Les voyages à l'étranger


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Ségolène Royal est arrivée mercredi au Brésil à l'invitation de Candido Mendes, Recteur de l’Université Candido Mendes de Rio de Janeiro, membre de l’Académie brésilienne, et fondateur de l’Académie de la latinité.

Elle a prononcé ce  jeudi 8 avril une allocution publique à l'université Candido Mendes de Rio de Janeiro sur le thème de la « mondialisation et son alternative de gauche » devant un parterre d’étudiants et de professeurs.

Elle s'est rendu vendredi 9 avril, à Brasilia à l’invitation du Président de la République du Brésil, Luiz Iniacio Lula Da Silva, et de Dilma Rousseff, actuelle chef de cabinet et candidate du Parti des Travailleurs (PT) aux élections présidentielles d'octobre 2010.

 

"Je suis heureuse d'avoir pu discuter avec le président Lula des alternatives de gauche à la mondialisation et des politiques sociales, et de l'exemple formidable du Brésil", a-t-elle dit à la presse.
La dirigeante socialiste a souligné que le Brésil alliait "l'égalité et en même temps l'efficacité économique. Le modèle brésilien est un modèle exceptionnel", a-t-elle affirmé.
Elle a défini Lula comme "un grand leader de notre époque, un grand leader de notre siècle".
Ségolène Royal était jeudi à Rio de Janeiro pour une conférence sur le thème de "la mondialisation et de son alternative de gauche".
Après sa rencontre avec le président brésilien, S2golène Royal a été reçue par Dilma Rousseff, l'ancienne chef de cabinet de Lula, aujourd'hui candidate à l'élection présidentielle d'octobre pour le Parti des Travailleurs (PT-gauche) fondé par Lula.
Elle s'est félicitée "d'avoir l'occasion de parler avec Rousseff, parce que j'appuie fermement sa candidature", a ajouté Ségolène Royal.

 

Ségolène Royal et Dilma Rousseff se sont rencontrées lors du Forum Social Mondial de Belem en janvier 2009 au cours d'un débat sur les droits des femmes auxquelles elles avaient toutes deux participé, puis lors de l'entretien que Ségolène Royal avait eu avec le Président Lula le 30 janvier 2009. (Notre photo)

Le Président Lula avait alors expliqué à Ségolène Royal les raisons pour lesquelles il estimait que Dilma Roussef avait toutes les qualités requises pour concourir à l'élection présidentielle brésilienne et approfondir le beau travail engagé durant ses deux mandatures. Il avait ajouté en riant, « à moi d'en convaincre le peuple brésilien ».

Ségolène Royal avait alors évoqué la force qui émanait de Dilma Rousseff lors du meeting sur le droit des femmes et le plaisir qu'elle aurait à lui apporter, le moment venu, ses encouragements les plus chaleureux.http://farm4.static.flickr.com/3442/3241949307_8dcb42e204_m.jpg

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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /2010 11:29

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Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l’idéal de liberté. Que ce soient les rideaux de fer ou les barbelés idéologiques. »

Invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy pour le 20e anniversaire de la chute du mur, Ségolène Royal s’est exprimée dimanche soir pendant une heure devant le congrès de cet institut, par lequel elle a été très applaudie.

Elle a tout d’abord évoqué la force de ces images que le monde entier a vécues : « des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés ; du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats ; des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, les coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur ; de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d’histoire »

Puis, elle a rappelé tous les ébranlements de l’année 1989 : « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. »


Lire l'intégralité du discours prononcé par Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 21:49

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Ségolène Royal, invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy , a été sollicitée pour un discours d’une heure, la veille des cérémonies officielles commémorant la chute du mur de Berlin.

Elle prononcera donc, à Berlin, Ce dimanche 8 novembre, un grand discours sur le thème du Congrès International de l’Institut : « Un monde sans murs ». Elle a choisi d’insister, pour illustrer « un monde sans murs », sur ce qu’elle appelle une utopie réalisable : les Etats-Unis d’Europe.

Ségolène Royal avait déjà défendu cette idée à Athènes, en mai dernier, et à Nantes pendant la campagne européenne. La lumière des événements de Berlin lui permet de dire davantage, d’approfondir ce thème et de préciser sa vision.

