Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.

Compte rendu de la réunion du mercredi 14 mai (Compte-rendu réalisé par Sylvette et Françoise)

Réunion organisée par « Ségolène 78 »

Invité : Jean Pierre Mignard, membre du PS, avocat, proche collaborateur de Ségolène Royal, Président de Désirs d’Avenir

 

Martine Gavelle (coordination DA 78) présente les excuses de Patrick Malivet 1er Secrétaire Fédéral (qui est arrivé en fin de soirée), Eddie Aït maire PRG de Carrières sous Poissy, représenté par son adjointe Mireille Bourbon-Perez, et salue les élus présents dont les trois plus jeunes Lise et Samia conseillères municipales aux Mureaux et Florian Bohême conseiller municipal d’opposition à Houilles

La soirée est prévue en deux parties : exposé de Jean Pierre Mignard puis questions-réponses, le tout suivi d’un pot offert par les animateurs DA.

 

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Exposé de Jean Pierre Mignard

 

Positionnement DA et « Pour un congres utile et serein » par rapport au PS

 

JPM explique que nous entrons dans la période de Congrès qu’il qualifie de « procédure spécifique au PS » « lourde, peu compréhensible pour les Français » et que les amis de S.Royal auront « tout tenté pour percer cette opacité » ne serait-ce que par « la démocratie participative ».

L’objectif de DA et de « Pour un Congrès utile et Serein » c’est que «  le PS devienne le grand parti populaire de transformation sociale dont le pays a besoin ».

 

DA qui est légalement un parti politique «n’a pas d’autre avenir que celui du PS ».

« Il convient d’intéresser au Congrès du PS les amis pas au PS, les responsables sociaux, les citoyens en général ».

« Innover en cours de campagne comme pendant les présidentielles a produit des télescopages, nous n’avons pas été à la hauteur de la qualité du travail participatif.

Le rythme de la campagne- rapide - n’est pas compatible avec celui de la démocratie participative – plus lent. »

C’est pourquoi cette fois-ci « nous avons voulu prendre le temps en lançant « Pouruncongrèsutileetserein ».

Nous avons déjà reçu plus de 1 500 contributions.

 «Le cadre du travail est précisé : nos valeurs plus des questions (…) La Démocratie est menacée si la démocratie représentative n’est pas appuyée par la démocratie sociale (participative) qui en fait renforce les pouvoirs de la première. »

Si les deux n’existent pas cela conduit au Berlusconisme ou au populisme où « tous sont contre tous ».

 

Un parti exemplaire avec une base élargie

 

Ce que nous voulons c’est que la personne ait la maîtrise de son destin. Il nous faut éviter que le venin de la haine de l’autre détruise le meilleur de nous-mêmes.

Le Congrès doit être exemplaire.

« Nous avons un socle de valeurs communes : nous sommes tous au PS et les autres chefs de courant sont estimables et ont le droit de ne pas penser comme nous ».

Il faut un débat pédagogique pour que d’autres nous rejoignent.

 

« Autrefois les militants politiques étaient une élite intellectuelle. Aujourd’hui le savoir, le niveau documentaire est partagé. Nous ne sommes pas les détenteurs d’un savoir particulier. Beaucoup de nos concitoyens en savent autant que nous donc la rencontre de beaucoup permettra de trouver des solutions (…)  Le PS doit être le lieu ou s’échangent toutes les expériences pour se jauger et s’améliorer. Tous les spécialistes, toutes les sensibilités doivent se retrouver et converger.Le PS doit associer nos concitoyens au choix d’un candidat » (aux présidentielles

« Dans un parti politique on va plus loin dans la convergence. Cela doit-il nous donner un monopole sur le choix du candidat. En Italie le choix fait d’élargir  aux sympathisants, a permis la construction du parti démocratique de Veltroni, env. 2,5 millions d’Italiens. Le PS n’a que 160 000 adhérents dans un pays de 60 millions de personnes »

Faut-il envisager que des personnes morales puissent adhérer ? (clubs, associations, centres de recherches….) et puissent à tout le moins interpeller le Parti ?

L’homogénéité d’un parti ce n’est pas son rituel mais sa capacité à répondre aux gens.

 

Deux choix de société

 

« La situation s’est dégradée depuis l’élection présidentielle. Ségolène avait été une Cassandre en ouvrant le discours de Villepinte sur la dette publique.La politique libérale actuelle est-elle compétitive sur le plan économique ? NON .Conduit-elle à la justice sociale ? NON. Dans 4 ans le pays sera inquiet, en perte de repères, divisé. Nous devons apporter la justice, l’équité, la richesse durable, offrir du travail »


Le travail

 

« Notre Premier Secrétaire dit que le PS est le parti des salariés ; c’est une sociale démocratie réductrice. »

Comment modifier la relation au travail dans le contexte actuel ? il y a réduction des crédits,

« Les entreprises sont inquiètes, un patron inquiet devient un patron méchant et le salarié en est la victime. Donc pour aider les salariés il faut guérir le bourreau. »

Les PME sont un tissu capital de l’économie française trop longtemps oublié. Les Inspecteurs des Finances qui les dirigent se répartissent entre la droite et la gauche et ne s’intéressent qu’à env. 190 groupes et méprisent les PME. Grosse erreur que l’Allemagne n’a pas faite.

Il faudrait réfléchir à un nouveau contrat de travail. « Le contrat actuel implique un rapport dominant/dominé. Il faut réfléchir à cette relation de dépendance. Souvenons nous que le salariat fut considéré autrefois comme une forme moderne de servage ».

