mené qu'au goulag.

Toute l'Histoire sociale est faite de conflits, et avec de forts enjeux : Jaurès/Guesde, Blum/Paul Faure, etc

Un dirigeant unique dans sa quintessence, c'est Kim Il Sung…

Rappelons la campagne présidentielle : tout le monde n'était pas d'accord. Et nos conceptions ne sont pas forcément les valeurs de tous.

Comment faire un débat riche ? comment nous entendre ? comment respecter la décision prise ?

Plus il y aura de témoins, et plus il sera difficile de s'affranchir de la règle (et encore…)

Plutôt poser un diagnostic, puis des valeurs – en espérant qu'il y ait partage là-dessus.

Le processus de travail : quelles questions ? quelles réponses ?

La contribution n'est pas seulement une question ; elle sera sans doute suivie d'une motion, soumise au Congrès : on choisira, même si c'est forcément se limiter (Gide : renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste  ) On essaie de se mettre d'accord d'abord.

 

Yvan:

Pourquoi lancer le débat dans le public ?

 

J-P.M :

De toutes façons, SR est déjà contestée dans le parti.

 

Fabien-Pierre(DA) :

(à Jacqueline) : partage de nos valeurs ? par exemple sur la valeur 6, Delanoe dit que c'est de la foutaise. Il y a des clivages, inutile de les nier.

 

Gérard (Sartrouville)