Les éléments-clés du discours de Ségolène Royal

 Le Mur de Berlin est tombé il y a 20 ans, entraînant la réunification pacifique de l’Allemagne, mettant fin à une tyrannie évidente, libérant les pays de l’Est du joug soviétique, signifiant pour le monde le début de la fin de la Guerre froide, rendant possible enfin la réunification de l’Europe.

Mais d’autres murs ont été dressés depuis, des murs matériels, comme celui qui sépare les Israéliens des Palestiniens depuis 2005, mais aussi des murs invisibles, comme celui qui sépare les pays riches des pays pauvres, et des murs idéologiques, ceux de l’ultralibéralisme et du capitalisme financier qui ont entraîné la crise économique et environnementale que nous subissons.

Contre cette société mondiale fragmentée, Ségolène Royal insiste, depuis Berlin, en cette date symbolique de la réunification de l’Europe, sur la nécessité de créer les Etats-Unis d’Europe, notre horizon commun pour instaurer, à terme, un ordre politique, économique et environnemental juste. Les Etats-Unis d’Europe, c’est la construction politique idéale pour permettre aux nations européennes de peser dans la mondialisation, pour garantir la paix de tous les citoyens européens, pour mettre en œuvre une action de diplomatie efficace sur la scène internationale, pour enfin bâtir une économie juste et combattre le creusement effroyable des inégalités et l’ensauvagement généralisé du monde. L’insolence des banques nous montre aujourd’hui que la puissance de l’argent est plus forte que les nations qui ne sont pas unies.

Cela signifie aussi que l’Europe doit voir un jour l’élection de son Président au suffrage universel. En réalité, les Etats-Unis d’Europe sont la clé pour créer l’Europe politique qui passe naturellement par l’Europe des peuples. Idée audacieuse et refondatrice pour la Gauche et les démocrates et pour sortir de la crise avec des valeurs humaines. Ségolène Royal invite enfin les membres de l’Institute for Cultural Diplomacy à se joindre aux travaux de son laboratoire d’idées Désirs d’Avenir, qui va lancer une mission d’étude sur les Etats-Unis d’Europe, réunissant de nombreux Think Tanks européens, pour mener les travaux et les dialogues nécessaires avec les différents acteurs européens. Cette mission sera composée de citoyens, de syndicalistes, d’élus européens, d’ONGs, de chercheurs, d’artistes, de journalistes, de juristes pour élaborer un projet concret et faire avancer cette belle utopie en prouvant 

qu’elle est réalisable.

Ces travaux seront rendus publics dans les mois prochains à l’occasion d’une Université Populaire Participative spécialement consacrée aux Etats-Unis d’Europe, qui réunira plusieurs Think Tanks européens avec lesquels Désirs d’Avenir a déjà commencé de travailler.

 

 

20EME ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

DEPLACEMENT DE SEGOLENE ROYAL A BERLIN (CONFERENCE « A WORLD WITHOUT WALLS », INSTITUT POUR LA DIPLOMATIE CULTURELLE)


VENDREDI 6 NOVEMBRE

15h00  :  Arrivée à Berlin

17h00  :  Rencontre avec Son Excellence M. l’Ambassadeur de France en Allemagne

19h30  :  Exposition “Transcending Borders” [Transcender les frontières] (The Institute of Cultural Diplomacy House of Arts & Culture)

20h30  :  Discours d’Anthony Suau (E.-U.) (Prix Pulitzer, photographie)

21h30  :  Concert de musique classique africaine, nord-américaine, sud-américaine et européenne sur le thème « Un monde sans murs »

SAMEDI 7 NOVEMBRE

9h15  :  “Euro-Atlantic perspective of Bosnia and Herzegovina” [Perspective euro-atlantique de la Bosnie-Herzégovie] par Ana Trisic Babic (Ministre adj. des  Affaires Etrangères de Bosnie-Herzégovine)

10h00  :  “New Perspectives on Globalization: New International Agreements, Goals,  Regulation and Global Citizenship” [Nouvelles perspectives de la mondialisation : nouveaux accords, objectifs, régulation internationaux et citoyenneté mondiale]  par Dr. Alfredo Palacio (ancien Président de l’Equateur)

Visite de Berlin (Tracé du mur, Mémorial de la Shoah, Berlin d’hier à aujourd’hui)

