Tou(te)s à Japy !





Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal
(2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus :  56, 76)


Election d'Obama

Obama : un extraordinaire message d'espoir

05 novembre 2008 - 07:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.
itw-vsd.jpg«  Si l’on est pas abattu par une épreuve, on en sort renforcé… »

VSD : Parfois, elle étonne. Quand, par exemple, elle raconte l'histoire du mille-pattes qui l'a fait rire, avec ses enfants, pendant tout l'été. Rien qu'à cette évocation elle repart d'un éclat sonore dans l'ascenseur qui la mène à sa chambre d'hôtel dans le vieux Québec. Consternée de voir que son hilarité n'est pas partagée, elle s'excuse presque en expliquant qu'elle raconte mal les blagues. Surtout en public. Puis, mine de rien, elle glisse, un peu plus tard, qu'elle a beaucoup d'humour. Comme pour corriger cette impression de froideur et de distance qu'elle dégage souvent au premier contact. Ségolène Royal se méfie. De ses adversaires politiques, bien sûr, mais de la presse aussi. Peur d'être instrumentalisée, ridiculisée, bafouée, elle qui a déjà essuyé tant de coups durant ces derniers mois. Alors, pour ce premier voyage officiel après les élections, quatre jours au Québec, la présidente de Poitou-Charentes se surveille en permanence.

SANS LANGUE DE BOIS SUR HIER, AUJOURD'HUI... ET DEMAIN

Pourtant, il y a ces rares moments où, l'espace d'une courte balade, les frontières se rapprochent. Elle vante les bienfaits de la marche, plaisante avec les uns, s'intéresse aux autres. A ce moment là, elle en devient presque stupéfiante de naturel. Une "complicité" qui fait oublier cette force qui, chez elle, confine parfois à une certaine brutalité. Mais bien vite, elle se reprend et revêt à nouveau son costume de femme politique. Qu'elle marche le long du Saint Laurent, juste parce qu'elle a décidé de faire une promenade digestive accompagnée de la presse, façon Mitterrand, ou qu'elle visite une usine qui fabrique des maisons en bois, la "dame en blanc" ne se déplace pas sans ses talons aiguilles. La cheville fine chancelant parfois quand elle reste trop longtemps debout ou que le pied rencontre un obstacle. Mais jamais elle ne trébuche. La Présidente se tient droite et sourit.
De cette beauté que même certains adversaires politiques lui reconnaissent, elle est raisonnablement fière. A du mal à en parler, pense que cela a alimenté son procès en incompétence, mais convient finalement que ses électeurs avaient droit à quelqu'un qui a une certaine tenue. Elle y veille d'ailleurs constamment. Avec les membres de son staff...  Elle s'exprime sans langue de bois sur hier, aujourd'hui et demain surtout. Son visage se tend un peu, ses yeux habituellement rieurs trahissent son vague à l'âme. Il la grandit, l'étoffe, la densifie, mais elle n'en a cure. Animal politique, elle recadre les mots et dévie sur les autres. Ce peuple avec qui elle entretient une bonne communication, dit-elle. Ces gens qu'elle aime pour leurs regards, leur diversité, leur histoire, leur frémissement. On la croit.

... Une visite avec le Premier Ministre du Québec, une rencontre culturelle pour la préparation d'un show sur le 100ème anniversaire de la belle province, un cocktail au consulat de France. Allées-venues, questions-réponses, sourires-écoute, Ségolène Royal est emportée dans la vie politique. Elle ne demande que cela.

VSD : dans son livre, Lionel Jospin se livre à une charge féroce contre vous. Ces attaques ne sont-elle pas un hommage involontaire à la palce que vous occupez au sein du PS ?

SR : (Rires.) Je préfère les hommages positifs, c'est plus agréable. Plus sérieusement, je crois surtout que ces propos renvoient à la campagne où un certains nombres de leaders socialistes, et non des moindres, n'ont pas été au rendez-vous. Jai pensé que, puisque j'étais désignée par 60 % des militants, tout le monde se rangerait derrière moi pour que la gauche l'emporte. Je voyais bien que des réticences existaient, mais je n'avais pas imaginé que la violence du ressentiment pouvait atteindre une telle intensité.  Certains leaders m'ont même dit en pleine bataille présidentielle - sans doute pour une fois de plus, me renforcer - que je n'arriverais pas au second tour. S'ils avaient fait fi de leur égoet constitué un bloc autour de moi, alors peut-être aurions-nous eu la dynamique suffisante pour gagner. Il faudrait en tirer les leçons.

VSD : Estimez-vous que Lionel Jospin est fondé ces critiques alors qu'il n'est pas parvenu au second tour ?

SR : Je ne ferai aucune remarque désobligeante sur lui. J'ai le sens de la hiérarchie, des fonctions, je n'ai jamais dit de mal du Premier Ministre. C'est ma morale politique. Je m'y tiens, je parle des idées, pas des personnes. En revanche, s'il exprime les choses de façon aussi cruelle, c'est que d'autres les ont pensées aussi.
Ils n'acceptent pas la mutation de la France, celle du PS, les idées neuves que j'ai développées pendant la campagne, en particulier sur la question de l'ordre juste, de l'adaptation de la valeur travail. Lorsque j'ai dénoncé l'assistanat, on m'a rétorqué que cette critique ne correspondait pas à la tradition de la gauche... Quand j'ai parlé de la nation, du drapeau tricolore, il s'agissait presque de gros mots pour certains socialistes. Ils ont attaqué les jurys citoyens, alorsque Gordon Brown est en train de les mettre en place.

VSD : Avez-vous l'impression que l'on cherche à vous détruire ?

SR : C'est clair, certains ont commencé la bataille du congrès. Il faut être drôlement slide pour encaisser ces chocs : ceux de la campagne, de l'après-campagne et la tristesse des millions d'électeurs qui voulaient que la gauche gagne. Je la porte en moi, je m'en sens comptable aujourd'hui encore. Mais je n'ai pas le droit de m'écrouler, ne serait-ce que pour défendre la dignité des femmes.

VSD : Vous dites que cela confine au racisme...

SR : Il s'agit effectivement des mêmes ressorts : le mépris et la volonté d'abaisser. Mais il faut voir dans la dénonciation de certainséléphants le refus d'une nouvelle génération et de la différence. On m'a même reproché une relation particulière au peuple. Ce qui est un comble dans une démocratie ! Jamais les militants et les premiers fédéraux du PS ne m'ont fait cette remarque.Au contraire.

VSD : Ces derniers jours quand on l'interroge sur vous, Bertrand Delanoë botte en touche. Quels rapports entretenez-vous avec lui ?

SR : Normaux.

VSD : Certains pensent que, s'il est réélu (à la mairie de Paris), il pourrait briguer le poste de Premier Secrétaire du PS. Ne serait-il pas alors votre concurrent le plus sérieux ?