 

L’environnement

 

Il y a ce que font nos camarades du Pôle Ecologique mais il faut aller encore au-delà.

« Il y a cinq ans nous avons vécu une catastrophe sanitaire qui a fait 15 000 victimes (la canicule de 2003). Plus tard les historiens en parleront comme du premier événement majeur en France due au réchauffement climatique (…) Cela nécessite un nouveau grand compromis mondial argent privé/argent public pour partager tous les moyens de lutte contre les typhons, famines, migrations, … »

 

 

Echanges entre la salle et Jean-Pierre Mignard

 

Édouard (Beynes) :

Pourquoi ne pas formuler les questions plus simplement ? par exemple la question 10 : que signifie "à la marge" ?

 

Jean-Pierre Mignard :

Tu as le droit de critiquer la formulation de la question...Il s'agit de l'argent, de ce qu'on en fait ; c'est en rapport avec un débat sur le protectionnisme. Peut-on maîtriser le capitalisme ? par la technologie, ce n'est plus vrai, par l'abondance des richesses non plus, et de moins en moins par la qualification des Européens.C'est la question écologique qui est devenue fondamentale.

 

Lise (Les Mureaux)

Comment réussir sans discipline collective ? Lorsqu'on n'y arrive pas à 160 000, comment fera-t-on à 60 millions ? Il faut changer le fonctionnement du parti.

 

J-P.M :

On ne remet pas en question l'autorité des élus. Comment installer les valeurs républicaines dans le parti, malgré ceux qui donnent un exemple inverse ? Une bonne règle ne peut venir que de l'adhésion à une culture politique. Cela est moins difficile pour des grands nombres que dans des groupuscules, qui s'échinent à se détruire.C'est un problème de volonté, de tempérament, de caractère. Il faut faire respecter la règle générale ; sinon amertume, rejet de l'extérieur.

 

Samuel (Élancourt) :

Question dans le cadre de l'environnement : on présente généralement le non-renouvellement des générations en Europe comme un problème. Mais si c'était plutôt une solution pour le reste de la planète ? un modèle ?

 

J-P.M  :

C'est tout de même un problème : déjà notre démographie ne permet plus d'assumer les retraites.

Mais ce n'est pas faux : on se réjouit  que els Chinois fassent moins d'enfants.Il y a toujours eu des flux migratoires. On doit accepter l'immigration – à condition de pouvoir accueillir dignement les gens. L'organisation civilisée du monde ne peut se faire sous la contrainte ; la mobilité des populations jeunes fait partie du projet d'une vie, qu'on revient finir chez soi. Notre politique familiale et sociale a permis aux gens de vivre bien. Acceptons l'idée que nos pays trouveront des forces vives.

 

Frédérique (Voisins) :

À propos du mode de désignation du candidat, associant des individus et des institutionnels (voire individus dans des syndicats), ne risquent-ils pas de devenir des instruments ?

 

J-P.M :

On ne peut se passer de leur expérience : ils peuvent apporter des textes, interpeller. Mais ils ne participeront pas à la désignation du candidat. Dans le parti : une personne, une voix.

 

Charles (Noisy)

1. évolution : sommes-nous prêts à changer ?

2. désignation du Premier secrétaire : et si l'on faisait un "conclave" de personnalités ? on enfermerait 20 à 30 responsables du parti, jusqu'à ce qu'ils-elles parviennent à désigner deux finalistes,qui seraient alors présentés au vote de l'ensemble des militants.

 

Michel (Élancourt)

Il y a un imaginaire collectif. Le PS parle comme un parti élitiste, ne fédère pas toutes les strates ; alors que Nicolas Sarkozy a réussi l'amalgame. Quel avenir pour le PS, si les éléphants se déchirent ?  Quelle stratégie pour que SR ne sorte pas détruite ?

 

Yvan (Voisins)

Je suis surpris que tu dises : DA est un parti. Il faudrait élargir l'assiette des futurs militants qui vont désigner le candidat. Tu donnes l'exemple de l'Italie, mais Berlusconi est revenu…

Quelle est la stratégie de DA ? Ton discours sur les entreprises (PME)  pourrait être celui du MEDEF…

 

Jacqueline (Sartrouville) :

Les 7 valeurs "objectives" pourraient être celles de tous les socialistes ; pourquoi ce débat n'est-il pas ouvert à tout le PS ? Delanoe n'est sûrement pas contre.

Faut-il en rester à un débat participatif ? il faut des réponses.

 

J-P.M :

A Charles : un conclave ? je ne crois pas vraiment que les problèmes soient apaisés avec une réunion de 30 personnes ; c'est même tout le contraire….

Quand un parti massif est en ordre, il obtient l'aval devant l'ensemble des citoyens. La crise vient de notre faiblesse numérique : nous ne sommes qu'un gros groupuscule !

On ne refera pas ce soir la nature humaine : il faut vivre avec les humains tels qu'ils sont. Donc faire des règles à la fois pour boîter le moins possible, et nous supporter les uns les autres…

Les rêves d'un monde de sainteté, irénique, n'ont jamais mené qu'au goulag.

Toute l'Histoire sociale est faite de conflits, et avec de forts enjeux : Jaurès/Guesde, Blum/Paul Faure, etc

Un dirigeant unique dans sa quintessence, c'est Kim Il Sung…

Rappelons la campagne présidentielle : tout le monde n'était pas d'accord. Et nos conceptions ne sont pas forcément les valeurs de tous.

Comment faire un débat riche ? comment nous entendre ? comment respecter la décision prise ?

