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LIBERATION.FR : mardi 11 décembre 2007
Ce soir, devant le «Mur pour la Paix», près de l’école militaire, à Paris, c’était «tente contre tente.» Pour protester contre la venue du colonel Mouammar Kadhafi en France, plusieurs
associations, dont Reporters Sans Frontières, SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises ou l’Union des étudiants juifs de France ont voulu monter «une tente pour la paix» répondant à celle «de la
terreur» de Kadhafi, selon les mots de l’écrivain Marek Halter.
Problème, la manifestation a été interdite par la préfecture de police Paris, «comme toutes les autres contre le dirigeant libyen», s’indigne Marek Halter. Qu’importe. Cette tente, calligraphiée
du mot «paix» dans toutes les langues, ils la déplient quand même, sous l’œil des caméras. «On a promis de ne pas mettre la structure métallique», explique Marek Halter. En guise de structure, ce
sont les quelques manifestants qui jouent momentanément les poteaux. Les flashs peuvent crépiter.
«Kadhafi pense que le terrorisme est l’arme des peuples. Or nous avons vu aujourd’hui à Alger qui meurt du terrorisme : ce sont les pauvres gens», souligne Marek Halter. «On ne peut décerner des
brevets de respectabilité à M. Kadhafi», lance Dominique Sopo, président de SOS Racisme, qui ajoute : «On peut le recevoir, mais avec un langage exigeant.»
Ségolène Royal reste 10 minutes
A deux cents mètres de là, une vingtaine de policiers sont mobilisés pour encadrer ce regroupement interdit. Un regroupement qui voit arriver un renfort de taille : Ségolène Royal. L'ex-candidate
socialiste lance son verdict : «La France s’égare». Protégée par un parapluie, elle dénonce «les grandes règles morales» et «les droits fondamentaux» que défend habituellement la France,
«aujourd’hui bafoués».
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Par Martine
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Publié dans : Interventions de Ségolène
Jeudi 13 décembre 2007
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08:58
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