SR : Je lui souhaite d'être réélu, je ne suis en compétition avec personne. Ce qui m'intéresse, ce sont les propositions concrètes pour réformer la France avec efficacité et justice.

VSD : Mais souhaitez-vous devenir Premier Secrétaire ?

SR : On verra. J'ai été candidate de tous les socialistes et je ne peux pas me permettre d'entrer dans cette bataille de chiffonniers, de courants et d'exclusions. J'ai une responsabilité politique et je verrai le moment venu la meilleure façon de l'assumer.

VSD : Dans l'entre-deux-tours, vous avez pris langue avec François Bayrou, qui s'attelle à la construction du MoDem. Etes-vous en contact avec lui ?

SR : Pas encore. Je suis pour l'ouverture, je crois qu'il peut y avoir des rapprochements sur un certain nombre de valeurs, mais sans alignement ni instrumentalisation. Je me reconnais, par ailleurs, dans le mouvement altermondialiste. C'est-à-dire que l'on peut bâtir une alliance large de Bové à Bayrou, ce que j'ai tenté entre les deux tours.

VSD : Que pensez-vous des déclarations de Bernard Kouchner sur l'Iran ?

SR : J'ai été la première à dénoncer le risque d'accès de l'Iran au nucléaire civil. Souvenez-vous alors des réactions critiques de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui les faits me donnent raison et réhabilitent ma compétence. C'est également vrai dans d'autres domaines de la politique étrangère et de la politique économique et sociale.

VSD : Vous avez essuyé beaucoup de coups durant ces derniers mois de campagne. Comment avez-vous tenu le choc ?

SR : Je remarque que, lorsque l'on se tourne vers les autres, on n'a pas le temps de penser à soi. On est tellement redevable des attentes, des espérances, que l'on se nourrit  de l'affection des gens. Il faut aussi être bien entouré, ce qui est mon cas, avoir des amis proches, un cercle solide fait de personnes présentes depuis des années ou de nouveaux venus qui se montrent très combatifs.

VSD : L'action politique mérite-t-elle le prix que vous en payez ?

SR : Je me pose parfois cette question. Jusqu'à présent, j'y ai toujours répondu positivement. C'est ce qu'on appelle la passion politique et la passion de la France. Si l'on est pas abattu par une épreuve, on en sort renforcé. Une polémique comme celle-là redonne de l'énergie, elle mobilise tous ceux qui me soutiennent. Mais il est vrai que la méchanceté ou la hargnelaisseront toujours des traces.

VSD : Mais, en ce qui vous concerne personnellement ?

SR : Je ne veux pas parler de moi.

VSD : Que vous ont apporté ces récentes épreuves ?

SR : J'ai acquis de la stabilité, de la confiance, de la capacité à faire la part entre l'essentiel et l'accessoire. J'ai aussi appris à négocier les coups et à les encaisser.

VSD : Qu'avez-vous découvert en vous que vous ne soupçonniez pas ?

SR : Ma capacité de résistance. J'ai ressenti une force intérieure parce que, à un moment, j'ai eu le sentiment très aigu de porter l'histoire des autres : celle de la première femme qui va peut-être accéder à la présidence de la République. De toute façon, je ne peux ni reculer, ni flancher, ni m'agenouiller, ni avoir d'état d'âme. Il en va de la rénovation du socialisme qui doit rester une force structurante dans la politique française. La première chose à laquelle j'ai pensé lorsque j'ai été attaquée, c'est aux millions de gens qui attendent que leur vie s'améliore. Puis à ce que les socialistes restent unis. Je me suis dit que, lorqu'ils entendent que je n'ai pas les "qualités humaines" pour me présenter et que je suis une "candidate de seconde zone", eux aussi allaient être touchés.

VSD : Vous vous comparez à Jeanne d'Arc, vous citez les Evangiles. Pourquoi vous situez-vous sur le registre du martyr ?

SR : Je préfère pardonner que rendre des coups bas. Je défends la laïcité et je n'ai aucune ambiguité là-dessus. Mais il existe des pensées profondes universelles et je ne vois pas au nom de quoi je vais m'interdire de les exprimer. Ça fait aussi partie de ma personnalité d'énoncer des vérités profondes. Evidemment, pour les esprits étroits et technocratiques mieux vaudrait ne s'en tenir qu'aux propos politiciens. Il faut parfois des propos qui transcendent. On ne peut pas à la fois demanderaux responsables politiques d'être de vrais chefs de file et leur reprocher de tracer des pistes originales, d'user d'expressions qui correspondent à une densité humaine.

VSD : Pensez-vous avoir un destin à accomplir ?
SR : J'ai déjà ce destin. Donc, il a fallu que j'y croie pour assumer cette tâche malgré les embûches. Je n'ai pas surgi au hasard, comme certains voidraient le faire croire. Je pense que cet itinéraire n'est pas terminé. Si je le souhaite, si je suis bien accompagnée sur ce chemin et si cela correspond à l'intérêt du pays le moment venu.

VSD : Aujourd'hui, vous êtes aussi en phase de reconstruction personnelle. Qu'est ce qui vous a permis de prendre un nouveau départ ?

SR : Mes amis et mes enfants m'ont fait tenir debout et réciproquement, parce qu'ils ont souffert doublement de la défaite. Les épreuves sont derrière moi et maintenant j'ai toute ma liberté. Ayant de fortes responsabilités publiques, j'ai dû donner un certain nombre d'explications, car je ne supporte pas les mensonges.

Propos recueillis par M-A.P.
par Martine publié dans : Revue de presse
Mercredi 26 septembre 2007
commentaires (0)   
Baromètre Libération-LH2 : Royal résiste
Bonne résistance de Royal au lance-flammes Jospin. Après une baisse estivale de dix points, l’ex-candidate à la présidentielle maintient ses positions : 24 % des sympathisants de gauche la considèrent comme «meilleure leader pour les années qui viennent» dans la livraison du baromètre Libération par LH2 réalisé les 21 et 22 septembre (1), soit après la publication de l’Impasse le brûlot anti-Royal signé Lionel Jospin.
«Cette persistance constitue une prouesse d’opinion en regard du rouleau compresseur de publications pamphlétaires à son encontre», estime François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2. Ségolène Royal surfe sur son image de «rassembleuse» liée aux 17 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle. Mais surtout, une partie des attaques menées contre elle, vécues comme «illégitimes», selon LH2, font boomerang.
Autre (petite) revanche pour la présidente de Poitou-Charentes, elle reprend même la tête du hit-parade chez les électeurs de gauche du fait de l’érosion de Dominique Strauss-Kahn. Son principal challenger pour incarner l’avenir de la gauche, est désormais perçu comme hors-jeu en raison de sa très probable nomination à la tête du FMI. En un mois, DSK chute de 24 % à 16 % chez les sympathisants de gauche mais reste en revanche le meilleur leader pour 27 % des Français, contre 15 % pour Royal. Loin devant Lionel Jospin (5 %), Laurent Fabius et Arnaud Montebourg (3 %) et François Hollande (2 %).
Le seul à sortir du peloton est Bertrand Delanoë. Remis en selle par le succès du Vélib’, et ayant fait son entrée dans le club des présidentiables du PS, le maire de Paris est reconnu comme leader par 14 % des sympathisants de gauche (contre 7 % en août). Le mois dernier, à l’université d’été du PS, il feignait de s’interroger : «Vous êtes sûr qu’on ne m’aime pas en dehors de Paris ?» Si sa progression se confirme, un duel Royal-Delanoë pourrait à terme incarner dans les rangs socialistes, l’opposition entre tenants de la rénovation idéologique et garants des fondamentaux.
 