Plus il y aura de témoins, et plus il sera difficile de s'affranchir de la règle (et encore…)

Plutôt poser un diagnostic, puis des valeurs – en espérant qu'il y ait partage là-dessus.

Le processus de travail : quelles questions ? quelles réponses ?

La contribution n'est pas seulement une question ; elle sera sans doute suivie d'une motion, soumise au Congrès : on choisira, même si c'est forcément se limiter (Gide : renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste  ) On essaie de se mettre d'accord d'abord.

 

Yvan:

Pourquoi lancer le débat dans le public ?

 

J-P.M :

De toutes façons, SR est déjà contestée dans le parti.

 

Fabien-Pierre(DA) :

(à Jacqueline) : partage de nos valeurs ? par exemple sur la valeur 6, Delanoe dit que c'est de la foutaise. Il y a des clivages, inutile de les nier.

 

Gérard (Sartrouville)

se présente : adhésion PS à 20 € d'abord, puis DA seulement après la présidentielle.

Critiques de sa femme qui milite dans le milieu de la très grande pauvreté. Mais elle a apprécié la question "qu'est-ce que le Congrès peut apporter aux Français ?" et à commencé de s'intéresser. On voit toujours les mêmes.

 

Michel :

C'est ma première réunion politique ; j'en profite !

Je partage les valeurs socialistes, je sus ségoléniste. SR a tout à fait raison de poser des objectifs, des valeurs.

Beaucoup hésitent à entrer au PS, à cause de ceux qui attaquent SR. Comment les contrer ? que peut-on faire ? comment riposter ? 

 

Frédérique :

apprécie cette réunion, les analyses. Mais demande l'envoi de notes explicatives.

Voudrait voir plus de femmes.

 

Benoît (trésorier fédéral)

SR ne va pas contre la démarche du PS et du Congrès. Elle n'est pas à l'extérieur du parti : tout le monde va le faire (cf. Delanoe, Melenchon)

C'est dans l'histoire de notre formation politique : le débat commence dans l’ Hebdo ; puis réunions par sensibilités, contributions, puis débats pour tout le monde.

 

Françoise (Maurepas) :

présente son parcours, d'associations de femmes, en particulier pour la parité, puis au PS en espérant plus d'efficacité par la politique.

Sceptique sur les experts qui échouent, les préconisations économiques auxquelles on renonce en étant au pouvoir.

Trouve plus important aujourd'hui le cadre institutionnel. Trois thèmes forts sont constamment rappelés et applaudis dans les rassemblements militants socialistes (sauf CN) : le respect de la règle adoptée majoritairement, la parité, et l'interdiction totale du cumul des mandats – jugé par tous les politologues (débats, radios, TV) comme un "scandale" qui pervertit notre système démocratique et empêche la représentation.

Pourquoi ne pas profiter des textes à voter : statuts et Déclaration de principes ?

 

J-P.M  :

Essayons de trouver des valeurs communes. Tenir à la démocratie jusqu'au bout : pour Jaurès on y arrive jamais ; c'est un mouvement perpétuel.

Cumul des mandats : en hausse avec les dernières élections. Il y a recul évident.

Mais on n'est pas plus mauvais qu'avant : quand on est au pouvoir, on veut le garder.. Il faut sans arrêt retrouver des formules pour revenir à la démocratie

 

Il évoque son expérience politique (près de 28 ans, y compris au PSU) : il y a une" élite à cheval" qui rédige des textes, et "la chair à canon" à Congrès…

Notre choix différent : donner d'abord la parole aux adhérents. Nous dire ce qui est le plus important.

Aucun dirigeant ne devrait avoir l'indécence de s'exprimer avant l'expression de chacun, puis collective, puis en débats avant la décision.

Sur les attaques contre SR : ne pas répondre sur ce terrain, surtout quand il s'agit de camarades estimables (cf. Rocard).

Le meilleur moyen de la défendre : changer notre vie à l'intérieur du PS, pour nous rendre non pas parfaits, mais meilleurs.

par Martine publié dans : Débats participatifs 78
Lundi 19 mai 2008
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Synthèse des débats qui se sont tenus dans les Yvelines

Samedi dernier à Trappes, devant prés de 300 militants, s’est tenue la réunion de synthèse des débats participatifs. Patrick  Malivet, Premier secrétaire fédéral ouvre la réunion en rappelant que cette réunion avait pour but de rapporter l’essentiel de la soixantaine de débats participatifs qui se sont déroulés dans les Yvelines. Cette réunion se déroulait en présence de Pierre Moscovici (ancien ministre des Affaires européennes), Catherine Tasca (ancienne ministre de la Culture et sénatrice) et Jean-Paul Huchon (Président de la Région Île-de-France). Catherine Tasca a insisté sur la mobilisation des militants autour de la candidate socialiste, S. Royal, élue après une confrontation démocratique interne, la contribution apportée par des débats participatifs, riches et en adéquation avec les attentes du pays, ainsi que le début d’un rassemblement à gauche avec la présence des partenaires du MRC et du PRG. Elle a également rappelé la nécessité pour les militants de prendre du recul et de ne pas perdre confiance face aux fluctuations médiatiques.

