Tou(te)s à Japy !





Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal
(2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus :  56, 76)


Election d'Obama

Obama : un extraordinaire message d'espoir

05 novembre 2008 - 07:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.
27/12
Nicolas Sarkozy met en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle
Nicolas Sarkozy a déclenché la critique à gauche en utilisant l'avion privé de l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte, pour des vacances de fin d'année.

Ségolène Royal précise « qu’il faut que Nicolas Sarkozy arrête de nous provoquer par son comportement ostentatoire et cesse d'être à la charge des milliardaires dont une partie des affaires dépend de l'Etat » et accuse Nicolas Sarkozy de "mettre en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle"
 
26/12
« Loin de se réduire, les inégalités criantes s’aggravent »
« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l’occasion de la visite d’un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).

L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »

Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »

Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».

Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c’est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.

Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».

Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
 
21/12
Ségolène Royal chez les ouvriers de Charles Jourdan, pendant que « le président s’amuse »
Ségolène Royal a déploré jeudi à Romans, où elle venait de dialoguer avec des ouvriers de l'usine Charles Jourdan mise en liquidation judiciaire, que "le président s'amuse" alors que "la France souffre".

"Le président s'amuse, et pendant ce temps, la France souffre", a déclaré l'ex-candidate PS à la présidentielle.

"Le peuple souffre et le roi s'amuse".

Ségolène Royal venait de s'entretenir longuement avec des ouvriers de cette usine de chaussures de luxe (197 en tout, sous le coup de licenciements).

"Il faut que les choses sérieuses commencent et que la politique industrielle se mette en place. Il est plus que temps de passer à l'action". Elle a voulu faire de sa visite "un geste de solidarité pour dire +en voilà assez de cette cruauté sociale, de ces entreprises qui ferment et qui délocalisent+".
"Je ne veux pas qu'une chappe de plomb s'abatte sur ce qui se passe aujourd'hui".
 
 
 
21/12
Ségolène Royale demande au gouvernement « une loi contre le surendettement »
Ségolène Royal a réclamé vendredi à Nicolas Sarkozy "une loi très efficace pour mettre fin au surendettement" et "aux abus des banques".

"Je réclame à Nicolas Sarkozy, une loi très efficace contre le surendettement, contre les tarifications bancaires. On voit des familles qui vivaient normalement basculer dans la précarité", a déclaré Mme Royal à la presse, avant un déjeuner en compagnie de personnes défavorisées à Poitiers.

Pour l'ex-candidate PS à la présidentielle, "la priorité des priorités, c'est légiférer pour mettre fins aux abus des banques".

"Je demande au gouvernement qu'il se bouge, qu'il se bouge pour mettre fin au surendettement et aux abus bancaires", a insisté Ségolène Royal. "Je demande urgemment de réformer l'indice des prix pour bien calculer la vie chère".

Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, les familles les plus pauvres sont celles qui ont "basculé dans le surendettement" à cause "des abus de crédit, du coût des tarifs bancaires, de la vie trop chère".

"Il serait temps que le président de la République prenne en charge nos problèmes et parmi nos problèmes dans notre pays, la question de la précarité est insupportable".
 
20/12
Rachat des RTT : « un peu une arnaque »
Ségolène Royal a jugé jeudi que le rachat par les salariés de jours de RTT non pris, prévu dans le projet de loi sur le pouvoir d'achat, était "une sorte d'arnaque".

Dans une interview à Radio Notre-Dame, RCF et La Croix, l'ex-candidate à la présidentielle observe, à propos de la mesure, que seul "un salarié sur trois a des RTT à racheter".

"Nicolas Sarkozy nous a dit qu'il fallait travailler plus pour gagner plus. Aujourd'hui, il nous demande de prélever sur notre propre épargne-temps, de racheter ce qui nous appartient: c'est un peu une arnaque".