Le Figaro - 25 septembre 2007
Il n’y à pas que les « anti » qui savent écrire.
Si les livres dressant un bilan à charge de la campagne de Ségolène Royal s'empilent, d'autres ouvrages devraient bientôt prendre sa défense. Le premier cercle de l'ancienne candidate est à la manoeuvre : l'ami et conseiller Julien Dray, le directeur de campagne, François Rebsamen, et l'un des premiers responsables à avoir cru en elle, Patrick Mennucci. Sans oublier Ségolène Royal elle-même, qui a entrepris d'analyser sa campagne par écrit. Pour les royalistes, il s'agit de donner leur version des faits, alors que l'ancienne candidate est critiquée de toutes parts.
Comme elle le fait remarquer souvent, ce sera la première fois qu'un ex-candidat se soumet à un tel exercice. Si, au début, ce travail a été "douloureux ", "maintenant, j'y prends plaisir", dit-elle. "C'est un affranchissement". Outre son analyse politique, Ségolène Royal compte livrer quelques-uns des épisodes croustillants de la campagne, par exemple quand Michel Rocard lui proposa de la remplacer ! Si elle travaille "beaucoup" sur son livre, assurent ses proches, elle prend son temps pour le finir, sans se fixer d'échéance autre que la fin de l'année.
Une épopée
Entre-temps, les "royalistes" auront préparé le terrain. Dans Ma candidate, à paraître mi-octobre chez Albin Michel, Patrick Mennucci raconte de l'intérieur cette séquence que les "royalistes" ont vécue comme une épopée. L'élu marseillais était présent à ses côtés dès le voyage au Chili en janvier 2006. "Aujourd'hui, on n'entend que des gens contre Ségolène Royal expliquer des choses alors qu'ils ne les ont pas vécues", dit-il.
À peu près à la même date devrait paraître le livre d'entretien de François Rebsamen avec Philippe Alexandre. Le titre, De François à Ségolène (Hachette), fait écho à l'hésitation du maire de Dijon entre Hollande et Royal.
Dernier ouvrage à venir, sans doute courant novembre, celui de Julien Dray, intitulé Règlements de compte. Le député de l'Essonne veut analyser la défaite en essayant d'être "honnête dans les responsabilités" de chacun. Ce qui ne serait pas forcément le cas dans les ouvrages parus pour l'instant. Il veut surtout tordre le cou à la théorie du "complot médiatique" qui aurait permis la désignation de Royal et répondre à ceux qui vont "essayer de mettre sur le dos" de la candidate les difficultés du PS. Modéré, il reconnaît que le débat sur la campagne doit "avoir lieu". Celui-ci se déroulera-t-il en librairie ou dans les instances du PS ?
 
 
AFP, lundi 24 septembre
Les syndicats de journalistes appellent au sursaut pour défendre l'indépendance Les syndicats de journalistes ont appelé lundi au sursaut une profession en proie, selon eux, à un profond malaise et veulent mobiliser pour défendre l'indépendance des rédactions et le pluralisme de la presse qu'ils jugent «extrêmement menacés».
«Jamais la profession ne s'est aussi mal portée depuis 1946», a estimé David Larbre, représentant du Syndicat national des journalistes (SNJ, majoritaire), au cours d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO).
Enumérant longuement les «faits graves» qui se «sont accumulés au cours des derniers mois», il a dénoncé pêle-mêle le refus de la direction du JDD de publier une information sur Cécilia Sarkozy, une «censure» à la Tribune sur un sondage concernant Nicolas Sarkozy, «l'intervention du cabinet du ministre de l'Education nationale pour faire modifier un article de l'AFP», la perquisition des locaux du Canard Enchaîné, la nomination d'un proche du président de la République à TF1 ou la tentative du propriétaire de La Tribune, LVMH, de racheter les Echos.
Pour les syndicats, cette dernière situation, «inédite en France», est le symbole de la «dérive actuelle» où «une majorité des organes de presse sont détenus par des industriels, qui ont des liens très étroits avec le pouvoir».
«Si vous travaillez chez LVMH, chez Bouygues, chez Lagardère, vous êtes de plus en plus surveillés, sur certains dossiers, votre papier va être lu, relu, parfois (...) modifié», a estimé M. Larbre. Or, cette «dérive» intervient dans un contexte de «précarisation galopante des journalistes, dont 20% sont au chômage et 30% vivent de piges, ont souligné les syndicats. »
Les plans sociaux se multiplient, notre statut est attaqué extrêmement violemment, les journalistes ont de plus en plus de mal à faire leur travail » ont-ils déploré. Rappelant que « deux tiers des Français n'ont pas confiance dans les journalistes », selon des sondages, Dominique Candille (SNJ-CGT) a lancé : « il faut que la profession se mobilise pour qu'elle cesse de jouer, souvent malgré elle, les faire-valoir du président de la République ou des patrons de presse ». « Il faut qu'on dise qu'on veut faire notre métier, mais que les contraintes économiques et politiques sont telles qu'on ne peut pas bien le faire », a-t-elle plaidé.

