Ségolène Royal veut redonner l'espoir aux militants du Parti socialiste
On ne se hasardera pas à tomber dans
la guerre des chiffres entre prétendants au poste de premier secrétaire défilant en terre montpelliéraine. Six cents militants et sympathisants du PS, peut-être davantage, ont assisté, hier, en
mairie, au discours de Ségolène Royal. A trois jours d'un vote interne devant désigner le nouveau chef de file du PS et dix jours avant le congrès de Reims, la candidate Royal a incontestablement
marqué des points.
Avec Hélène Mandroux, maire de Montpellier, et le secrétaire fédéral du PS Robert Navarro, le show à l'américaine dans la vieillotte salle des Rencontres démarre en fanfare. Entre réunion
militante et meeting : musique assourdissante, cornes de brume, quelques panneaux en faveur d'Obama et des applaudissements nourris et chaleureux accompagnent
C'est Hélène Mandroux qui ouvre le bal sur le thème : « En 2012, on aimerait bien revoter Ségolène Royal. » Cette fois, c'est sûr, le choix du maire de Montpellier est arrêté sur
l'ex-candidate à la présidence. Après avoir fustigé le bilan Sarkozy, Hélène Mandroux paraphrase Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent et une
confiance inébranlable pour l'avenir. » Robert Navarro, dans un style plus musclé, s'emmêle parfois les pinceaux. Au sujet de Ségolène Royal et d'Hélène Mandroux, il se hasarde : « Je ne
les considère pas comme des femmes mais comme des êtres humains. » L'émotion, sans doute... Vincent Peillon, tribun de qualité, conquiert les militants autour d'un discours de politique
générale apprécié.
Mais ils sont venus pour elle. Ségolène Royal entre en scène. Calme, elle commence par lire la lettre qui vient d'être envoyée aux militants. « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du
peuple, prévient-elle, avant d'ajouter : Nous n'avons ni le droit d'être faible ni de disparaître. » Elle pressent le congrès de Reims comme historique et milite « pour une
transformation radicale, sereine et utile du PS ». Une transformation « redoutée de la droite ».
Et tandis que Mickaël Delafosse, qui soutient la motion de Benoît Hamon, se glisse parmi les convives, Ségolène Royal remercie les Montpelliérains, les militants (et notamment Brahim Abou et la
section de La Paillade), tout en renvoyant au message de fraternité d'Obama. Comme si le sort de Royal était aujourd'hui lié à celui du leader démocrate en route pour la Maison-Blanche.
Article du Midi Libre
Coordination départementale
Martine Gavelle, Mireille Bourbon-Perez et Florian Bohême (Jeunes d'avenir)
Courriel : segolene78@orange.fr

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