Pierre Moscovici à quant à lui souligné une réalité de terrain : la mobilisation de la gauche derrière Ségolène Royal. « La confiance est de mise : la candidate sait où elle va, a son rythme propre alors que son adversaire de droite est parti trop vite. La restitution finale des débats participatifs, le 11 février, ouvrira une nouvelle phase. Ségolène Royal veut la France de la solidarité et refuse la France que propose N. Sarkozy : chacun doit avoir la chance de construire son destin ».  Même si elle y apportera sa touche personnelle, le projet de Ségolène Royal sera grandement inspiré du projet socialiste avec des fondamentaux : l’éducation pour émancipation, priorité des socialistes ; le travail avec le refus d’une segmentation et la revendication d’un seul contrat de travail ; la sécurité, une co-production qui amène à manier la sanction et la prévention (et pas uniquement la première) et à associer tous les acteurs ; la justice sociale, qui ne passe pas par une critique de l’euro mais par l’augmentation du SMIC, la négociation sociale, la redistribution fiscale, la création d’un grand service public de l’énergie ; la place de la France dans l’Europe et dans le monde avec un changement de la politique africaine, la création d’une organisation des nations unies de l’environnement et la présence de la question européenne (mise en avant d’une politique de croissance et d’innovation). 

Pour terminer, il affirme la nécessité de politiser le débat entre la droite et la gauche.  «  N. Sarkozy est le candidat de la France rentière, qui accumule alors que la gauche défend les travailleurs ».  

par Martine publié dans : Débats participatifs 78
Mercredi 7 février 2007
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Viroflay : éducation et premier emploi

MATERNELLE ET PRIMAIRE

Rendre l’école obligatoire dès 3 ans comme indiqué dans le programme ne nous a pas semblé une bonne mesure dans les conditions actuelles d’accueil en maternelle (jusqu’à parfois 33 par classe). De plus, la plupart des communes le proposent, que ce soit un droit  mais pas une obligation. (Cette mesure est-elle inscrite parce que des enfants défavorisés de cet âge ne sont pas envoyés à l’école ?)

Un pédopsychiatre nous a fait part de son inquiétude depuis la décentralisation vers les collectivités locales de la protection de l’enfance, de moins de rigueur. L’enfant pour s’épanouir a besoin de sécurité et l’école évalue. Dès la petite enfance, il faut déceler le désintérêt, l’inattention en essayant de trouver les causes,  parfois motiver l’élève par une écoute extérieure. Une femme raconte une  expérience vécue il y a quelques années dans notre ville pour aider des enfants en difficulté.

Des parents bénévoles avec une formation donnée par les bibliothèquaires de Clamart proposaient un soutien dans les écoles primaires pour l’apprentissage de la lecture et l’aide aux devoirs. Cette initiative a permis d’aider quelques élèves avec un suivi avec leurs enseignants.

Il faut donner le goût de l’intérêt à l’enfant par une pédagogie différenciée. La découpe par cycles à l’école primaire permet plus de flexibilité dans l’acquisition des connaissances mais attention au manque de rigueur et au décrochage des enfants.

COLLEGE

Le collège semble encore le maillon pauvre, délaissé. Il est ouvert à tous et même à Viroflay il fait peur à certains qui préfèrent envoyer leurs enfants dans le privé. L’école privée rassure car les élèves sont pris en charge plus d’heures dans la semaine, les enseignants absents sont remplacés plus facilement… L’idée au collège d’avoir un temps fixe avec plus d’heures qui inclurait un espace vie de classe, des activités moins « scolaires » qui permettraient au collégien de s’approprier son collège, d’y être épanoui.

La population accueillie est adolescente, c’est le lieu de socialisation, avec une dimension éducative et aussi instructive. Il faut l’ouvrir sur la cité, sur le monde.

Des visites au CIO devraient être obligatoires dès la 4ième pour remotiver des élèves et les aider dans un projet d’orientation, leur faire prendre conscience que l’instruction qu’on leur propose est un moyen avec un but,  un travail plus tard.

Dans les ZEP où beaucoup d’enfants sont bilingues il  faudrait valoriser la langue d’origine.

Il est évident qu’il faut miser sur les équipes éducatives, qu’elles aient du temps pour réaliser des projets pédagogiques. Les itinéraires de découvertes permettaient l’association de plusieurs disciplines sur un sujet commun.

Pourquoi un professeur agrégé ou avec un Capes ferait-il moins d’heures qu’un autre professeur ? Leur traitement est différent selon leur diplôme, mais le nombre d’heures de présence au collège, au lycée, pourrait être augmenté. 

IUT UNIVERSITE FORMATION CONTINUE

Un enseignant en IUT nous parle de son travail.et du succès de placement d’élèves dans l’industrie. L’enseignement est ponctué de stages qui permettent à l’étudiant de connaître le monde du travail et à l’entreprise de prendre plus facilement un jeune sortant des formations techniques.

Les jeunes veulent atteindre aujourd’hui le niveau d’étude le plus élevé. Un peu par peur du chômage mais surtout car les perspectives d’évolution sont faibles une fois dans l’entreprise. Il y a des emplois bac+2/bac +3. On devrait ouvrir la possibilité de reprises d’études après quelques années dans l'entreprise de manière bien plus généralisée qu'aujourd'hui. Ces formations existent au niveau ingénieur mais sont très peu nombreuses (Formation Ingénieur en Partenariat : 600 H de cours/an le vendredi et samedi pendant 2 ans, le tout financé par l'entreprise ou plus rarement par les FONGECIF). La formation continue existe aussi au niveau DUT/BTS/licence mais est à la fois  très peu connue, et dissuasive pour le salarié (car il y à très peu de financement). Il ajoute que pour les établissements c'est également dissuasif car c'est lourd a gérer et ce n'est pas financé par l'Etat. En renforçant cette possibilité pour les jeunes salariés, on leur permet d'aller travailler "pour voir" et de revenir (motivés !!) en formation après 3 ou 4 ans de démarrage dans la vie active, on ouvre une perspective et on rend plus attractive ces formations pour les lycéens. Cela devrait  s'accompagner d'un financement Etat/région/entreprise  avec l'objectif de maintenir 80% du salaire net lors de la formation. Dans les autres mesures : les moyens, en baisse catastrophiques ces dernières années. Manque de personnel administratif et technique, beaucoup de taches administratives sont assurées (bénévolement) par les enseignants. C'est du gâchis, dans les autres pays développés, il y 2 fois plus de personnels non enseignants. Il faudrait  augmenter les qualifications également et revaloriser les salaires (ou des primes de logement, en particulier en région parisienne). Arrêter la sous- traitance (informatique, ménage etc…) très coûteux pour les établissements.