Unis pour la première fois depuis quinze ans, les syndicats de journalistes travaillent depuis juillet pour obtenir l'annexion à la convention collective des journalistes des chartes internationales garantissant l'éthique professionnelle et, surtout, une disposition législative »garantissant l'indépendance juridique des rédactions«. Ils présenteront des »propositions concrètes« en ce sens lors d'un meeting le 4 octobre à Paris.
Les syndicats planchent sur le dossier avec le groupe socialiste et le groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), mais ont indiqué attendre également des réponses des groupes parlementaires UMP et Nouveau Centre. « Ce serait extrêmement grave s'il n'y avait pas de réponse positive de la part de la majoritésur le sujet », ont-ils averti.
Ils ont, à cet égard, dénoncé le silence de la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, qu'ils ont demandé à rencontrer à plusieurs reprises depuis son entrée en fonction, sans obtenir de réponse, selon eux.
Les syndicats appellent également l'ensemble de la profession à manifester devant l'Assemblée Nationale le 5 novembre dans le cadre de la journée d'action européenne pour les droits des journalistes. Un rassemblement auquel sont aussi appelés les citoyens, « sans qui on ne pourra rien changer ».
 
par Martine publié dans : Revue de presse
Mardi 25 septembre 2007
commentaires (0)   
Jeudi 20 septembre
À l'Université de Montréal, Ségolène Royal a fait hier un plaidoyer en faveur de la Francophonie et de la diversité culturelle.
Plusieurs centaines d'étudiants et de professeurs attendaient la femme politique qui, tout sourire, a dû se frayer un chemin jusqu'à la salle de conférence bondée sous les cliquetis des nombreux photographes, parmi lesquels se trouvaient des représentants de la presse française.
 «Nous partageons cette forte conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres, qu'elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l'on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi du plus fort», a affirmé le femme politique dans un discours qui abordait également le thème de l'économie sociale et la question, très actuelle au Québec, des «accommodements raisonnables».
 «Pour certaines élites promptes à épouser les conformismes dominants, la Francophonie serait dépassée, hors de la modernité. Quel contre-sens! Je crois, moi, à la modernité de cet espace "affinitaire" dessiné par le partage d'une langue et la volonté de la défendre, de la promouvoir dans le concert du monde», a-t-elle affirmé.
Mme Royal a rappelé que c'est dans la région qu'elle préside depuis 2004, le Poitou-Charentes, qu'est né Samuel de Champlain, le fondateur de la ville de Québec. «Le 400e anniversaire de la fondation de Québec et le Sommet de la Francophonie qui l'accompagnera [du 17 au 19 octobre 2008] seront l'occasion de conjuguer nos efforts pour donner à la Francophonie un souffle nouveau, à la hauteur des enjeux du siècle où nous entrons, a-t-elle prédit, souhaitant à cette occasion des actions concrètes telles que la création d'une université francophone dotée d'antennes dans les grandes capitales et l'élaboration d'un «contrat commun» pour la protection de l'environnement.

«Côte à côte, nous avons oeuvré à la reconnaissance de la diversité culturelle pour donner à la mondialisation un autre sens que le profit», a-t-elle ajouté, appelant à «poursuivre» cette lutte tout en évitant les «replis identitaires».
Mme Royal a fait un lien entre cette diversité et la question environnementale, un thème qu'elle s'apprêtait à aborder hier après-midi avec des représentants de groupes écologistes québécois. «La monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols», a-t-elle dit.
Mme Royal a fait remarquer que 6000 langues avaient disparu au cours du XXe siècle. Une étude américaine vient d'ailleurs de souligner qu'une langue tombe encore dans l'oubli tous les 15 jours dans le monde.

Sur le réchauffement climatique, elle a prudemment constaté que «le Canada et la France n'ont pas fait le même choix par rapport au protocole de Kyoto».
Mme Royal a d'autre part plaidé en faveur de l'«économie sociale», un domaine dans lequel elle dit être venue tisser de nouveaux liens entre sa région et le Québec.
En réponse à une question posée par un auditeur, l'ancienne ministre socialiste s'est par ailleurs déclarée attachée à la défense du «dialogue social» et d'acquis tels que les contrats de travail et le salaire minimum.
Abordant brièvement les «accommodements raisonnables», Ségolène Royal a noté ceci: «L'expérience québécoise est particulièrement intéressante car elle est à la fois une réussite, pour être reconnue dans un environnement majoritairement anglophone, et une volonté de reconnaître toutes les composantes actuelles du Québec sans heurter le besoin d'unité et de respect des valeurs fondatrices comme l'égalité, la liberté et la fraternité.»

«J'ai trouvé que son discours sur la Francophonie était un discours très moderne. Nous devons défendre le dossier de la diversité linguistique», a commenté Louise Beaudoin, ancienne ministre du Parti québécois, après avoir écouté la conférence de Mme Royal.

Le discours de Ségolène Royal est disponible sur  le site Internet du Centre d’études et de recherches internationales de l’UdM (www.cerium.ca).
Voir la vidéo du discours de Ségolène Royal
par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Lundi 24 septembre 2007
commentaires (0)   
Mercredi 19 septembre 2007
 
Alors que la France débat de la nécessité de durcir le ton envers les délinquants sexuels à la suite d’une agression commise par un récidiviste, Ségolène Royal dit voir dans le modèle québécois une inspiration pour son pays.
La présidente de la région Poitou-Charentes et candidate socialiste à la dernière élection présidentielle dans l’Hexagone a profité de son passage à Québec, hier, pour rencontrer les cliniciens de la Clinique d’évaluation et de traitement des troubles sexuels de l’hôpital Robert-Giffard. Pendant une heure, les psychiatres, psychologues, sexologues et autres professionnels de la clinique ont expliqué leur approche avec les délinquants, sous l’œil des caméras. Par la suite, deux « clients » sont venus témoigner de leur cheminement, cette fois à micros et caméras fermés.
Le profil type du délinquant sexuel n’existe pas. Les 260 clients traités annuellement, en immense majorité des hommes, proviennent de toutes les classes sociales. Leur participation au programme n’est pas volontaire, mais imposée par un juge, après leur détention. Si bien qu’ils sont habituellement réticents au début, d’autant plus que le programme est exigeant : 80 semaines, et parfois plus, à raison de six heures par semaine.
 « Au début, soulignait Gilles (prénom fictif), je le voyais comme un prolongement du bras de la justice. » Il a fallu longtemps à cet homme, en traitement depuis plus de deux ans, pour commencer à s’ouvrir, à faire confiance.
La thérapie de groupe est partie prenante du traitement, ce qui n’existe pas en France pour les agresseurs sexuels, notait Mme Royal. Elle va aussi largement au-delà des simples problémes sexuels. « Les agirs sexuels ne sont pas le fruit du hasard, ils découlent d’une histoire », soulignait le sexologue Daniel Thibodeau. Les clients de la clinique sont donc non seulement évalués sous toutes les coutures, mais ils doivent aussi raconter toute leur histoire, tant familiale que sociale et sexuelle.
Ils doivent apprendre à comprendre leurs émotions, à gérer leur colère et leur frustration, à développer leurs habiletés sociales.
La visiteuse a beaucoup insisté quant à elle sur la souffrance des victimes et l’importance qu’elle voyait à ce que les agresseurs en prennent conscience, une dimension qui fait également partie du traitement. Selon les statistiques canadiennes, le taux de récidive des agresseurs non traités est de 17 %, et de 10 % chez ceux qui sont traités. Les professionnels de Robert-Giffard disent obtenir un taux de 7,2 %.
L’établissement spécialisé tente présentement de déterminer comment il pourrait venir en soutien aux services de première ligne dans une optique de prévention, avant qu’un individu ne passe à l’acte.
 