16h45  :  « Turkey as a European State: Progress and Challenges » [La Turquie comme  Etat européen : progrès et défis] par H.E. Yasar Yakis (ancien Ministre des Affaires Etrangères de Turquie)

18h00  :  “The US-Russian Relationship: Europe’s Role Then and Now” [La relation Etats-Unis – Russie : le rôle de l’Europe hier et aujourd’hui]
 Ivaylo Kalfin (Député européen ; ancien Ministre des Affaires Etrangères de Bulgarie); Dr. Solomon Isaac Passy (Ministre des Affaires Européennes de Roumanie); Minister Dr. Igor Lukšič   (Ministre de l’Education et des Sports de Slovénie); Gerassimos D. Arsenis (Ancien Ministre de la Défense de Grèce); Dr. Benjamin Barber (Professeur de Société Civile, E.-U.); Jack McConnell (ancien « First Minister » d’Ecosse); Radmila Sekerinska (Ancienne Premier Ministre de lancienne République Yougoslave de Macédoine); Karl Erik Norrman (Ancien Chef du Département Culturel de Ministère des Affaires Etrangères de Suède); Kolinda Grabar Kitarovic (Ambassadeur de Croatie aux E.-U.).

20h00 :  Discours de l’Ambassadeur Andras Simonyi (ancien ambassadeur de Hongrie aux Etats-Unis)

DIMANCHE 8 NOVEMBRE

08h30  :  Petit-déjeuner avec les intervenants du colloque

9h15   : “Cultural Relations in the 21st century between the EU and Major International Partners” [Relations culturelles au 21e siècle entre l’Union Européenne et les partenaires internationaux majeurs] par Martin Hope (Directeur du bureau Benelux et Union Européenne au British council)

11h00  :  “Poland’s Path to Change” [Le chemin de la Pologne vers le changement] par Wlodzimierz Cimoszewicz (ancien Premier Ministre de Pologne)

12h00 – 18h00 Rencontres avec les intervenants

18h00 :   Table-ronde “A Strong Europe is an Integrated Europe” [Une Europe forte est une Europe intégrée]
Erna Hennicot Schoepges, ancien Ministre Luxembougeois de la culture ; Anneli Jäätteenmäki, ancien Premier Ministre de Finlande ; Yasar Yakis, ancien Ministre des affaires étrangères de Turquie ; Jytte Hilden, ancien Ministre de la culture du Danemark ; Marina Pendes Vice-ministre de la défense Bosniaque ; Gerassimos Arsenis, ancien Ministre grec de la Défense)

19h30  :  Rencontre commune “1989: A Celebration of the Year that Changed the World” [1989: Commémoration d’une année qui a change le monde]

20h00  :  Discours de Ségolène Royal

LUNDI 9 NOVEMBRE

08h30  :  Petit-déjeuner avec les intervenants du colloque

10h00 : « Breaking down visible and invisible walls » [Abattre les murs visibles et invisibles] par Ioannis Kasoulides (Député européen, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Chypre)

11h00 : Table-ronde « Global Leadership in a World Without Walls: The Challenges Ahead » [Le leadership mondial dans un monde sans murs : les défis devant nous]
Mike Kenneth Moore, ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande ; Janez Janša, ancien Premier ministre de Slovénie ; Emil Constantinescu, ancien Président de Roumanie ; Radmila Sekarinska, ancien Premier ministre de Macédoine ; Anneli Jäätteenmäki, ancien Premier ministre de Finlande ; Jack McConnell, ancien Ministre britannique pour l’Ecosse.

12h30 – 18h30 : Rencontres avec les intervenants

19h00 : Festival de la liberté : cérémonie de commémoration de la Chute du Mur de Berlin – Bundestag

21h30 :  Dîner d’au revoir - Bundestag

 

 

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 16:51

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Lundi 23 février

Delphine BATHO dénonce "la violence inouïe" des propos du Medef

la jugeant "symptomatique" d'un patronat qui "bloque ostensiblement" toute sortie de crise

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/guadeloupe_dom__la_crise/200902...