Concernant les enseignants : enseignants -chercheurs de l'université il lui semble que l’on n’échappera pas à une réforme des statuts vers plus de souplesse et des périodes d'aller/retour "recherche à temps plein"/"enseignement à temps plein" qui ne pénalisent pas systématiquement ceux qui se consacrent aux activités administratives et pédagogiques.

Une manière d'augmenter la dotation des établissements serait aussi en lien avec le pacte écologique. Que l'état s'engage dans le financement des économies d'énergies/travaux d'isolation dans les établissement cela allégera d'autant les charges de ceux ci, qui retrouveront des marges de manoeuvre.

L’université est trop loin du monde du travail de l’entreprise. Il lui faudrait plus de moyens, d’autonomie et d’indépendance.

IUFM FORMATION DES PROFESSEURS

Inquiétudes quant à la formation des professeurs avec la disparition des IUFM. Voir les réflexions à ce sujet dans le document ci-joint.

Demander aux nouveaux enseignants en formation de proposer 2 disciplines, au niveau du collège, pourquoi pas ?

CARTE SCOLAIRE

La carte scolaire ne peut être un exemple de mixité sociale étant donné qu’en amont elle est presque inexistante dans les quartiers, sa fonction est remise compte. Le problème est au niveau de l’urbanisme. Laisser le choix de 2 ou 3 écoles permettrait une émulation entre elles.

En conclusion, on demande aux jeunes d’avoir une tête bien faite, avec des capacités d’adaptation, un bagage minimum pour se reconvertir ensuite si besoin. On souhaite une école citoyenne et une école ouverte sur le monde. 

 


Chambourcy : Violences et insécurités

Ce débat était organisé par la section de Chambourcy et le comité local Désirs d'avenir, sur le thème:

 

Il a été animé par Sylvie Durand-Savina, secrétaire fédérale, en présence de Patrick Malivet, premier fédéral, Didier Lebailly, secrétaire de section, Claude Van de Velde, comité DA.

 

 

 

1/ Constats

 

les grandes tendances

 

# la violence déborde et explose partout

 

# il y a urgence absolue dans les banlieux

 

# la violence est présente en permanence dans notre société (y compris à la télé, dans les média, dans les films..)

 

# la violence est présente à l'école et les adultes présents sont impuissants (trop peu nombreux, manque de moyens d'actions...)

 

# même quand des lois existent, elles sont soit non applicables (faute de décrets) soit non appliquées (faute de moyens)

 

# les violences institutionnelles : dans l'école,  qui reçoit désormais tous les élèves mais qui ne sait pas les accueillir, qui n'est plus un

 

"ascenseur social", dans laquelle élèves et prof souffrent, et qui laisse sortir 200 000 jeunes par an sans aucune formation ; dans l'entreprise, avec la difficulté d'accession au premier emploi, l'intérim, la précarité, les licenciements, la déshumanisation, la rentabilité financière....

 

les témoignages

 

# la sécurité doit aussi intéresser la Gauche; n'oublions pas que nous avons perdu les élections aussi sur ce thème

 

# comment un enseignant gère des élèves violents en 6° dans un collège de 500 élèves, avec une CPE, un médecin scolaire 2 fois par semaine, pas d’accompagnement individualisé prévu....? quels sont ses moyens d'action?

 

# la difficulté de ces classes vient de l'extrême hétérogénéité (origine, culture, niveau, âge...)

 

# quand un étranger  se rend en Préfecture, l'accueil est souvent négatif (pas de place pour s'asseoir, attente pendant des heures...)

 

 

 

2/ Causes  

 

# les jeunes se sentent rejetés par le modèle proposé; ils ressentent de la frustration, de l'injustice et se révoltent par des incivilités et des violences- ils manquent de repères, cette violence serait donc en fait une révolte ? une prise de parole? un moyen d'expression?

 

# importance du vécu dès le plus jeune âge : problèmes socio-économiques, culturels, de logement,  les discriminations ethniques, culturelles le communautarisme; les ghettos résidentiels, des territoires en dehors" de la norme" se créent, l'emploi ou plutôt le non emploi, la précarité

 

# l'école n'apporte de réponses qu'aux bons élèves et est en panne face aux questions posées par ceux qui refusent le système

 

 

 

3/ Propositions

 

# prévention et politique de la ville :  avoir des lieux d'écoute, savoir à qui s'adresser quand on se sent en danger ou que l'on connaît quelqu'un en danger ; coordonner tous les moyens existants (humains, financiers, structurels); l'Etat investit beaucoup mais il n'y a pas de coordination ni d'évaluation des politiques et des moyens ; est il normal, dans la situation actuelle, qu'un policier ne collabore pas avec un éducateur, qu'un enseignant ne rencontre pas l'assistante sociale de quartier quand un jeune est en danger?

 

# plus d'adultes et de "référents" dans les établissements scolaires (CPE, infirmières, médecins, assistantes sociales, soutien scolaire, psychologues...)