 
 
proche_orient.jpg"Quelques raisons de ma venue au Québec"
1ère raison :Dans la Région que je préside, le 400ème anniversaire de la fondation de Québec a un retentissement particulier car il s’inscrit dans une histoire au long cours :
      - parce que Champlain était saintongeais, né à Brouage en Charente-Maritime ;
      - parce que beaucoup d’habitants de ma région ont jadis émigré au Québec (et aussi en Acadie) : dans les mémoires familiales et l’histoire des territoires, ce lien transatlantique perdure ;
- parce que la Région Poitou-Charentes est aujourd’hui engagée dans des actions communes et des partenariats avec le Québec auxquels j’attache beaucoup de prix
Cela suffirait au plaisir que je prends à cette visite et aux rencontres dont elle sera l’occasion.
Mais d’autres raisons poussent aussi la responsable politique nationale que je suis à m’intéresser de près à ce laboratoire de la modernité, imaginatif et pragmatique, qu’est aujourd’hui le Québec. 
2ème raison : Notre engagement conjoint dans la francophonie, notre conviction commune que la défendre et la promouvoir, c’est contribuer activement au respect de la diversité des cultures dans une mondialisation qui peut être, selon ce que nous en ferons, une chance riche de nouveaux possibles ou un risque majeur d’uniformisation marchande et d’accentuation des inégalités, toutes choses qui alimenteront les replis apeurés et haineux, les fondamentalismes réactifs et, au bout du compte, les insécurités planétaires.
Cet apport de l’expérience francophone dans un monde globalisé, que le Québec incarne si bien, j’y vois une chance pour civiliser la mondialisation.
Les Québécois savent, eux, ce que défendre une langue, une culture, une histoire, une identité veut dire, pour soi donc aussi pour les autres et en relation avec les autres.
Certaines élites adeptes des conformismes dominants ne voient pas la modernité du message francophone et cette promesse d’avenir contenue dans notre obstination à faire vivre et respecter la langue que nous avons en partage.
J’y vois, moi, les prémisses d’une nouvelle cohabitation planétaire. 
3ème raison : Je suis, vous le savez, partisane d’une relation équilibrée entre l’Europe et les Etats-Unis, où l’amitié n’exclue pas la franchise, la liberté de jugement et, le cas échéant, les désaccords. Le Canada anglophone et le Québec ont l’expérience d’un voisinage au long cours sans inféodation. C’est là un sujet sur lequel les échanges entre nous me paraissent utiles et nécessaires.
En particulier au moment où les organismes de ce qu’on appelle, hélas un peu abusivement, « la gouvernance mondiale » peinent à trouver un second souffle, à s’ouvrir aux préoccupations du sud et aux nouvelles puissances émergentes, à un moment où ils doivent trouver une légitimité et une efficacité en phase avec le monde d’aujourd’hui, ses attentes, ses rapports de forces et ses risques inédits. 
4ème raison : Dans la lutte contre le réchauffement climatique, le monde a besoin du Canada, directement touché par la fonte de la banquise et engagé dans la « bataille de l’Arctique » qui s’annonce. Je sais que le Canada et la France n’ont pas fait le même choix face au protocole de Kyoto mais, depuis, la prise de conscience écologique s’est partout renforcée. Pour moi qui attache une importance prioritaire à l’excellence et à la sécurité environnementales, ce voyage au Québec est aussi une occasion d’évoquer ces questions et de voir, sur place, des réalisations éco-industrielles exemplaires (comme cette entreprise de construction de maisons à ossature bois que je visiterai à Montmagny). 
5ème raison : Enfin, et ça n’est pas le moins important, les questions aujourd’hui en débat au Québec autour de ce qu’on y appelle « les accommodements raisonnables » me paraissent essentielles. Comment assumer la pluralité des origines pour fortifier l’appartenance commune ? Comment lutter efficacement contre les discriminations ? Quels droits et quels devoirs pour les individus et les groupes ? Quelle laïcité ? Comment construire une histoire partagée, accueillante à toutes les mémoires et toutes les trajectoires,  qui soit un point d’appui pour se projeter ensemble vers l’avenir ?
Ce sont des questions que se posent toutes les nations, toutes les sociétés que  les vagues migratoires, la soif croissante de reconnaissance des individus et les effets de la mondialisation poussent à actualiser leurs valeurs communes et leurs règles de vie.
L’expérience québécoise est particulièrement intéressante car elle est à la fois lutte opiniâtre pour être reconnu dans un environnement majoritairement anglophone et volonté reconnaître toutes les composantes actuelles du Québec. Nos approches et nos outils ne sont pas forcément les mêmes mais nos interrogations sont très voisines et je crois que la confrontation de nos expériences respectives peut être très fructueuse. 
6ème raison :J’ajoute que, convaincue que nous devons actualiser un « modèle social » français qui tient mal ses promesses dans le monde d’aujourd’hui, je suis curieuse de voir comment, au Québec, on cherche aussi un nouvel équilibre entre le rôle de l’Etat et celui du marché, entre les adaptations nécessaires et les protections solidaires.
Il me semble que nous avons en commun une culture qui refuse l’effacement de la puissance publique et croit au pouvoir de la volonté politique pour corriger le désordre des choses. C’est, par exemple, le Québec qui, bien avant la France, a mis en place des quotas de chansons en langue française à la radio, mesure de protection et de promotion qui a favorisé l’éclosion des talents et n’est pas étrangère au vif succès des artistes québécois sur la scène internationale. Mais il me semble aussi que ce volontarisme fait bon ménage avec un pragmatisme dont la tradition française est moins familière et qui est pourtant, à mes yeux, une condition de l’efficacité des politiques publiques.
En matière de sécurité, de prévention de la délinquance et de la récidive, en particulier des délinquants sexuels, il y a au Québec des expériences qui font la preuve de leur efficacité car elles ont les moyens de leurs objectifs et se gardent de ce populisme pénal qui, jamais, n’obtient les résultats promis.
Dynamisation économique, protection contre les dérives de la financiarisation, création d’emplois : sur ces sujets aussi, je suis très intéressée par la démarche et les réalisations québécoises. 
Comme vous le voyez, l’amitié enracinée dans l’histoire, la curiosité personnelle, les combats partagés et les questionnements communs sont à l’origine d’un voyage dont j’avais depuis longtemps le projet et dont je prends aujourd’hui le temps avec grand plaisir.
Je vais vous faire une confidence : c’est en ouvrant toutes grandes ses portes et ses fenêtres sur l’expérience des autres que la gauche française renouera avec son temps et formulera, à sa manière, une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français et en prise avec les mutations de notre monde. C’est à cela que je m’emploie.
J’étais il y a quelques jours en Italie et jyy ai vu un bel exemple de démocratie participative associant largement les citoyens au choix des dirigeants et candidats de la gauche.
Je voyage. J’observe. J’écoute. Je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et j’en tire des leçons pour la France.