Ségolène Royal rencontre Elie Domota
AFP
Ségolène Royal, arrivée samedi en Guadeloupe, a rencontré le leader du LKP, Elie Domota. Elle dénonce le pourissement de la situation voulu par l'Etat. http://fr.news.yahoo.com/2/20090222/video/vfr-sgolne-royal-rencontre-elie-domota-3837155.html Dimanche 22 février ,Pointe-à-Pitre, Région Guadeloupe


"Si M. Jégo est déconsidéré, peut-être que M. Fillon peut venir. Les Guadeloupéens apprécieraient sa présence pour les négociations" qui reprennent lundi matin, a-t-elle dit à l'issue d'une rencontre avec le leader du LKP, Elie Domota. Dans le cas contraire, le gouvernement jouerait une "stratégie de pourrissement" ou serait sous la "pression du Medef". "Ceux qui nous gouvernent et qui sont enfermés dans leurs palais dorés, il faudrait qu'ils viennent ici". "Je serais en responsabilité, je puis vous assurer qu'il y aurait un ministre en permanence nuit et jour pour accompagner les négociations", a-t-elle assuré estimant que dans "aucune autre région" française les choses se seraient "passées" de cette manière. "Ce qui manque c'est le geste des gros patrons qui se sont enrichis pendant des années sur le système néo-colonial (...) deux gros patrons qui contrôlent la quasi-totalité des importations et de la grande distribution". "Le Medef est sur une position de blocage systématique, il faut que ça cesse". "Dans certaines familles, on n'arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française" Quant aux "attaques de récupération politicienne" venant de l'UMP, elle les a qualifiées d'"injurieuses" pour la mémoire de Jacques Bino, le syndicaliste tué. Elle a assisté dimanche après-midi à ses obsèques.

Ségolène légitime aux Antilles
La légitimité de Ségolène Royal aux Antilles ne fait aucun doute. Petit rappel : Ségolène Royal baptisée la "Petite Martiniquaise" par feu Aimé Césaire
http://www.dailymotion.com/search/royal%252Bc%2525C3%2525A9saire/video/x...
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 14:53

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Lettre d'Amérique, 22 janvier

"Mon voyage en Amérique s'est achevé aujourd'hui. Une nouvelle ère a débuté, le changement est en marche. Barack Obama a pris une décision symbolique, la première : comme il l'avait promis, la prison de Guantanamo sera fermée d'ici un an. L'Amérique est fière à nouveau, fière du visage qu'elle offre au monde.

En quittant Washington, en dialoguant à l'aéroport avec des Américains, je sens une confiance nouvelle, dénuée d'arrogance. Je mesure la force tranquille que donne la volonté de renouer avec un destin collectif. Un pays divisé est un pays affaibli, nerveux, aux aguets, perméable aux tentations violentes. Un pays uni est fort, capable de surmonter les épreuves sans chercher à en imposer aux autres.

Les réunions de travail que j'ai eues mercredi m'ont confirmé la volonté de changement et de résultats des nouvelles équipes en place. Au Sénat, je me suis entretenu avec Amy Klobuchar, une jeune sénatrice du Minnesota, étoile montante du Parti démocrate et spécialiste des questions environnementales. Signe encourageant, elle souhaite qu'à Copenhague l'année prochaine, un accord soit enfin signé par tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine.

Elle s'est montrée par ailleurs confiante sur les chances de bonne entente et de coopération entre la Maison blanche et le Sénat, tout accord international de cette envergure devant être ratifié par la « Chambre des Etats ». Le fait que Barack Obama et Joe Biden en soient issus (pour la première fois depuis l'époque Kennedy/Johnson) explique cet optimisme.

Nous avons évoqué les réticences de l'industrie automobile américaine à changer ses habitudes. La demande  a évolué, les familles durement touchées par la crise préfèrent désormais des voitures plus économes en carburant. Mais l'offre américaine n'a pas su s'adapter,  avec pour conséquence la crise majeure que traversent des géants comme General Motors.

Pour toutes les entreprises automobiles qui cherchent à modifier leurs gammes de voitures en faveur de plus petites cylindrées, Amy Klobuchar propose de mettre en place, à titre transitoire, des compensations financières. Idée pertinente  à étudier  : la relance de l'économie et l'avènement d'un nouveau modèle de développement respectueux de l'environnement sont plus que jamais liés.