"La seule mesure efficace de Nicolas Sarkozy, c'est le bouclier fiscal, pour les plus riches..."
par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Lundi 31 décembre 2007
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Ségolène Royal invitée de John-Paul Lepers "Sous les pavés" sur la Télé Libre

A l'occasion de la sortie de son livre “Ma plus belle d’histoire, …c’est vous” Ségolène Royal est la troisième invitée de “Sous les pavés…”.
À propos de la visite officielle de Kadhafi organisée par le Président Sarkozy. Ségolène reprend son leitmotiv sur les contrats liés au nucléaire: ils sont dangereux quand il s’agit de dictatures. Et qu’un rapport américain lui donne raisons sur sa position concernant le nucléaire civil et l’Iran
Ségolène Royal et sa relation avec les reporters
Focus, photos de Sébastien Calvet à l’appui, sur les rapports très conflictuels de madame Royal avec les journalistes de terrain, pendant toute sa campagne. Des extraits du documentaire “Le Jour de Gloire”, notre film sur la campagne de l’élection présidentielle, seront diffusés pour illustrer le débat entre les journalistes et Ségolène Royal.
« Je ne veux pas me faire dévorer par les photographes »

Elle rigole sur les photos de ses chaussures mais elle dit « Je me pose la question de savoir comment ça se fait qu’une candidate à la Présidentielle soit représentée par ses pieds. »
« Je ne suis pas comme Angela Merkel. Peut-être aurais du porter des pantalons, (…) Je ne me suis pas déguisée en homme. »
A propos des journalistes
« Je ne veux pas être dans la connivence (…) Paradoxalement, j’estime qu’avec cette attitude je respecte les journalistes. Je ne suis pas comme Sarkozy qui est fusionnel, qui tape sur le ventre… »

latelelibre.fr : SOUS LES PAVÉS, SÉGOLÈNE ROYAL (INTÉGRALE)


Ségolène Royal sur France 2
Ségolène Royal était l'invitée de l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché"
par Martine publié dans : Revue de presse
Lundi 17 décembre 2007
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Dans « Maintenant », je mettais déjà en garde ….
 
Extrait :

« Il faut défendre ce système remarquable qui a permis de financer 4,5 millions de logements sociaux et ouvre à 45 millions de Français l’accès à une épargne populaire. Les Caisses d’Epargne avec le Livret A et la Banque Postale avec le Livret Bleu ont le monopole de cette collecte dont le produit – 125 milliards d’euros – est centralisé à la Caisse des Dépôts qui s’en sert pour financer la construction des HLM. La plupart des épargnants ne roule pas sur l’or : un Livret A sur trois a un encours inférieur à 75 euros.

Le Livret A, c’est aussi
un rempart contre l’exclusion bancaire : beaucoup de RMIstes s’en servent pour des opérations bancaires de base car les retraits, les depôts et les chèques sont gratuits. Tout cela entre dans le cadre des missions de service public des Caisses d’Epargne et de la Banque Postale.

Mais les autres banques guignent le pactole et veulent, elles aussi, pouvoir placer des Livrets A car c’est un bon produit d’appel qui leur permettrait de recycler l’épargne vers des produits financiers classiques. Elles ont donc saisi Bruxelles et la Commission européenne a ouvert contre la France une procédure d’infraction pour distorsion de la concurrence.

Or quels sont les risques d’une banalisation du placement des Livrets A, c'est-à-dire d’une libéralisation totale du marché de l’épargne ? La fragilisation des petits épargnants, ceux dont les comptes seraient estimés non rentables.

Et l’assèchement du financement des logements sociaux alors même que le pays doit en construire davantage.

L’attaque contre le Livret A est un cas d’école de l’intégrisme de marché opposé à l’intérêt général.