signature.jpg
par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Lundi 24 septembre 2007
commentaires (0)   
Les attaques de Jospin contre Ségolène Royal sèment l'émoi chez les parlementaires PS

PARIS, 17 sept 2007 (AFP) - Les vives attaques de Lionel Jospin contre "l'illusion" Ségolène Royal ont semé le trouble lundi chez les parlementaires socialistes réunis à Paris, la plupart, à l'instar du patron du parti, François Hollande, appelant à en finir avec "les querelles de personnes".
Libération a publié lundi des extraits du livre de l'ancien Premier ministre intitulé "L'Impasse" (à paraître le 24 septembre chez Flammarion) dans lequel il juge que la candidate PS à la présidentielle était une "illusion" et la "moins capable de gagner".
"Les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté. On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a déclaré M. Hollande à son arrivée à la journée parlementaire PS, organisée à Paris.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Mme Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de M. Jospin. "C'est une erreur de focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Mme Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Mme Batho.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication +2002, c'est la faute des autres+ et +2007, c'est la faute de la candidate+", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Mme Royal.
frd/so/dv

 AFP : Arnaud Montebourg rappelle à Jospin le 21 avril 2002 et l'invite à la "modestie"

PARIS, 17 sept 2007 (AFP) - Le socialiste Arnaud Montebourg a estimé lundi que l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002 devrait l'inciter à "plus de modestie" dans ses critiques contre Ségolène Royal.
Interrogé sur la sévère critique de l'ancien Premier ministre, contenue dans un ouvrage dont Libération a publié lundi des extraits, Arnaud Montebourg s'est demandé sur LCI "à quoi sert ce grand déballage permanent".
Selon l'ex-porte-parole de campagne de Mme Royal, les socialistes ont "le devoir de se rassembler" et "les règlements de compte n'ont jamais servi la moindre cause".
 Arnaud Montebourg a souligné que Lionel Jospin avait été "éliminé dès le premier tour" de la présidentielle de 2002, devancé par Jean-Marie Le Pen le 21 avril.
 "Cela devrait l'inciter à un peu plus de modestie, de délicatesse dans la critique. Nous pourrions retourner à Lionel Jospin, qui est un des nos grands sages, un certain nombre de critiques", a-t-il ajouté.
 Le député de Saône-et-Loire a expliqué que "plutôt que des attaques personnelles, il faut regarder ce que le PS propose de faire pour restaurer le lien de confiance avec les Français".
 De son côté, Gilles Savary, qui fut également porte-parole de Mme Royal, a jugé que cet ouvrage "déshonore" Lionel Jospin et est "une offense aux 16,7 millions de Français qui ont voté pour Ségolène Royal au 2ème tour".
 "Il est inspiré à l'évidence par une haine irrationnelle sur fond de rancoeur personnelle", a-t-il ajouté dans un communiqué.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
Dans L'Impasse (à paraître le 24 septembre chez Flammarion), l'ancien Premier ministre écrit notamment que Mme Royal était une "illusion" et la "moins capable de gagner", selon Libération.

par Martine publié dans : La campagne...
Lundi 24 septembre 2007
commentaires (1)   
DSCN1957.JPG"Je veux que le PS soit admiré des Français"


Merci de nous donner tous ensemble le bonheur d'être aujourd'hui rassemblés, d'abord autour de Maxime Bono, le Maire de La Rochelle, dans cet Auditorium Michel Crépeau, dans lequel nous sommes toujours heureux d'être aussi nombreux. Je salue Jean-Christophe, bien sûr, Olivier et Sarah, pour le MJS et surtout, vous tous et vous toutes. J'ai envie, d'abord, de vous dire quelque chose de très simple. A vous voir, à vous entendre, je sens comme un vent nouveau sur La Rochelle, aujourd'hui. Je crois que c'est normal, nous sommes au bord de la mer. Mais en plus, je pense que quelque chose est en train de refleurir. La Rochelle 2007 ne ressemble à aucun autre.

D'abord par la qualité des travaux, je voudrais rendre hommage à Jean-Christophe, qui a dit à l'instant, Alain Bergounioux aussi, qui est chargé des études au Parti Socialiste, et à tous ceux qui les ont aidés. Je crois que l'intelligence collective... Bien sûr, je ne veux pas dire qu'elle n'a pas été là lors des précédentes universités d'été, mais comme l'a dit Jean-Christophe à l'instant, je crois que nous allons réussir à reconstruire, à rénover, à rebâtir, à imaginer, à penser, à comprendre, non seulement ce qui s'est passé mais aussi, la France d'aujourd'hui et le monde tel qu'il va. Parce que, ici, sont rassemblés les meilleurs chercheurs, universitaires, experts syndicalistes, mouvements associatifs et vous tous, militants et militantes motivés et engagés.

Oui, je suis optimiste parce qu'il y a chez chacun de ces militants, ceux qui sont à La Rochelle, mais aussi ceux qui sont dans les fédérations. On le voit par les contacts que nous avons les uns et les autres. Il y a une forme de lassitude sur les querelles du passé et une volonté vraiment, une volonté profonde, une volonté tenace de tourner une page et de mobiliser nos intelligences collectives. Et moi, je le dis tout particulièrement puisque je suis particulièrement entourée en cette rentrée éditoriale d'un certain nombre d'ouvrages. Et je le dis... Et je le dis très amicalement... Oh, ce n'est pas tellement... à moins que cela fait du tort, c'est à notre OEuvre collective, c'est à l'image que nous donnons au pays. Et je pense que la rénovation de notre parti, c'est aussi une rénovation profonde des comportements personnels. Et cette rénovation profonde des comportements personnels, ce sont les militants et les militantes qui vont l'imposer parce qu'elle commencera d'abord par le respect sans faille du vote des militants. Et ensuite, elle continuera... Et ensuite, elle continuera par le respect mutuel, parce que les Français nous regardent. Ils regardent ici cette salle là, à l'instant où nous sommes rassemblés. Ils regardent nos visages. Ils regardent ce que nous avons à transmettre. Et nous avons à leur transmettre quelque chose de très simple : c'est à nouveau la joie d'être ensemble, et la volonté de mobiliser la totalité de notre matière grise. Et vous imaginez, nous avons une chance, il n'y a pas d'échéance là, immédiate. Il n'y pas d'enjeu de pouvoir pour l'instant. Je le dis très sérieusement, et c'est pourquoi je crois que cette université d'été a la chance de pouvoir être totalement réussie dans un climat apaisé, dans un climat productif. Je sais que des idées neuves vont sortir des différents travaux, qui vont, ici, être conduits au cours de ces journées.