Au Congrès, j'ai eu également une réunion avec James Oberstar, président de la Commission des Transports à la Chambre des Représentants. Personnage très chaleureux, James Oberstar est par ailleurs francophile. Il m'a remis en détail la partie « investissement » du plan de relance, Etat par Etat, dépense par dépense.

Le montant global du plan Obama est de 800 milliards de dollars sur deux ans, soit 3% du PIB chaque année. Le stimulus sur l'économie américaine est considérable, grâce notamment à un crédit d'impôt de 1000 dollars par an qui touchera 150 millions d'Américains. 85 milliards de dollars concernent les seuls investissements en infrastructures, avec un volet environnemental important :

* 30,25 milliards pour les autoroutes et les ponts (l'engorgement du trafic conduisant à une hausse très importante de la quantité d'essence consommée) ;

* 12 pour les transports en commun ;

* 5 pour les voies ferroviaires ;

* 5,25 pour l'aviation ;

* 14,275 pour les infrastructures vertes (assainissement de l'eau par exemple) ;

* 7 pour l'ingénierie des corps d'armée américaine ;

* 10 milliards pour les constructions fédérales ;

* 400 millions consacrés à l'administration du développement économique ;

* 734 millions pour les gardes-côtes ;

* 55 millions pour l'administration maritime ;

* 45 millions pour le Saint-Laurent.

C'est donc un programme de modernisation sans précédent depuis le New Deal de Roosevelt en 1932 qui sera adopté dans les prochains jours. Peut-être pourra-t-il servir à acheter les TGV qui font si cruellement défaut aux Etats-Unis ! James Obestar soulignant le besoin d'équipements en trains à grande vitesse, je lui ai en tout cas suggéré d'acheter la technologie française développée par Alstom !

A la FED, la banque centrale américaine, j'ai eu un entretien avec le Gouverneur Warsh, un des quatre membres du Board. Entretien d'une grande franchise, révélateur d'un changement d'état d'esprit. Interrogé sur l'origine de la crise financière, le gouverneur a eu des mots durs à l'égard des institutions chargées de la régulation financière, parlant même de « paresse »  et de « complaisance ».  Lucidité salutaire, qui devrait rendre possible de nouvelles pratiques.

La journée de mercredi, consacrée aux problèmes financiers, économiques et environnementaux s'est achevée par un déplacement au Lincoln Memorial. Pour Barack Obama, Abraham Lincoln est le président capital de l'histoire américaine : c'est lui qui a eu le courage d'abolir l'esclavage le 1er janvier 1863 ; lui aussi qui a eu la force d'âme de prôner sans relâche l'unité de la nation.

Au centre de ce lieu de mémoire trône la statue majestueuse de Lincoln, devant laquelle Martin Luther King prononça en 1963 son célèbre « I have a dream ». Et à côté, gravée dans le marbre, l'adresse qu'il prononça à Gettysburg, avec cette formule lapidaire qui offre la plus belle définition de la démocratie : « Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Ségolène Royal

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 11:30

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Dimanche 18 janvier

Première journée de déplacement a Washington. Bain de foule à pied, au milieu de plusieurs centaines d'Américains venus, malgré le froid glacial, écouter le message de fraternité et d'unité délivré par Barack Obama. L'émotion est palpable partout. On sent une effervescence. Une attente aussi. Comme le dit celui qui sera président dans quelques heures, nous vivons un « defining moment », un moment historique. Un moment qui ouvre à nouveau l'espace des possibles.

Dimanche, sur le Mall de Washington, au pied du Lincoln Memorial, était organisé un concert-symbole, dont vous avez sans doute vu les images. Le nom de ce concert : «We are one». L'événement est énorme, comme le disent les Américains et Barack Obama lui-même. Le Lincoln Memorial est porteur d'une mémoire vive, une mémoire d'espoir, une mémoire de combat.
 Symbole, parce que devant ce même mémorial, il y a 70 ans, Marian Anderson, grande chanteuse lyrique américaine noire, produisait avec l'appui de la première dame Eleanor Roosevelt, un concert ancré encore aujourd'hui dans les mémoires. Quelques temps auparavant, l'association des filles de la révolution avait en effet dénié à Marian Anderson le droit de chanter au Constitution Hall de Washington. Devant le Lincoln Memorial, c'était donc un concert de revanche qu'elle offre au public, un concert pour la justice, pour le droit, pour la dignité.

Vingt ans plus tard, en 1963, c'est en ce même endroit que Martin Luther King prononçait un discours resté dans l'Histoire : « I have a dream ». Et là encore que, avant-hier, le premier président noir des Etats-Unis, qui prêtera serment tout à l'heure, fredonnait les airs des plus grands chanteurs de sa nation.

Le Lincoln Memorial est la pierre angulaire, le lien de mémoire de la démocratie américaine dans la capitale fédérale. En face, on voit le Capitole. Au Nord, la Maison Blanche. Et au Sud, le Jefferson Memorial. Magnifique évocation dans l'espace de cette unité que Lincoln avait toujours recherchée et qui inspire, dans chacun des gestes, le nouveau président américain.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Barack Obama a choisi, comme Lincoln l'avait fait en son temps, de se rendre à Washington pour son discours d'investiture en prenant le train à Philadelphie, ville fondatrice de la démocratie américaine.

Ce que j'ai vu dimanche lors de ce concert, c'est une nation rassemblée, fraternelle, dépassant ses divisions pour prendre son destin en main. Les gens voulaient partager leur émotion en toute simplicité et avec sobriété. Il y avait des familles américaines de toutes origines, de toutes conditions, des enfants, des personnes âgées, des Noirs, des Blancs, des Latinos. Tous étaient là pour affirmer leur détermination à faire face aux défis de notre temps. Tous étaient là pour dire leur fierté. Tout simplement.

Lundi 19 janvier

En me rendant à Washington avec Pierre Yves Le Borgn, secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger du PS, Christian Monjou, historien des Etats-Unis, j'ai voulu être avec le peuple américain, au milieu du peuple américain. Pour ressentir et partager sa joie, pour témoigner aussi de notre espoir. Car nous avons toujours été ensemble, Américains et Français, quand l'espoir d'un monde meilleur était possible.

La France a été le premier ami des Etats-Unis. J'ai été marquée hier par la visite du Mont Vernon, lieu de résidence de Georges Washington, celui que La Fayette appelait le Père de la liberté. Au Mont Vernon, les clés de la Bastille offertes en gage d'amitié sont toujours précieusement conservées. Symbole que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare.

Nous pouvons redevenir les partenaires que nous avons été : c'est encore ce que me disait lundi matin Craig Kennedy, le président du German Marshall Fund, l'un des plus grand centre de réflexion américain sur les relations entre les Etats-Unis et l'Europe. L'Amérique de Barack Obama ne réussira pas sans l'Europe ; et nous avons besoin des Etats-Unis pour affronter la crise économique.

J'aurai l'occasion d'en parler mercredi avec James Oberstar, représentant du Minnesota, président de la Commission des transports de la Chambre des représentants, qui a travaillé très étroitement avec l'équipe économique d'Obama sur le volet industriel du Plan de relance. C'est également un point que j'aborderai lors de mes contact à la FED, la Banque centrale américaine.

Pendant sa campagne électorale, pendant la période de transition, Barack Obama a incarné le meilleur de l'Amérique. Il a incarné cette Amérique qui vit encore l'idéal des Pères fondateurs, l'Amérique qui se rassemble autour des principes posés il y a maintenant plus de deux cent trente ans dans la Déclaration d'indépendance. Cette élection est le signe d'une ouverture de l'Amérique. Ouverture à elle-même. Ouverture au monde. Elle lève l'espoir d'une résolution commun des grands enjeux de la planète.

En ces jours mémorables, nous espérons que Barack Obama aura la lucidité et la clairvoyance de comprendre que le monde aujourd'hui est multipolaire et qu'il ne peut en être autrement. Il a la chance de remettre l'Amérique au coeur du monde, non pas en agissant seul, mais en choisissant la voie de la coopération.

Nous devons devenir de vrais partenaires."

Mardi 20 janvier, Washington, au café Millot, Dermon Avenue

Discours de Barack Obama

Depuis ce café très proche des cérémonies, je vous envoie cette lettre.

Dès cinq heures du matin dans un froid glacial, des centaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants de tous âges, de toutes les couleurs et de toutes conditions - ce que Barack Obama a appelé le « patchwork of our heritage » - ont convergé vers le Mall pour vivre ce moment historique. Comme s'ils voulaient s'assurer que tout cela était bien vrai !

Et c'est sans compter les milliards d'autres qui, à travers les écrans de télévision du monde entier, et je pense en particulier au continent africain, avaient au même moment les yeux rivés sur cette façade ouest du Capitole.

La cérémonie d'investiture a eu beaucoup d'allure. Barack Obama est sans conteste très charismatique et il se dégageait de cette immense foule, joyeuse et pleine d'espoir, une véritable force démocratique.

Que retenir du discours de Barack Obama ?

Vous le lirez en entier, mais voici les idées et les citations qui m'ont marquée :

  • Tout d'abord un diagnostic sans concession sur la crise économique et sur la violence du monde, qui sont « la conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. »
  • L'Amérique est une nation d'immigrants « qui ont pris des risques » - des hommes et des femmes anonymes -, « qui ont souffert de la morsure du fouet. » Concorde, Gettysburg, Normandy, Khe Sahn sont les quatre batailles auxquelles Barack Obama a fait ensuite référence pour mobiliser les énergies de la nation.
  • La démocratie fait chaque citoyen, qui, par son action, doit accompagner la prise de responsabilité de l'Etat.  Il y aura une transparence absolue de tous les systèmes d'aides.
  • « Cette crise nous a rappelé que sans surveillance le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. » Il faut donner à chacun l'occasion de réussir sa vie. Ce n'est pas de la charité.
  • La sécurité de ne peut pas se faire aux dépens des libertés.
  • « Nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur. »
  • L'Amérique a vocation à dialoguer avec le monde entier. C'est parce que les Américains ont connu la ségrégation qu'ils sont conscients de la nécessité de parler à leurs anciens adversaires.
  • « Le monde a changé et nous devons évoluer avec lui. » Mais nous devons le faire, a-t-il ajouté, « avec nos valeurs de toujours »
  • « Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité » (« the new area of responsability »).
  • « C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté (...) C'est la raison pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré. »

Ce discours a duré vingt minutes. La foule était saisie par ces paroles, par cet appel constant à chacun pour qu'il se mette en mouvement, par la force du symbole et la volonté politique.

Des centaines de personnes se sont ensuite déplacé paisiblement du Mall vers Constitution Avenue pour assister au défilé qui montrait si bien la diversité de l'Amérique.

Tout-à-l'heure, nous sommes passés devant une maison sur laquelle est affichée en grandes lettres : « 20 janvier 2009 : la fin d'une erreur »."


Ségolène Royal


Photo Manuel Cavenet/Agence Mille-Watts

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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 14:10

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Leparisien.fr avec AFP

http://www.leparisien.fr/international/a-washington-royal-retrouve-beauc...

A Washington, Royal retrouve «beaucoup de ses convictions» chez Obama

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a déclaré lundi à Washington retrouver «beaucoup des convictions» qui sont les siennes chez Barack Obama, dont elle a prévu d'assister à l'investiture de 44e président des Etats-Unis.

«Ce que je trouve formidable dans le discours et la démarche de Barack Obama, c'est à la fois la volonté d'unité et l'idée que chaque citoyen peut participer, doit contribuer à rechercher les solutions du futur», a déclaré Mme Royal lors d'une conférence de presse.

«C'est aussi l'idée que les solidarités et la justice sont des idées-clés de l'émergence d'un nouveau modèle de société», a-t-elle poursuivi. «Donc, je retrouve beaucoup de convictions qui sont les miennes et qui, je pense, vont permettre au monde d'avancer vers la paix, la sécurité et la justice».


A lire aussi

International " Super Tuesday pour Ségolène"

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/linvestiture_doba...

 

Vidéo
http://fr.news.yahoo.com/2/20090119/video/vwl-obama-royal-retrouve-beauc...
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 08:57

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Ségolène, l'avenir du PS

L'AVENIR DE LA FRANCE ET DU PS C'EST AVEC SEGOLENE ROYAL QU'IL SE FERA !


Désirs d'avenir78

Coordination départementale

Martine Gavelle, Mireille Bourbon-Perez et Florian Bohême (Jeunes d'avenir)
Courriel :   segolene78@orange.fr













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