Ségolène à la Halle Carpentier
Compte-rendu réalisé par Pascale, militante à Bois d'Arcy (78)
Enfin ! Un meeting qui avait du punch. Une salle blindée, chauffée, regonflée et prête à partir à la bataille. Ségolène arrive au milieu d'une haie d'honneur formée par le MJS sous les acclamations de la salle.
Des « Ségolène présidente » résonnent sous le halle pendant de très longues minutes.
BERTRAND DELANOE offensif, très remonté attaque Sarkozy sur tous les fronts.
Il rappelle, à tous, que Sarkozy est le fils spirituel de Pasqua avec des amitiés politiques plus que douteuses (Balkany, Peyrat).
Il lui dénie le droit de se revendiquer nouveau candidat, sans héritage d'une politique dure menée pendant 5 ans. « Il doit rendre des comptes ».
Puis il emporte la salle en rappelant que « La droite nous aime, nous les socialistes, quand nous sommes morts. La droite cite Jaurès et Blum. Pourtant Jaurès c était celui qui disait en s'adressant à la droite « le libéralisme que vous voulez, c'est le renard libre dans le poulailler »
PHILIPPE TORRETON, avec conviction, nous parle de fraternité, de culture, de la gauche qu?il rêve et qu?il souhaite. Il évoque les critiques très dures de la droite et conclut « que oui, il y a des attaques mais depuis toujours, on n'attaque que les places fortes »
SEGOLENE ROYAL sous les acclamations et les vivas commence son discours devant un parterre de personnalités telles que DSK, Taubira, Chevènement, Guigou, Emmanuelli, Lang, Vaillant... . Elle est sereine, son discours est écrit, bien écrit. Rien n'a été laissé au hasard.
Elle pose tous les fondamentaux de gauche, sur ses valeurs, l'histoire de la gauche et dénie au candidat de droite la revendication de Jaurès, Blum, Guy Mocquet « Il est facile d?associer dans le même discours Guy Mocquet et Achille de Peretti, Jeanne d'Arc et Balladur. Si les deux derniers se sont battus pour les intérêts de leur candidat, les deux premiers n?ont pas atteint l'âge de 20 ans parce qu?ils aimaient la France à en mourir ». Elle sait que la droite « rêve à un gouvernement, qui mécontent du peuple, aurait le pouvoir de dissoudre le peuple » -Brecht- Elle moque les propos de Sarkozy « Réduire le nombre de fonctionnaires et baisser les impôts, c?est leur programme depuis 100 ans », « ceux qui pleurent sur les jeunes qui partent travailler à l?étranger, qu'ont il fait pour les garder ?»
Elle dénonce les propos insoutenables, xénophobes de Sarkozy « la France aimer la ou quitter la », pour rappeler que ce slogan avait été tenu par la dictature brésilienne. « Rien de bon pour la France ne peut sortir de ces mots » Pour Ségolène, « la France ne demande pas aux citoyens d'où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble. La France est diverse, colorée, métissée. Aimer son pays, c'est vouloir le meilleur, le transcender» Elle veut pour le pays une République de la parole tenue. Plus de 5100 débats participatifs ont été tenus dans le pays, 500.000 personnes ont échangé, 2,7 millions de visiteurs sur Internet, plus de 135.000 propositions sur le site. « Qui dira que les français ne s'intéressent pas à la politique et si c?était la politique, qui depuis longtemps, ne s'intéressait plus à eux »
Ségolène conclut sous les acclamations « Je veux être la présidente des sans voix » « Nous avons voulu donner la parole au peuple. Puisque vous avez pris la parole dans tout le pays, je vous demande de la garder » (Pascale)
"La France, ne demande pas aux citoyens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble"
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Coordination départementale
Martine Gavelle, Mireille Bourbon-Perez et Florian Bohême (Jeunes d'avenir)
Courriel : segolene78@orange.fr

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