Le rôle de la puissance publique, c’est de défendre ce qui marche contre les attaques d’un secteur bancaire tellement à l’affût de tout ce qui rapporte qu’il fait payer au prix fort la moindre de ses opérations courantes. Les banques qui réclament la fin de cette épargne réglementée, qui a pourtant fait ses preuves, se drapent dans l’idéologie de la concurrence « libre et non faussée » mais ne répugnent pas, si l’on en croit les associations de consommateurs, aux ententes tarifaires… ».
par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Lundi 17 décembre 2007
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Contribution de Ségolène Royal
 
La mondialisation est un fait : c’est la mise en relation croissante de tous avec tous. Elle s’accélère mais ne date pas d’aujourd’hui. Cette dynamique d’extension des échanges planétaires et d’évolution permanente de la division internationale du travail est, depuis l’origine, inscrite dans le logiciel des temps modernes. À cause du développement des moyens de communication, des bateaux des conquistadors aux réseaux Internet d’aujourd’hui. Et à cause de l’irrépressible propension de l’économie de marché à ce que Marx appelait l’« universalisation », non sans une certaine admiration pour cette prodigieuse quoique cruelle et aveugle vitalité. L’actuelle globalisation financière n’est qu’une étape supplémentaire de ce processus au long cours qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Le pire : la prédation généralisée, la concurrence sauvage, les délocalisations brutales au Nord et la surexploitation des salariés au Sud, la loi du plus fort et du seul profit. Mais aussi le meilleur : de nouvelles chances de développement, des moyens de faire reculer la pauvreté, une interdépendance de fait des économies qui rend possible et même vitale la solidarité des nations car nul, à terme, ne s’en sortira sans les autres et encore moins contre les autres.

La mondialisation scelle, sur le fond, une communauté de destin : toute la question est de savoir si nous saurons en faire un dessein commun. On en est encore loin. En soi, la mondialisation n’est ni bonne ni mauvaise : c’est le contexte dans lequel nous vivons et agissons. Elle n’est ni forcément heureuse ni inéluctablement malheureuse : c’est un mélange de contraintes, dont il faut tenir compte pour être efficace et se protéger là où c’est nécessaire, et d’occasions qu’il faut savoir saisir et orienter dans le sens du bien commun.

Ce que je crois, c’est qu’il n’y a pas de fatalité de la mondialisation qui ne laisserait aucune latitude stratégique aux entreprises et condamnerait les pouvoirs publics à l’impuissance. Cet alibi des partisans du laisser faire ne résiste pas à l’examen.

Une équipe de chercheurs du MIT (Massachusetts Insitute of Technologie), conduite par Susan Berger, a fait pendant cinq ans une passionnante enquête sur les stratégies des entreprises dans la mondialisation, en Europe, en Amérique et en Asie. Elle montre que, pour un même type de produits, des entreprises également profitables font des choix différents : les unes sous-traitent dans les pays à bas salaires la quasi-totalité de leur production, les autres pas car la compétitivité ne se réduit jamais au coût du travail mais résulte d’un ensemble plus complexe de facteurs. La mondialisation n’explique pas pourquoi Zara, la firme qui connaît en Europe la croissance la plus rapide, continue à fabriquer en Espagne et au Portugal. Elle n’explique pas davantage pourquoi les fabricants de lunettes de Taïwan et de Hong Kong ont délocalisé leur production en Chine mais pas les lunetiers italiens spécialisés dans les montures haut de gamme – représentant 25 % du marché mondial – qui continuent à fabriquer dans des usines de Vénétie où les salaires ne sont pourtant pas alignés sur ceux des ouvriers chinois. Aux chefs d’entreprise qui estiment ne pas pouvoir survivre avec un niveau de salaires à l’européenne, d’autres prouvent, dans le même secteur, que c’est possible. À condition d’innover, de rester en phase avec les goûts évolutifs de la clientèle et de tirer intelligemment parti de ses atouts.

C’est ce qu’a fait Geox, un des plus gros succès italiens dans la période récente. Il a créé dans une région traditionnellement consacrée à la chaussure et considérée par beaucoup comme un « désavantage compétitif », un produit innovant aujourd’hui vendu dans le monde entier : « la chaussure qui respire », grâce à une semelle qui laisse la transpiration s’échapper. Geox a su profiter de l’expérience accumulée localement par une main-d’œuvre expérimentée et créative. Au fil d’un développement très rapide, l’entreprise a certes orienté une partie de ses fabrications vers la Roumanie et l’Asie mais elle a en même temps développé l’emploi qualifié en Italie où sont concentrés la recherche-développement, le design, la logistique et la gestion.

Il n’y a donc pas, du côté des entreprises, de scénario unique auquel forcerait la mondialisation. Raison de plus pour que les pouvoirs publics ne baissent pas les bras et favorisent au contraire tout ce qui fait l’attrait d’un territoire pour une entreprise : le niveau de formation, la qualité des infrastructures, les réseaux et les possibilités de coopération, l’environnement scientifique et technologique, sans oublier les services publics.

La mauvaise mondialisation, c’est la mondialisation subie, mal comprise, mal accompagnée, celle où la puissance publique renonce à exercer ses responsabilités. C’est celle où tous les coups sont permis, où les égoïsmes à court terme accentuent les inégalités, les ressentiments et les insécurités. La bonne mondialisation, c’est celle qu’encadrent des règles du jeu équitables avec, à l’échelle nationale et internationale, des pouvoirs publics capables de les faire respecter dans l’intérêt bien compris de tous.

C’est tout l’enjeu de la période actuelle où le politique doit rattraper son retard sur l’économique qui tend à dicter sa loi. Le monde a profondément changé. Les nations émergentes – émergées, devrait-on plutôt dire – rebattent les cartes de la concurrence mondiale. De nouveaux rapports de force s’affirment. Il faut à ce monde-là de nouvelles règles, de nouvelles sécurités pour que la mondialisation ne soit pas, à court terme, une course destructrice au profit mais une chance de progrès partagé. C’est, pour moi, tout le rôle de l’État et tout le sens du projet européen tel que je le conçois.

Maîtriser la mondialisation pour l’orienter dans le bon sens, c’est, j’en conviens, une œuvre de longue haleine. La bonne mondialisation, c’est celle qui introduira dans les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le respect de normes sociales et environnementales, celle qui réformera le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, celle qui mettra en place une taxe sur les flux financiers, celle qui créera une organisation mondiale de l’environnement et promouvra l’idée d’une Politique agricole commune (PAC) mondiale pour organiser les marchés de manière plus juste et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement. Je ne sais pas à quel rythme nous y parviendrons, je ne sais pas si l’histoire connaîtra une de ces brusques accélérations dont elle a le secret ou si l’humanité, souvent peu capable de réformer à froid, différera longtemps encore les décisions nécessaires. Mais j’ai une certitude que nous sommes nombreux à partager : il n’est pas d’autre direction à suivre que de peser de toutes nos forces pour l’avènement d’un ordre international juste et des outils qui lui sont nécessaires.
par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Lundi 17 décembre 2007
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tente-pour-la-paix.jpgLIBERATION.FR : mardi 11 décembre 2007

Ce soir, devant le «Mur pour la Paix», près de l’école militaire, à Paris, c’était «tente contre tente.» Pour protester contre la venue du colonel Mouammar Kadhafi en France, plusieurs associations, dont Reporters Sans Frontières, SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises ou l’Union des étudiants juifs de France ont voulu monter «une tente pour la paix» répondant à celle «de la terreur» de Kadhafi, selon les mots de l’écrivain Marek Halter.
Problème, la manifestation a été interdite par la préfecture de police Paris, «comme toutes les autres contre le dirigeant libyen», s’indigne Marek Halter. Qu’importe. Cette tente, calligraphiée du mot «paix» dans toutes les langues, ils la déplient quand même, sous l’œil des caméras. «On a promis de ne pas mettre la structure métallique», explique Marek Halter. En guise de structure, ce sont les quelques manifestants qui jouent momentanément les poteaux. Les flashs peuvent crépiter.

«Kadhafi pense que le terrorisme est l’arme des peuples. Or nous avons vu aujourd’hui à Alger qui meurt du terrorisme : ce sont les pauvres gens», souligne Marek Halter. «On ne peut décerner des brevets de respectabilité à M. Kadhafi», lance Dominique Sopo, président de SOS Racisme, qui ajoute : «On peut le recevoir, mais avec un langage exigeant.»

Ségolène Royal reste 10 minutes

A deux cents mètres de là, une vingtaine de policiers sont mobilisés pour encadrer ce regroupement interdit. Un regroupement qui voit arriver un renfort de taille : Ségolène Royal. L'ex-candidate socialiste lance son verdict : «La France s’égare». Protégée par un parapluie, elle dénonce «les grandes règles morales» et «les droits fondamentaux» que défend habituellement la France, «aujourd’hui bafoués».
 
par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Jeudi 13 décembre 2007
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Mercredi 12 décembre RMC
Le lien de l'interview sur RMC, L'invité du matin avec Jean-Jacques Bourdin

http://www.bfmtv.fr/podcast_video_bfmtv.php?id=8

Dernier-né des instituts, Opinionway, issu de la vague Internet, est stigmatisé dans le livre de Ségolène Royal comme une «machine» à la solde de Nicolas Sarkozy.
Christophe Alix
QUOTIDIEN : mercredi 12 décembre 2007

«Ce fut comme un uppercut qu’on reçoit en pleine face sans comprendre pourquoi.» Mardi 4 décembre, lorsque les trois dirigeants fondateurs de l’institut d’études et de sondage Opinionway découvrent dans leurs bureaux parisiens le livre de Ségolène Royal, ils n’en reviennent pas. Dans Ma plus belle histoire, c’est vous (Grasset), récit de sa campagne perdue, l’ex-candidate du PS règle quelques comptes. Principalement avec ses amis socialistes. Mais Opinionway est également dans le collimateur.
Le dernier-né des instituts de sondages d’opinion, apparu en 2000 sur fond de vague Internet, a droit à sept pleines pages au chapitre «La machine de l’adversaire», avec en sous-titre un «On n’est jamais si bien servi que par les siens» qui plante le décor. Opinionway est décrit comme un outil au service de la campagne de Sarkozy pour contrôler l’information et organiser un marketing politique massif «sans rien laisser au hasard». L’ex-reine des sondages, qui leur doit en grande partie sa victoire dans les primaires socialistes, évoque ce «nouveau venu particulièrement zélé», appartenant à une petite nébuleuse d’agences «travaillant pour l’UMP», militants d’un nouveau genre «sur le front sondagier», aux méthodes «curieuses» centrées sur des sondages réalisés en ligne.

«Caution scientifique». Le coup encaissé, les trois fondateurs d’Opinionway, qui ont fait leurs classes chez Ipsos et se présentent comme des entrepreneurs sans profil militant - même si le président Hugues Cazenave a travaillé entre 1986 et 1988 pour Gérard Longuet, à l’époque ministre UDF -, publient illico sur leur site une lettre ouverte à Ségolène Royal. Ils font notamment valoir qu’à côté des six grands instituts présents depuis plus de vingt ans sur le marché des enquêtes d’opinion, ils restent malgré leur très forte croissance un petit sondeur indépendant, 50 fois moins gros que la Sofres et «le plus vulnérable financièrement». La cible la plus facile dans ce secteur très concurrentiel «et pas toujours très confraternel».

«Oui, se défend Hugues Cazenave, on travaille beaucoup pour le Figaro, qui est un journal d’opinion, mais on n’est pas les seuls ! Ce client représente 10 % de nos études politiques.» Le député PS Julien Dray qui a fait la campagne aux côtés de Ségolène Royal voit les choses différemment. «Opinionway a joué et joue toujours le rôle de caution scientifique d’un système bien huilé avec le Figaro et LCI en relais d’opinion, explique-t-il. Comme ils sortent très vite et en premier leurs résultats grâce à leur panel directement interrogé en ligne, ils donnent la tendance et les autres s’alignent derrière.» Un familier des études d’opinion avance pour sa part une hypothèse plus simple pour expliquer cette image d’institut «sarko dépendant» : «Leur motivation est sans doute plus commerciale que politique, juge-t-il. Ils voulaient se faire un nom et ont tout fait pour plaire à leurs clients en choisissant des modes de traitement de la campagne qui ne pouvaient qu’être favorables au candidat UMP.»

Panel. Sondeur «low-cost» comme le raillent certains, il reste le seul à réaliser des études d’opinion via Internet et même à recourir à des blogs pour certaines enquêtes. Des études «moins chères, plus rapides et tout aussi fiables», plaide le cofondateur Benjamin Gratton. Pour lui, les débats d’aujourd’hui autour d’Internet sont les mêmes que ceux qui avaient agité la profession il y a vingt ans, lorsque les enquêtes par téléphone - aujourd’hui généralisées - commençaient à remplacer les face-à-face. Le fait que la population internaute ne soit pas encore représentative de la population française n’empêche en rien, selon Opinionway, que son panel de 50 000 internautes tirés au sort pour chaque étude le soit. Pourtant, 76 % des foyers appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) avec enfants ont accès à Internet à domicile contre seulement 48 % des CSP -, selon Médiamétrie. «Toutes les catégories de la population y sont représentées comme dans n’importe quelle enquête téléphonique», se justifie Benjamin Gratton. Testé par le Cevipof, le Centre d’études de la vie politique française de Sciences-Po, une enquête de l’institut «sorti du clic» a d’ailleurs montré, insiste-on encore chez Opinionway, «l’incroyable convergence entre les études téléphoniques et Internet».

Pour François Miquet-Marty, directeur des études politiques chez LH2 et seul sondeur à avoir répondu à notre enquête en acceptant d’être cité, cette polémique sur les accointances médiatiques et les nouvelles méthodes d’Opinionway doit être relativisée. «La question soulevée n’est pas du tout celle de la légitimité d’Internet ou du prétendu caractère partisan d’Opinionway, mais de savoir ce que mesurent réellement leurs enquêtes. En concentrant ses sondages sur Nicolas Sarkozy et en faisant réagir à chaud des gens qui l’ont regardé à la télévision - qui ont donc un préjugé plutôt favorable à son égard -, il est évident qu’on obtiendra une majorité de réponses positives. Ce qui me gêne plus, conclut-il, c’est qu’on insinue que certains sondeurs seraient des lobbyistes politiques. La question est légitime, mais tant qu’on ne dispose pas d’éléments concrets, cela ne fait que distiller un malaise nuisible à notre profession.» Pour le dissiper, Opinionway fait une proposition dans sa lettre à Ségolène Royal : «Collaborer très prochainement avec elle.» Ce n’est pas gagné…

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/297352.FR.php


Les 10 milliards de contrats n'existent pas

  Libye. En scrutant les contrats signés avec Tripoli, le compte n’y est vraiment pas.
Grégoire Biseau
QUOTIDIEN : mercredi 12 décembre 2007

Lundi, dans la foulée de son entretien avec le président Kadhafi, Nicolas Sarkozy déclare devant la presse que la France «va signer pour une dizaine de milliards d’euros de contrats» avec la Libye. Ce qui équivaut, selon l’Élysée à «30 000 emplois sur cinq ans». Mardi, par souci du détail, on prend donc notre calculette et on refait les comptes. Et là, surprise : on a beau refaire les calculs, on est loin, très loin des 10 milliards annoncés. Revue de détail.
Les 21 Airbus

C’est le plus gros morceau: l’achat de 21 appareils par deux compagnies libyennes, pour 2,7 milliards d’euros selon l’estimation de l’Elysée. Sauf que cette double commande n’est en réalité que la confirmation d’une intention d’achat signée en juin au Salon du Bourget. C’est-à-dire bien avant l’affaire des infirmières bulgares. Or, comme le précise Airbus, une intention d’achat se transforme en commandes fermes dans «plus de 99 % des cas». Donc la France n’avait pas besoin de faire venir Kadhafi pour concrétiser la commande. De plus, autre (petit) détail : Airbus parle d’un double contrat de 3,2 milliards de dollars, prix catalogue, soit 2,17 milliards d’euros. Ce qui fait 530 millions d’euros de moins que l’estimation de l’Elysée.

Les contrats militaires

Là c’est le grand flou puisque l’Elysée se contentait, hier, de répertorier une liste de matériels d’un «montant potentiel de 4,5 milliards d’euros». Mais aucun contrat ferme, juste «un mémorandum sur la coopération en matière d’armement» , dans lequel l’Elysée espère fourguer notamment 14 Rafale, une cinquantaine de blindés et 35 hélicoptères Eurocopter, filiale d’EADS. «Mais aujourd’hui, on n’a aucun élément précis sur les volumes, les types d’appareil et donc les montants d’un contrat. On ne sait pas très bien ce qui va remonter de cette négociation globale», relève un cadre d’Eurocopter.

Le nucléaire

Passons sur les prétendus 2 milliards d’euros du contrat lié à la nouvelle coopération nucléaire entre les deux pays qui, toujours selon l’Elysée, recouvre «la fourniture de un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement de l’eau de mer» ainsi qu’un soutien «à l’exploration et à l’exploitation de l’uranium». Pour Areva, la vente d’une telle centrale si elle se réalise, mettra au minimum plusieurs années avant d’être concrétisée.

Eau et BTP

Reste une dernière enveloppe de 2 milliards qui, d’après l’Elysée, recoupe notamment l’extension de l’aéroport de Tripoli (Vinci) et un contrat de gestion d’eau potable (Veolia). Hier, il suffisait d’interroger les industriels concernés, pour mesurer leur embarras. «On n’a rien signé du tout. Sur l’annonce de l’Elysée, on ne souhaite pas faire de commentaire» (un cadre de Veolia). «L’extension de l’aéroport de Tripoli ? Oui, on en a entendu
parler, mais aujourd’hui, ce n’est qu’un projet comme on en a plein dans d’autres pays» (un cadre de Vinci).

Résultat

Hier, le seul contrat commercial ferme signé (en dehors des 21 Airbus qui de toute façon auraient été vendus) était à mettre à profit d’Areva pour du matériel de transmission et de distribution d’électricité, pour un montant de 300 millions d’euros. On est donc très loin des 10 milliards annoncés.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/297412.FR.php
par Martine publié dans : Revue de presse
Jeudi 13 décembre 2007
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Mardi 11 décembre
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Chères amies, chers amis,

Depuis ce matin, pour faire oublier le scandale de la visite de Kadhafi, s’est déclenché un tintamarre avec des annonces de 10 milliards d’euros de contrats : info ou intox ?

Qu’ils soient réels ou pas, rien ne justifie cette visite. Mais il ne faut pas que les français soient, en plus, abusés par la réalité de ces intérêts économiques.

Pourquoi y-a-t-il si peu de transparence, pourquoi si peu de vérification ? Qu’y-a-il de réel dans les 10 milliards de contrats annoncés bruyamment pour étouffer le débat sur les droits de l’homme ?

1. S’agit-il de contrats signés ou de déclarations d’intention ?

2. Quel est le contenu réel de ces contrats ?

3. Combien de délocalisations sont induites par ces contrats ?

4. Quelles sont les garanties en termes de développement d’emploi en France ?

5. La dangerosité de la dissémination du nucléaire a-t-elle été examinée ?

6. Pourquoi n’y a-t-il eu aucun débat à l’assemblée et aucune transparence ?

S’humilier devant Kadhafi, cautionner l’usage du terrorisme, du système de tortures et de disparitions n’est pas digne de la France.

Après les félicitations « chaleureuses » à Vladimir Poutine qui a organisé des élections en muselant toutes les oppositions, voici la réception, en grandes pompes et en satisfaisant les extravagances de l’intéressé, du dictateur libyen, le colonel Kadhafi. La France accueille un chef d’Etat qui non seulement a laissé emprisonner et torturer les infirmières bulgares et le médecin palestinien sous la fausse accusation d’avoir inoculé le sida à des enfants, mais qui a financé, pendant des années, le terrorisme international. Personne n’a oublié que les responsabilités des services secrets libyens ont été reconnues par la justice internationale dans l’attentat de Lockerbie en 1988 mais aussi dans celui du DC10 d’UTA en 1989 qui a tué de nombreux Français. C’était aussi le régime libyen qui avait organisé un attentat à Orly en 1983. Quant au peuple libyen, il est la première victime du régime : il n’y a jamais eu d’élections, le colonel Kadhafi est désigné comme dirigeant à vie, et ses opposants n’ont de choix qu’entre la mort et l’exil.

Nicolas Sarkozy, qui annonçait, durant la campagne électorale, une rupture avec la politique étrangère de son prédécesseur (« il vaut mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine » avait-il déclaré), en accentue les pires traits jusqu’à la caricature et donne de la France une image à la fois détestable et ridicule. Même si chacun peut s’accorder sur le fait qu’une politique étrangère doit prendre en compte la défense de nos intérêts économiques, et que le monde instable et dangereux dans lequel nous vivons demande que nos dirigeants puissent parler aussi à des personnalités peu respectueuses de la démocratie, il y a des lignes rouges qu’il faut savoir ne pas franchir.

N. Sarkozy nous dit qu’il reçoit le chef d’état libyen parce que celui-ci a renoncé à fabriquer des armes de destruction massive et s’est engagé à lutter contre le terrorisme. Outre que le colonel Kadhafi lui a apporté un cruel démenti en défendant le principe du terrorisme avant de venir à Paris, on constate que seule la France accueille Kadhafi avec de tels honneurs. S’il s’agit de « récompenser » celui-ci d’être revenu à un semblant de respect de la légalité internationale, c’est déjà fait, avec la levée des sanctions qui avaient été prononcées contre la Libye après les deux attentats.

Quant aux fabuleux contrats annoncés par le gouvernement, il faudra en mesurer la réalité. Les entreprises britanniques et italiennes sont mieux placées en Libye que les sociétés françaises. Pourtant, le colonel Kadhafi n’a pas été reçu à Londres ou à Rome. En outre, on peut craindre que ces contrats, outre une hypothétique centrale nucléaire civile, ne portent sur des armements destinés à garantir la survie de la dictature. Personne ne menace la Libye qui n’a donc pas besoin de se défendre contre un agresseur extérieur. En revanche, des hélicoptères servent à mitrailler une foule de manifestants ou à surveiller des déplacements. On peut redouter aussi les risques de revente de toute cette panoplie d’armements à toutes les rébellions de la région en fonction des intérêts du régime libyen. Est-ce de cela dont l’Afrique a besoin ?

Le commerce extérieur français, structurellement déficitaire depuis des années, a lui aussi besoin d’autres mesures : stimulation de l’innovation pour une meilleure insertion dans la compétition internationale, aides adaptées aux PME qui exportent et créent des emplois…

N. Sarkozy est, quant à lui, dans une politique de « coups », qui isole la France de ses partenaires européens. C’est une politique étrangère dénuée de toute morale et de toute cohérence. On est dans le spectacle, un triste spectacle.


Le débat est ouvert.

Amicalement,


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par Martine publié dans : Interventions de Ségolène
Mercredi 12 décembre 2007
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