Et donc, ici, à La Rochelle, c'est un moment très, très important. Et je voudrais, moi, m'adapter à ce moment et vous apporter, comme cela, quelques éléments de réflexion. Oh, bien sûr, ils ne seront pas exhaustifs. Mais puisque nous sommes là pour travailler ensemble, je ne vais pas vous faire un discours électoral. Je ne vais pas vous faire de grandes envolées théoriques. Je voudrais, puisqu'on me donne la parole en tant que présidente de région, vous dire que la rénovation du Parti Socialiste et de nos idées aussi, je crois, nécessite une articulation beaucoup plus étroite entre le local, le national et le mondial. Et je voudrais en donner quelques exemples. Le parti doit être un lieu de connaissance, de délibération, d'élaboration des idées neuves, mais aussi un outil de nos combats collectifs, en osmose avec les citoyens. Et je crois que les citoyens pensent déjà "local, global, et mondial". C'était le cas seulement des catégories supérieures, il y a quelques années. Et ce que l'on voit, aujourd'hui, apparaître dans toutes les enquêtes d'opinion, c'est que désormais, quel que soit le lieu de son habitation géographique, quel que soit son niveau de revenus, quel que soit même son bagage intellectuel, et cela sera sans doute redit dans l'atelier sur les ruptures et les fractures géographiques générationnelles et de revenus, de plus en plus, les Français sentent qu'il y a une complexité des choses politiques et, en même temps, un lien très étroit entre ces différents niveaux de la décision politique, de la compréhension du monde et donc, des enjeux et des oppositions entre la Droite la Gauche. Et je voudrais en donner rapidement quelques exemples, ceux, finalement, qui tiennent, aujourd'hui, le plus la préoccupation de nos concitoyens.

D'abord, sur la question éducative, que voit-on ? On voit d'un côté, des collectivités territoriales, notamment, les régions, les départements et les villes, qui se sont engagées lorsqu'elles sont dirigées par les socialistes sur la gratuité de l'éducation et sur le soutien individualisé. Toutes les régions... Par exemple, nous étions réunis hier, la totalité des présidents de régions socialistes, nous avons mis en place la gratuité des manuels scolaires, la gratuité des équipements dans les lycées professionnels. Ici, nous avons même fait la gratuité de l'accès à la contraception dans les lycées, et l'accès à la gratuité aussi pour les activités éducatives. Et parallèlement, que fait la Droite ? La Droite supprime des milliers de postes à cette rentrée. Et donc, les citoyens ne comprennent pas. Et nous avons, donc, un levier politique pour dire qu'il y a une autre politique possible, puisque nous faisons le contraire de ce que fait la Droite sur nos territoires. Et en même temps, nous sommes en mesure d'exercer une opposition constructive, puisque nous sommes en mesure d'exiger du Gouvernement en place, et de Nicolas Sarkozy, de respecter, non seulement un certain nombre d'engagements, mais aussi de répondre à l'attente de nos concitoyens et de dire que ce n'est pas en en rabattant sur le service public de l'éducation que l'on pourra remplir l'engagement qui a été fait, d'apporter un soutien scolaire individuel et gratuit dès la prochaine rentrée scolaire.

DSCN1951.JPGDonc, cet enjeu de l'articulation entre le local et le global est un élément majeur de la réflexion des Socialistes et de la rénovation de notre projet.

On pourrait donner d'autres exemples. On attendait hier, et nous le disions, avec les présidents de Région, qui sommes directement confrontés aux difficultés économiques, sociales, au licenciement, on attendait de Nicolas Sarkozy, puisqu'il l'avait promis, des annonces très concrètes pour lutter contre les délocalisations ou pour relancer la croissance économique. On a simplement entendu et il s'est tu. Donc, il a cautionné cette demande du MEDEF de remise en cause de la retraite à 60 ans. Alors que l'on sait, parce que nous y sommes tous les jours confrontés, que l'un des problèmes cruciaux auxquels la société française doit faire face, c'est le chômage des salariés de plus de 50 ans. Alors, bien sûr, il y a, peut-être, une liberté pour ceux qui le peuvent, de continuer à travailler au-delà des 60 ans. Mais la question majeure, celle sur laquelle nous devons exiger des mesures économiques efficaces, pour que nous puissions, dans les collectivités territoriales, être un relais sur cette défense des intérêts des Français. Ce que nous attendons, ce sont des mesures concrètes pour lutter contre le chômage des salariés de plus de 50 ans. Autre exemple sur la question de la précarité : le président de la République vient d'annoncer, de lancer l'idée de la séparation à l'amiable entre les salariés et les patrons, comme si le rapport de force était équilibré. Eh bien, sur notre territoire, nous avons fait le contraire, sur notre territoire, dirigé par les socialistes. Et nous avons démontré qu'il y avait, au contraire, une convergence entre la sécurité au travail et l'efficacité économique, puisque nous avons, ici, conditionné, les aides économiques à l'interdiction de licencier, à l'interdiction de délocaliser. Et que nous avons réservé les aides économiques aux entreprises qui signaient des contrats à durée indéterminée. Et ici, sous la pression du MEDEF, le préfet, sur instruction du Gouvernement de la Droite, a déféré nos délibérations au tribunal administratif, puisque nous avions écarté les entreprises qui ont recours aux contrats nouvelle embauche de toute aide économique pour les réserver aux contrats à durée indéterminée. Et bien, le tribunal... Eh bien, le tribunal nous a donné raison ! Autre thème - il y en aura bien d'autres -, la question de la pauvreté qui ne cesse d'augmenter en cette rentrée. il paraît que même Martin Hirsch écrit, cette après-midi, un article dans Le Monde pour s'inquiéter de la montée de la pauvreté. Espérons qu'il saura être écouté avec les idées que nous lui avons données et surtout avec les expérimentations qui sont menées dans les départements sous l'impulsion des majorités socialistes ou même dans les départements dirigés par la Droite, ce sont les élus socialistes, souvent, qui ont exigé des délibérations pour la mise en place du revenu de solidarité active ou ici, comme dans la région que je préside, où nous avons mis en place pour lutter contre la pauvreté et la précarité, des dispositifs de microcrédits pour que les familles puissent accéder à la dignité de la consommation.DSCN1955.JPG