 

# les écoles de la seconde chance qui sont beaucoup trop rares et qui permettent de structurer le jeune, de lui apprendre les codes communs à la vie en société

 

mais il faut intervenir tôt ,il faut aussi associer et soutenir les parents

 

# adapter le système scolaire pour que tous les élèves aient une formation qualifiante (et de qualité) en le quittant

 

#dans le domaine économique : interdiction de la super flexibilité (comme par exemple les caissières qui font 3 heures le matin, puis 4 le soir mais qui habitent trop loin pour rentrer chez elles entre temps) et de tout ce qui crée l'apparition des "travailleurs pauvres", généralisation des CDI. ; mettre en place des structures efficaces pour gérer les crises (chômage, licenciements..) et offrir un parcours sécurisé aux travailleurs (formation permanente, requalification)

 

 

 

il n'y a pas de solution miracle, il y a des solutions à apporter à chaque cas, mais il faut offrir un espoir à chacun (formation, emploi...), il faut que toutes les institutions travaillent ensemble, il faut établir la confiance entre tous les acteurs, il faut une culture de résultats dans les institutions de l'Etat ainsi qu' une évaluation des politiques suivies.

 

 

par Martine publié dans : Débats participatifs 78
Mercredi 7 février 2007
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Sartrouville, débat départemental : La Vie chère

 

 

 

Personnalités invitées : Patrick Malivet, Premier secrétaire fédéral des Yvelines, Michèle Vitrac-Pouzoulet, présidente du comite de soutien Ségolène Royal 5° circonscription, Patrick Abisseror président comité de soutien 6°circonscription des Yvelines.

 

Après introduction rapide par Michèle Vitrac-Pouzoulet et Patrick Malivet, les participants se sont montrés très demandeurs de prise de parole et le débat fut très vivant. Après avoir abordé divers aspects de la vie chère, le débat est devenu plus militant, de nombreux participants critiquant les médias et Sarkozy et affirmant leur ancrage à gauche, voire à l’extrême-gauche, ceci les amenant à se regrouper derrière Ségolène. 

 

Articulation de l’introduction de Patrick Malivet :- Discrimination par prix du logement. Pas seulement Paris. Exemple Saint Malo. - Logements sociaux dans villes à gauche plutôt qu’à droite. - Coût de l’énergie : de plus en plus dur pour se chauffer. - Endettement des ménages.

 

Paroles des participants :

 

- Sur le logement cher : Plus on s’éloigne des villes pour trouver un logement moins chers, plus c’est cher de s’y transporter. Logement, loi SRU : rappel du dialogue « Petits hommes verts monsieur Sarkozy », de Paul Picard maire de Mantes. Imposer un plafond maintenant les loyers en dessous de 20% des revenus.

 

Lancement des prêts sur cinquante ans pour l’immobilier, autre scandale, car endettement sur du long terme, les ménages ne remboursant que de l’intérêt durant plus de dix ou quinze ans, d’ou un surcoût énorme. => Taux (réels) élevés des crédits en fonction du risque : plus on est pauvre plus on représente du risque et donc plus on paye

 

- Endettement : Le problème de l’endettement est général : endettement de l’état, endettement des particuliers. Est-il possible de l’éviter ? Sans doute pas complètement mais il faut le limiter. On entraîne les gens à se surendetter. Piège. C’est très rentable pour les banques et de nombreuses tentations sont offertes. Attention a éviter dérive américaine sur crédit trop facile qui amène les ménages à la banqueroute. Le crédit est un faux ami. Imposer petits crédits à la consommation à taux zéro. La vie chère c’est aussi un changement de référent qui nous induit à se créer des besoins nouveaux. Arrêter folie consommatrice, changer ses besoins pour revenir aux fondamentaux.  Mais logement et énergie sont  des incontournables. Viser une baisse des prix réels. Responsabilité du consommateur : chercher le moins cher peut aboutir à appauvrissement producteurs et donc à vie plus chère. Et ce qu’on paie moins cher est toujours rentable pour quelqu’un au détriment des autres.

 

Evaluation coût de la vie et baisse des prix :

 

Faire indice du coût de la vie qui prenne en compte charges imposées réelles. Problème nouvel indice de coût de la vie : il faut une traduction opérationnelle, car impacte sur ajustement SMIC.

 

Fiscalité via TVA et autres taxes cause de vie chère sur produits de première nécessité. La TVA est trop chère et injuste sur produits nécessaires. Baisse des prix pas possible ? Exemple énergie, pas possible ? Mais bénéfices colossaux sur le prix de l’énergie par compagnies pétrolières et taxes trop élevées.

 

Fuite en avant de la déréglementation due à l’Europe qui peut amener à  un renchérissement des services, des ressources telles que l’eau  et de l’énergie. Rapport évident à l’Europe du oui et du non. Nécessite de revoir les buts de l’Europe et de stopper la dérégulation imposée par idéologie néolibérale.

 

Hausse du pouvoir d’achat et travail : la valeur travail de Sarkozy : Idéal Sarkozien « lutte de tous contre tous ». Déréglementation des rapports sociaux. Travailler plus pour gagner plus, est une arnaque. Qui décide de faire des heures supplémentaires ? : le patron, pas l’employé. Pas de partage du travail… Et perdre sa vie pour la gagner. La vie est pas faite pour travailler mais pour être heureux. De toutes façons le MEDEF ne veut même plus de notion de plafond horaire, donc plus d’heures sup… ! Régression au dix-neuvième siècle. Valeur travail = escroquerie : c’est une activité pas une valeur !

 

Réorienter l’économie vers produits haute technologie et recherche est illusoire pour se défendre de la mondialisation : comment se battre sur le long terme contre les indiens et les chinois qui sont aussi leaders intellectuels. Il faut abandonner notion de compétition, nous ne devons nous battre contre personne mais amener développement harmonieux des rapports commerciaux mondiaux.

 

Le progrès n’est pas un truc en soi. Attention, le culte de la performance et de l’efficacité peut aussi déboucher sur des solution inhumaines, exemple : camps de la mort hitlériens.

 

Fiscalité : L’impôt sur le capital est une solution pour réduite la vie chère. .

 

Ne plus parler d’impôts : contribution selon moyen : devrait être progressif, et toucher tout le monde. Mais peut-on faire machine arrière ? C’est la droite qui fait machine arrière dès qu’on parle solidarité. Montrer que libéralisme est une impasse. L’ISF tape trop bas avec la hausse de l’immobilier. Attention : on ne peut réviser l’imposition sans faire un audit de l’état pour connaître ce qu’on veut faire et en quoi on dépense.

 

Considérations sur la méthodologie de campagne : Ségolène devrait faire présenter les propositions de son programme par des gens vrais ! Défendre les débats participatifs. Les continuer durant la seconde phase de campagne. Un bon moyen de présenter le programme via débat semi-participatifs.

 

Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Logement : imposer plafond de 20% des revenus pour loyers ; imposer respect et renforcement loi SRU. Crédit et consommation : Proposer de petits crédits a taux zéro pour les plus démunis ; Lutter contre le surendettement en pénalisant les organismes prêteurs qui exploitent la naïveté des consommateurs. Lutter contre dérives consuméristes. Lutte contre libéralisme sauvage : Développer au niveau de l’Europe et de l’OMC une vision harmonieuse des échanges non plus basées sur compétition frénétique. Détourner l’Europe de son idéologie néolibérale. Lutter contre les dérégulations des services et des rapports humains. Fiscalité : Audit général des dépenses de l’état et de ses besoins avant toute réforme de l’impôt. Déplacer l’impôt du travail et de la consommation vers le capital. Aller vers un impôt (unique ?) progressif (et non proportionnel) qui soit juste. Remonter le minimum imposable de l’ISF sur logement principal pour ne pas taxer des gens modestes du fait de la spéculation immobilière.

 

Quelles sont les recommandations  que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées : 

 

 Les participants étaient très marqués a gauche. Ils ont exprimé un faim très grande de futurs débats. Les intervenants on décidé de continuer la seconde phase de campagne de cette manière en présentant les propositions de Ségolène dans le cadre de débats participatifs un peu plus dirigés.

 

 

 

Meulan-Hardricourt : L’Education

 

 

 

Le débat a réuni une quarantaine de personnes autour du thème de l’école. Le public, était constitué d’enseignants du secondaire et du primaire, d’élus, de parents d’élèves, chefs d’établissements et de personnes n’étant pas particulièrement en « contact » avec l’école (retraités, parents d’enfants d’âge non scolaire…)

 

Ce débat a également réuni des militants, des sympathisants, des « opposants » et des personnes de sensibilité politique non identifiée. Sur la forme, ce débat c’est déroulé en deux parties :

 

1ère partie : Chacun était invité à faire part des sujets qu’il souhaitait voir abordés lors de ce débat. Le principe consistait à énoncer son sujet sans pour autant lancer la conversation et sans que personne ne réagisse à la proposition afin de balayer le plus largement possible la question de l’école..

 

Ont été ainsi recueillis 38 sujets de préoccupation.

 

Il a été décidé d’inscrire l’ensemble de ces sujets sans se soucier des possibles recoupements

 

2ème partie : le débat : Bien sur l’ensemble des sujets n’a pas put être abordé. Néanmoins, un large balayage des thèmes à put être fait compte tenu des nombreux recoupements possibles entre les différents sujets présentés.

 

1- Réduction des effectifs dans les classes :

 

La réduction des effectifs dans les classes devrait pouvoir permettre une attention plus grande des enseignants à chacun des élèves.

 

Quels sont les enjeux derrière une telle baisse ?

 

-Constat est fait d’un retour des « anciennes méthodes » non actives, or pour apprendre il faut être actif. En effet, plus on augmente les effectifs, plus la pédagogie s’adapte au nombre d’élèves.

 

- La baisse des effectifs ne peut être positive qu’avec des postes adaptés et des moyens chiffrés : nombre de créations de postes nécessaires, qualification des personnels indispensable, non substitution de personnels non-enseignants, formation adaptée à la pérennisation des enseignants dans les établissements (éviter le turn-over).

 

Propositions :

 

- Formation des enseignants qui se plaignent de ne pas avoir le temps de communiquer avec les élèves ;

 

- Organisation de travail en équipe des enseignants (modèle allemand) qui ainsi peuvent s’occuper de plusieurs classes de même niveau.

 

- Affectation des moyens réfléchie : création de véritables profils de poste. Certains postes peuvent être occupés par des personnels non enseignants

 

Conclusion : Oui à une réduction des effectifs mais avec la nécessité de revoir les méthodes : pas de méthode « miracle » mais un mixage des méthodes

 

Propositions : Mettre l’accent sur la recherche et l’expérimentation : faire confiance aux didacticiens et ne plus se contenter de la bonne parole du ministère. Revoir la formation en particulier des professeurs des écoles (IUFM) : trop de bachotage et aucune autonomie de l’enseignant sur ses choix pédagogiques. Créer une véritable formation professionnelle de l’enseignant tout au long de sa carrière.

 

Exemple concret : l’apprentissage des langues : que veut-on ?

 

- L’apprentissage d’une langue étrangère à l’école élémentaire doit-il être envisagé comme celui d’une autre matière ou au contraire le but n’est-il pas de faire « baigner » l’élève dans une langue rattachée à une culture (musique, cinéma…), de savoir communiquer voire de se « débrouiller » lors de rencontres avec d’autres nationalités.

 

- Que penser du décalage entre les ordres du ministère et la réalité du terrain (pas de Maître capable d’enseigner cette matière) ? Idem pour l’enseignement de l’informatique.

 

- Doit-il y avoir une hiérarchisation des langues et ne peut-on pas valoriser les langues parlées dans les banlieues ? Il y a déjà beaucoup d’enfants bilingues dans les quartiers dits sensibles. La question est de savoir si ils parlent les « bonnes langues ».

 

Pourquoi la place de l’apprentissage des langues est-elle différente en France de nos voisins européens ? A niveau ou âge égal, les élèves français parlent moins bien que nos voisins malgré les enjeux d’employabilité créés par l’élargissement européen.

 

Conclusion : Soit on annonce, on met les moyens et on fait, soit on n’annonce pas et on ne fait pas. Etre vigilant sur les effets pervers de la décentralisation sur l’éducation nationale. Revoir les méthodes ne peut se faire sans définir au préalable les missions de l’école.

 

2- Les missions de l’école

 

Constats  et propositions : Apprendre à vivre ensemble et insister sur la place de la personne (et non de l’individu). Créer un lieu d’apprentissage et de transmission des savoirs qui dépassent l’enseignement de matières : savoir-être, savoir-vivre, discipline…Développer les facultés d’adaptation et de discernement : aider à la structuration intellectuelle de l’élève et à l’élaboration de son ouverture d’esprit et de son sens critique. Etre le reflet de la société tout en prônant des valeurs que la société n’exprime pas forcément de façon évidente (exemple : la solidarité…) ; garantir une égalité de l’enseignement et résister à une école de la société bourgeoise. Mais attention, on ne peut pas faire faire à l’école ce que les gens ne sont pas capables de faire chez eux.

 

Conclusion : Réussir ces missions ne peut passer que par un programme et une culture commune. Il est évident que l’accroissement des connaissances auquel le monde est confronté passera par un alourdissement des programmes. Les élèves et les enseignants devront-ils en passer par des semaines de 70 heures ?

 

Les contraintes économiques et l’employabilité créeront des tensions entre la nécessité de produire une main d’œuvre spécialisée et le droit pour tous à la culture générale.

 

Il est nécessaire de recréer du lien entre les matières et leur finalité : Approche sociologique des matières : partir de l’actualité et l’expliquer par l’histoire, la géographie, la littérature…Respect et valorisation des différentes intelligences et du ressenti de l’élève : pratiques artistiques, manuelles…Créer des modules communs entre le lycée général et le lycée professionnel et généraliser un enseignement professionnel y compris dans le cadre des lycées classiques. Mettre en place une véritable liberté pédagogique.

 

 

 

Marly-le-Roi : La  Vie chère

 

 

 

Personnalités invitées : présentation par Loïc wolber et Michel Mouton, secrétaire de section. Présentation de diapositives et discussion très vivante en réaction. Plusieurs sections de débat conduit par Michel Mouton.

 

Evolution des prix : Le pouvoir d’achat depuis 1990 a chuté de 17% pour les retraités d’après l’union française des retraités. Aucun écho de l’action des retraités de la part des pouvoirs publics. L’indice INSEE ne reflète pas la réalité du coût de la vie quotidienne.

 

Chômage, descendeur social et relance : La dette handicape le futur des jeunes. Il faut cependant investir pour relancer la machine économique. Comment faire sans aggraver la dette. Réduction des coûts de l’état : proposition de Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, nécessite qu’il précise les corps concernés. 35 heures : l’état n’a pas donné le bon exemple avec l’hôpital et son imprévoyance à former les infirmières nécessaires. L’état n’a pas non plus anticipé sur les besoins en matière de petite enfance et personnes âgées. Dans le système santé on est en train de créer un accès à plusieurs vitesses semblable aux USA pénalisant pour les plus pauvres. Les mutuelles complémentaires sont de plus en plus onéreuses pour les retraites et les chômeurs. Risque de voir s’installer une indexation sur le risque inverse de l’esprit de solidarité.

 

Fiscalité : La CSG à l’inverse de l’IRPP pénalise les bas revenus. Idem pour la TVA.

 

Quelles sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat : 

 

Evolution des prix : Faire un indice du coût de la vie correspondant à la réalité des différents types de ménages. Expliquer de manière transparente la construction de l’indice

 

Chômage, éducation et relance économique : L’état doit envisager la création d’une agence de grands travaux. L’état devrait réduire son train de vie et donner l’exemple par une meilleure utilisation de l’argent, mais sans remettre en cause la qualité des services publics. Recruter des fonctionnaires pour améliorer la qualité des services publics (par exemple éducation, social). Revaloriser les métiers manuels. Ne pas en faire un résultat de l’échec scolaire. Proposer des salaires décents et attractifs pour de tels métiers. Rapprocher l’école et l’entreprise avec obligation de stages en usine. Refus des propositions Parisot de déplafonner le temps légal de travail et refus des propositions Sarkozy d’inciter aux heures supplémentaires. Maintien et généralisation des 35 heures avec salaires décents. Renforcer les droits de formation sur la durée de la vie, surtout pour les PME. Augmenter le nombre d’inspecteur d