Et enfin, sur la question... sur la question du pouvoir d'achat, j'entendais, hier, Nicolas Sarkozy nous annoncer la réforme de l'indice des prix. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Car lorsque nous avions protesté, en effet, sur cet écart insupportable pour les gens entre ce qu'ils vivent quotidiennement et à cette rentrée, la hausse des prix, elle est là, on le sait bien, les familles modestes et moyennes y sont durement confrontées. Et le président de la République a élevé la voix, comme il sait si bien le faire, pour réclamer une réforme de l'indice des prix. Il y a si peu de... Il y a encore peu de temps, cette idée le faisait ricaner, je disais "n'importe quoi". Eh bien, aujourd'hui, qu'il se mette donc à l'OEuvre et qu'en effet en cette rentrée et rapidement, les consommateurs sachent ce qui se passe et que l'indexation des salaires et des retraites soit véritablement appuyée sur la réalité au quotidien des consommations des uns et des autres et non pas sur ce leurre qui continue et qui exaspère les Français quand on leur dit que leur pouvoir d'achat ne diminue pas alors que tous les jours, ils constatent le contraire. La deuxième idée que je voudrais verser au débat et à nos réflexions dans cet esprit studieux que j'ai évoqué tout à l'heure, il a bien fallu faire quelques choix. Je voudrais vous dire qu'il n'y aura pas de projet politique socialiste ni d'invention du socialisme du XXIème siècle si la question écologique n'est pas totalement, pleinement, vigoureusement intégrée à nos réflexions. Les socialistes ne doivent plus sous-traiter cette question à d'autres. Et nos amis écologistes, et les Verts eux-mêmes, doivent se mêler des autres questions économiques et sociales car la question écologique n'a jamais été aussi lourdement liée à la question économique et à la question sociale. Tout s'y retrouve : la pauvreté des pays qui, cet été, ont été durement frappés par les moussons du côté de l'Inde, les maladies galopantes, la hausse du prix du blé qui nous frappe, ici, en France mais qui frappe aussi tous les pays émergeants, le coût économique des dérèglements climatiques et des pollutions, les inégalités criantes, non seulement entre pays riches et pays pauvres, mais aussi au sein des pays riches, en ce qui concerne la qualité et la sécurité alimentaire, les migrations dramatiques de populations et donc, la menace sur la paix du monde. Et il y a une autre façon d'envisager ces défis écologiques, c'est d'en faire une chance pour penser autrement, pour produire autrement, pour créer des emplois autrement, pour penser le monde autrement, pour maîtriser autrement les migrations de la misère. Alors, il va falloir faire émerger et donner du contenu à des concepts qui étaient auparavant... et parfois tournés en dérision. Moi, je crois profondément à la réinvention d'une croissance sobre. Moi, je pense, en effet, avec de nombreux observateurs qu'il y a un avenir dans ce qu'on appelle "l'économie circulaire". Je n'ai pas le temps, ici, de le développer. Moi, je crois qu'il faut réinventer l'économie de ce qu'on appelle "l'économie de la fonctionnalité". Moi, je pense aussi, et on le sait bien, puisqu'on l'expérimente tous les jours dans nos collectivités territoriales, que la question écologique et que la question environnementale définit très directement et même conditionne la question citoyenne, parce qu'elle ne peut pas se régler sans une transparence totale des raisons de décider, de penser et d'agir. Autrement dit, il y a un lien politique très direct entre une économie efficace, ce que demandent les gens, entre une façon démocratique de gouverner, ce qu'attendent les citoyens, et entre une lutte acharnée, et là aussi, efficace avec des résultats contre les inégalités, ce qu'exigent les Socialistes. Alors, voilà quelle est... Voilà, je pense, l'une des directions majeures sur laquelle les Socialistes doivent s'engager, c'est-à-dire, penser global l'ensemble des enjeux qui, vous l'avez compris, je ne les ai pas tous évoqués, mais la question de la santé y est également étroitement liée et la question des financements aussi. Parce que si l'environnement a un coût, elle représente aussi une chance, si l'on sait correctement s'organiser, non seulement à l'échelle nationale, non seulement à l'échelle territoriale, mais aussi à l'échelle mondiale. Et l'on retrouve ce que je disais tout à l'heure. Il n'y aura pas de solution écologique démocratique s'il y a une mauvaise articulation entre le local, là où se prennent les décisions en particulier, sur la question des transports, sur la question de l'habitat, sur la question énergétique, l'échelon national, là où se décide, en particulier, la fiscalité écologique et l'échelon mondial, puisque c'est là que se jouent les enjeux les plus dramatiques sur les inégalités de développement entre les pays riches et les pays pauvres.

Voilà, chers amis et chers camarades, tout simplement ce que je voulais mettre dans un esprit studieux, à contribution des réflexions de l'université d'été du Parti Socialiste. Et pour terminer, je voudrais vous dire que, par rapport aux enjeux, bien sûr qu'ils viendront parce que le rôle d'un Parti Socialiste, c'est aussi d'être un outil des victoires électorales. Mais ces victoires électorales, elles viendront si nous avons cette capacité à penser autrement, à parler autrement, à imaginer tout en étant fidèles aux valeurs qui sont les nôtres, et tout en étant appuyés aux résultats qu'obtiennent les élus socialistes, parfois appuyés sur des majorités larges, ouvertes, c'est-à-dire étant aussi capables parfois de dépasser les antagonismes pour attirer les intelligences vers la défense de l'intérêt général. C'est cela aussi que regardent les Français. Car même ceux qui ne sont pas adhérents au Parti Socialiste ont besoin de nous. Ils ont besoin que nous nous remettions en mouvement. Ils ont besoin de sentir que les intelligences sont mobilisées, que le travail est là, dans la fraternité, dans le respect mutuel. C'est pourquoi j'ai confiance. C'est pourquoi je suis optimiste. C'est pourquoi je vous appelle, je nous appelle à travailler tous ensemble pour préparer des lendemains dont nous serons très fiers. Alors... Alors, puisque je parle de fierté, et que je vous vois si gais et si engagés, je vais vous faire une surprise, un beau cadeau. Je... Nous avons, dans la région, augmenté de 80 % le nombre de députés socialistes.

Et je voudrais vous présenter les sept nouveaux députés socialistes de la région Poitou-Charentes, dont certains ont été élus dans des circonscriptions qui n'ont jamais été socialistes depuis la création des circonscriptions. C'est vous dire ! Alors, je leur demande de venir : Maryline Reynaud, Martine Pinville, Catherine Quéré, Jean Grelleir, Delphine Batho, Catherine Coutelle, Jean-Michel Clément et Maxime. Viens avec nous, Maxime, quand même ! Standing ovation !
par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Vendredi 7 septembre 2007
commentaires (0)   

Désirs d'avenir78

Coordination départementale

Martine Gavelle, Mireille Bourbon-Perez et Florian Bohême (Jeunes d'avenir)
Courriel :   segolene78@orange.fr














http://www.desirsdavenir.org/lassociation/adherer-et-soutenir


Adhérer au Parti socialiste

W3C

  • Flux RSS des articles
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus