Sartrouville : L’ Education
En présence de : invitées : Bruno Julliard, président de l' UNEF, Michèle Vitrac-Pouzoulet présidente comite de soutien Ségolène Royal 5°circonscription, Bruno Mer du SNES-FSU
Le débat s’est déroulé spontanément en plusieurs phases de questionnement, assez riches dont nous ne présentons ici que quelques éléments.
1- L’éducation remplit-elle encore son rôle d’ascenseur social en 2007 ?
Les avis divergent mais globalement l’école remplit moins bien son rôle d’ascenseur social que par le passé. Nous nous devons de préserver et d’améliorer ce service public
L’école marche même si elle a besoin de réformes. Il faut travailler en relation et non en opposition entre parents-enseignants- élèves.
L’ascenseur social est en panne, ce n’est pas nouveau mais c’est pire depuis 5 ans. L’éducation est le parent pauvre de la politique du gouvernement actuel. Ambitions de l’école sont revues à la baisse. Le socle commun de connaissances représente un nivellement par le bas, une réduction de l’ambition de l’école.
Il faut revaloriser les filières professionnelles, les filières techniques, en les proposant à tous les élèves afin que les choix soient des vrais choix et non des choix par défaut.
L’université fonctionne comme un système de reproduction sociale. Le nombre d’étudiants entrant à l’université a considérablement augmenté, passant de 1 110 000 à 2 200 000 en 25 ans mais ce phénomène n’est démocratique qu’en apparence. L’échec à l’université est insupportablement élevé et ceux qui échouent sont ceux des milieux les moins favorisés donc l’accès à l’université s’est démocratisé mais pas la réussite à l’université. Nécessité de réformer l’université.
L’égalité des chances est un faux débat qui génère la massification sans la démocratisation.
La discrimination positive ? : Si c’est une politique territoriale qui vise à mettre plus de moyens dans certaines zones en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des habitants, c’est très bien (existe depuis 1982 avec la création des ZEP) mais si c’est basé sur la reconnaissance de quelques individus appartenant à une minorité (nomination d’un préfet musulman, entrée à sciences PO de quelques étudiants…) cela n’aide pas les autres.
Révision de la carte scolaire pour favoriser la mixité sociale et mettre fin à l’effet concentrationnaire des ZEP.
2- Les dysfonctionnements actuels du système scolaire.
Statut et subsistances des jeunes :
Suppression des « pions ». c’est une catastrophe sociale pour les étudiants (les privant d’un « petit boulot » intéressant) et pour les élèves). Les jeunes n’ont pas de moyens de subsistance pendant leurs études. L’âge entre la sortie de la famille et l’entrée dans la vie active pose des problèmes. Quelle autonomie ? Quel statut, quels droits et devoirs ? L’UNEF réclame l’allocation d’autonomie.
La perte des aides –éducateurs est aussi dommageable car ils permettaient de faire fonctionner le foyer éducatif et les salles informatiques dans les collèges (enseignants), les bibliothèques, ateliers le midi… dans les écoles (parents d’élèves, enseignants). Le statut d’aide éducateur était également une aide pour les étudiants (aide financière mais aussi de confrontation aux métiers d’enseignants)
3- Manque de moyens humains
Diminution importante du nombre d’enseignants (SNES). Comment intéresser les élèves avec moins d’options, moins d’enseignements choisis, des effectifs trop lourds ? Le nombre de prof est insuffisant. La DHG (dotation horaire globale) diminue chaque année. Il faut donc faire avec moins d’heures pour les élèves. On demande un PPRE (projet personnel de réussite éducative) en 2006 mais aucune heure spécifique n’a été attribuée. Il faut donc prendre dans les horaires actuels. Concrètement, si on prend une ou deux heures pour quelques élèves, c’est une heure de français en moins pour 25 élèves. (prof EPS). On a aussi supprimé les TPE en terminale faute de budget ! Les moyens humains sont insuffisants en ce qui concerne les assistantes sociales.
Les moyens humains sont insuffisants pour tous les adultes accompagnant la scolarité :psychologues scolaires, infirmière, médecins scolaires… (FCPE). A Sartrouville, le bilan de santé des enfants de 4 ans (auparavant pris en charge par la PMI, n’est plus effectué dans toute les écoles (il est fait partiellement ou pas du tout). Le bilan de santé d’entrée à l’école élémentaire (bilan des 6 ans, relevant de l’éducation nationale) ne sera pas assuré pour tous les enfants cette année. Un dépistage infirmier partiel sera fait et peu d’enfants rencontreront le médecin scolaire.
Les moyens sont insuffisants également pour l’accueil des enfants handicapés dans les écoles (enseignante). Les EVS et AVS sont en nombre très insuffisants. En pratique, il « faut » 3 enfants handicapés pour bénéficier d’une EVS dans une école (à Sartrouville) mais les enfants ne sont pas dans la même classe donc la plupart de la journée scolaire, l’enseignant(e) est seul(e) avec 25 enfants ou plus dont un enfant ayant des besoins particuliers.
La formation des EVS/ AVS pose problème (parents d’élèves) les contrats des AVS sont pour 1 année, renouvelable 6 fois avec une formation quasi-inexistante (faible et non obligatoire). Ces emplois sont donc peu attractifs et posent des problèmes de qualification.
4- Divers
Les contrats des aides éducateurs étaient limités dans le temps mais pas vraiment précaires (SNES) puisqu’ assortis de vraies formations sur le temps de travail. Précarité de certains statuts de l’éducation nationale comme les prof vacataires (non payés pendant les vacances) est un vrai dysfonctionnement du système actuel. (prof vacataire)
Perte du sens de l’effort. La réussite se mérite. L’ augmentation des moyens ne constitue pas un remède miracle. Il faut accompagner mais pas déresponsabiliser.
Les programmes sont énormes et les profs font des choix dans les parties à traiter. Le volume total des programmes est trop important (un jeune sorti du lycée). Pas d’accord, il faut partir de ce que les élèves savent, mettre le jeune au centre du système éducatif, ce qui suppose plus de moyens humains. Les effectifs dans les classes sont un réel problème pour une pratique diversifiée.
La formation des enseignants pose aussi des problèmes, le recrutement (CAPES) se faisant uniquement sur compétences disciplinaires et non aussi en fonction de connaissance sur l’enfant. Problème d’ expertise ≠ pédagogie. Les enseignants devraient être formés à la psychologie de l’enfant, à la gestion de groupe, à la gestion des conflits, aux relations avec les familles. Les relations avec les familles en grandes difficultés sont difficiles pour des enseignants non formés. Reformer les IUFM.
La bivalence des matières, l’exercice sur plusieurs collèges sont autant de régressions car les services dans plusieurs établissements diminueront la présence d’adultes dans les établissements et entraînent une déqualification des professeurs.
- Les audits actuels soulignent le coût des examens nationaux. Attention à ne pas aller vers une hiérarchie entre établissements.
5- Le rôle de la famille.
Quelle responsabilisation des familles ?: Ségolène Royal veut s’appuyer sur la famille qui peut transmettre les valeurs. L’école ne peut pas résoudre tous les maux de la société mais renforcer le rôle de la famille, c’est maintenir l’ordre actuel et donc renoncer au rôle de l’ascenseur social de l’école. Mais pallier ce probleme il faut que les familles socio-culturellement déficientes doivent être plus aidées (lutte contre la précarité, services sociaux d’aides aux familles plus développés). Refuser la démission de l’éducation et la dérive vers la responsabilité individuelle de la réussite. Ne pas oublier la petite enfance et la nécessité de scolariser le plus tôt possible les enfants des milieux les moins favorisés.
5- Le rôle de l’éducation
Nécessité d’adapter l’école aux changements de la société. La France change, il est important d’intégrer les différentes cultures (parent d’élèves). - L’éducation n’est pas l’instruction. - L’école règle plus ou moins bien le besoin de primo-éducation mais après ? - Si les diplômés ne trouvent pas de travail, très mauvaise image pour les jeunes. - Attention, le diplôme reste encore la meilleure arme contre le chômage - Attention aux études supérieures trop dépendantes d’un industriel. Par exemple le master en chimie du pneu à Clermont-Ferrand. Que font les élèves lorsque Michelin délocalise la production ? (question de la salle) - Il faut redonner tout son rôle à l’éducation. Le point positif est que l’éducation semble revenir au centre des débats pour la présidentielle. - Attention, le rôle de l’éducation dépasse celui de l’insertion professionnelle. L’éducation vise à garantir une insertion professionnelle mais aussi à donner une culture aux citoyens, à lutter contre la montée des communautarismes, de la violence. L’éducation agit comme rempart contre l’obscurantisme. - Quelle sélection doit–on souhaiter ? En France environ ½ d’une classe d’âge obtient un diplôme de l’enseignement supérieur. Les pays de l’OCDE sont plutôt vers 75%. - Attention à l’apprentissage à 14 ans. - Mais tous les jeunes ne peuvent pas ou ne veulent pas faire des études générales et cet apprentissage existe déjà par le biais de classes particulières qui concernent aujourd’hui 10000 élèves quand de Robien en prévoit 20000 ou 30000.
L’éducation suppose aussi de se poser la question l’épanouissement en dehors de l’école, de l’accès aux activités extra-scolaires, à la culture en général.
Quels sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat :
Maintenir et Renforcer Ecole Ascenseur Social : Nous nous devons de préserver et de renforcer ce service public de l’Education Nationale. Le socle commun de connaissances dans les collèges représente un nivellement par le bas, une réduction de l’ambition de l’école. Il faut le remettre en cause l faut revaloriser les filières professionnelles, les filières techniques, en les proposant à tous les élèves afin que les choix soient des vrais choix et non des choix par défaut. Révision de la carte scolaire pour favoriser la mixité sociale et mettre fin à l’effet concentrationnaire des ZEP.
Pas de faux semblants de type discrimination positive, par exemple entrée de quelques cas sociaux dans grandes écoles, la gauche c’est la solidarité pas la charité.
Nécessité de réformer l’université pour amener une véritable démocratisation et non une simple massification. Le taux de réussite ne doit pas dépendre du milieu socioculturel.
L’université ne doit pas être le parent pauvre du supérieur. Le système des grandes écoles est devenu un lieu de reproduction et renforcement du pouvoir (par esprit de corps) d’une caste des élites. Il faut redémocratiser l’accès aux grandes écoles ou alors les supprimer pour redonner toute sa place à l’université.
La responsabilisation par l’argent (écoles ou universalités payantes, coût des livres, etc.) est un moyen de discriminer les moins fortunés et doit être bannie.
Proposition d’impliquer les industries dans les années terminales d’enseignement (déjà le cas dans les grandes écoles dans lesquelles de nombreux enseignants sont des vacataires détachés par leur entreprise ). Mais enseignement doit rester un lieu de formation culturelle avant tout (exemple mauvais de l’école d’ingénieurs du pneu de Michelin)
Combattre les dysfonctionnements actuels du système scolaire
Le constat général est le manque de personnel enseignant, de surveillance, d’assistance : Renforcer les effectifs (ce qui demandera un effort supplémentaire a l’état). Ne pas recourir comme c’est le cas actuellement pour de nombreux personnels a des contrats de vacataires précaires. Restaurer les emplois-jeunes qui permettent sur un nombre maximum de 5 années a des étudiants de continuer leurs études tout en étant payés pour des fonctions de surveillance ou d’assistance aux enseignants (ceci n’est pas de la précarité !). Réintroduire le statut d’élève professeur.
Qualité de l’enseignement : Améliorer la formation au relationnel, à la dynamique de groupe des enseignants. Reformer les IUFM, le CAPES pratique. Maintenir les enseignants sur un poste et éviter les dispersions entre plusieurs établissements. Instituer dans le service public un service de soutien scolaire gratuit. Mais pas surcharger les enseignants déjà en charge des cours en leur demandant d’assurer ces soutiens. Utiliser des personnels différents, par exemple étudiants sous contrat emploi-jeune. Alléger les programmes et partir de ce que les élèves savent. Eviter une formation de base tournée vers l’élitisme, introduire du pratique et de l’enseignement technique dans tous les cursus. Maintenir le caractère national des examens, malgré un coût supérieur
Education et rôle des familles : Le rôle de la famille est central dans l’éducation et l’école ne peut tout . Mais pour que la famille joue son rôle éducateur en dehors des classes aisées, il faut considérablement renforcer les services d’assistance aux familles socio-culturellement en difficulté afin de maintenir une égalité réelle. Scolarisation systématique dans la primo-enfance des enfants de milieux défavorises.
Quelles sont les recommandations que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées :
Il est clair qu’il y a une forte demande de renforcement de la qualité de formation et de la quantité de personnels enseignants et d’encadrement. De plus des contrats solides doivent être utilisés et non des expédients genre vacataires ou CDDs. Les participants sont conscients que ceci demande un énorme effort financier a l’état, et ont conscience que ce surcoût demandera des prélèvements nouveaux.
Il y aussi la constatation que rien ne remplace un bon diplôme a terme mais que le chômage actuel des jeunes diplômés est très démoralisant pour leurs cadets. Il y a donc une double demande de, un, améliorer le taux de réussite aux diplômes finaux (universitaires ou professionnels) et, deux, de limiter le chômage des nouveaux diplômés. Ceci doit passer par un effort tout particulier d’insertion des jeunes diplômés, pourquoi pas via contrats emploi-jeunes réutilisés dans l’éducation nationale ?
Saint-Arnoult : Education – Formation – Emploi
Introduction au débat par Jean-Claude Husson. Jean-Luc Trotignon propose ses services d’ »écrivain public » pour formuler avec d’éventuel intervenant leur sujet de discussion ou tout sujet non abordé (voir annexe).
Le présent compte-rendu n’a pas voulu reproduire seulement les paroles dites ; Nous avons essayé de mettre ce que nous pensons être les propositions sur les différents thèmes abordés.
Gilles Augis, animateur principal, se présente : éducateur spécialisé, 25 ans au PS; son activité professionnelle lui permet d’avoir une vision de la façon dont sont traitées les questions éducatives à travers les textes de loi. L’application sur le terrain de la loi 2005 va poser des problèmes. La loi protection de l’enfance également.
Questions soulevées concernant la correspondance entre le système éducatif et le monde du travail. On oriente les jeunes de plus en plus tôt et on demande en même temps une flexibilité aux travailleurs. Les jeunes qui à 14 ans, sortent de la formation générale, seront-ils capables dans 10 ans de se réadapter à autre chose. Et à 14 ans, est-on capable de choisir ?
L’Education est une lourde machine, un grand dispositif qui fait souffrir et déresponsabilise son monde. La réforme serait peut-être d’aller chercher les réponses chez les enseignants. Eux, ils savent.
Il faudrait avoir un autre regard sur les 2 mondes ; là est le chantier à ouvrir. C’est une question de courage, pas de couleur politique. Les enseignants, les grenadiers voltigeurs de la république, en 1ère ligne, sont déconsidérés.
Une stricte adéquation Education-travail n’est pas possible. La technique change et il serait dangereux de former des techniciens spécialisés. Une culture générale est nécessaire.
Une donnée nouvelle est apparue et la mentalité a changée : maintenant, on ne pense plus qu’on va passer sa vie dans la même usine.
Une autre donnée nouvelle aussi : la valeur du travail se mesure à la rentabilité, revenir le moins cher possible. Jadis, on formait les jeunes, maintenant, on les veut tout formés. Les travailleurs aussi ne sont pas considérés. La rémunération se fait en fonction du système offres-demandes. La restauration, notamment, n’est pas rémunérée en fonction de sa pénibilité.
Les intérêts des travailleurs et des chefs d’entreprises ne sont pas les mêmes.
Il y a des choses à faire, une réflexion sur les rapports à avoir avec les entreprises. Les 35h ont été une bonne loi mais des erreurs ont été commises, concernant les petites entreprises, qui sont gisement d’emplois. Se méfier du manichéisme.
Proposition : ne pas opposer apprentissage et obtention d’un socle de connaissances; ré apprendre à l’entreprise le rôle qu’elle peut jouer dans le trio entreprise - formateurs - famille. Reformer la communauté éducative.
Question sur la décentralisation et la fonction publique :
Explication sur la décentralisation du personnel TOS, techniciens/ouvriers de service qui ont jusqu’en 2009 pour opter, donc accepter d’intégrer la fonction publique territoriale. Ceux qui n’ opteront pas resteront dans la fonction publique nationale. Un doute est émis sur cette possibilité. 2000 fonctionnaires sur 9000 ont opté en Ile de France. Les nouveaux embauchés seront d’office fonctionnaires territoriaux. Le PS et la région Ile de France se sont déclarés contre cette loi, considérant que l’état décentralisait les compétences et non les moyens. Les moyens dégagés correspondent à un effectif insuffisant. Il faudra embaucher, ce qui sera à la charge de la Région.
Proposition : confirmer la position du PS vis à vis des TOS en la précisant. Un problème est soulevé concernant la mise à disposition.
Retour sur la thématique de l’enseignement :
Un jeune sur 5 sort sans qualification alors qu’on demande de plus en plus un haut niveau. Il faut une formation initiale solide ; après le jeune pourra évoluer. Il faut penser à un système de formation tout au long de la vie, sécuriser les parcours professionnels. Il y a du progrès dans le rapprochement avec les entreprises.
Que le système d’apprentissage soit une voie de réussite. Mettre la barre à 14 ans est une bêtise, c’était valable il y a 40 ans. Il y a 80 000 apprentis en Ile de France et il ne faut pas oublier les bacs et les post-bacs. 80 à 90% débouchent sur l’emploi.
L’université est un parent pauvre. Un étudiant revient à 6400€, un lycéen à 8500€.
Les jeunes universitaires partent à l’étranger parce qu’ils ne trouvent pas de travail en France (suppression de postes )
Proposition : enrichir le projet du PS en matière d’Education, avoir un discours clair sur l’apprentissage, développer les postes de chercheurs…
80% de bacheliers ? Est-ce une solution de tirer les générations vers le haut ? alors qu’il n’y a pas de porte de sortie pour les exclus du système. Le CPA a été démantelé. Des jeunes errent de la 6e à la 3e et on ne leur propose rien. Certains enfants n’ont personne pour les accompagner, souvent à cause de difficultés économiques dans leur famille.
Que propose le PS ? : Opportunité d’une campagne électorale différente de celles passées : réfléchir, écouter, faire remonter. Le PS s’était associé jadis à des décisions comme les centres fermés pour jeunes ( « une connerie ») sans écouter des spécialistes. L’axe de Ségolène Royale : le soutien parental, l’accompagnement des ados, amener la jeunesse vers une insertion durable. Une association locale PEPSY fonctionne ainsi.
Evocation de la « communauté éducative » dont parlait Lionel Jospin lorsqu’il était ministre de l’Education. Chaque pied du tabouret est nécessaire pour que celui-ci tienne.
Proposition : assurer une plus grande diversité des formations sans créer de filières (ne pas enfoncer les moins bons)
Tout existe !
Il n’y a rien à inventer. Tout existe déjà mais ne fonctionne pas. Il faudrait faire fonctionner de bonne manière ce qui a déjà été créé. Le GAP existe en primaire pour éviter les échecs mais n’a pas les moyens pour le faire. Il faudrait descendre le nombre d’enfants par classe. La magistrature pour enfants existe mais ne peut plus fonctionner (surchauffe du nombre de dossiers). L’aide sociale en Yvelines existe mais est en difficulté
Proposition : ne pas casser l’existant (pas de nouvelle loi) mais donner les moyens de l’appliquer.
Suivi des élèves en primaire
20% des élèves quittent le système car le programme général ne les intéressent pas (pas de carottes). Les jeunes doivent voir où ils peuvent aller en adaptant leur parcours. Les circuits d’aide existent mais leurs moyen sont de plus en plus faibles.
Proposition : Donner de l’importance à la « re-médiation »( 2 années en 3….) en : laissant une grande part d’initiative à l’ enseignant, qui sait ce qu’il fait et à besoin d’autonomie. leur laisser l’opportunité de prendre des initiatives (re-médiation), faisant participer la famille.
Former mieux sur les matières générales, pas plus mais mieux, mettre le jeune au cœur de son orientation et travailler avec lui, le prendre en compte dans sa diversité. Sans bases, le jeune ne pourra pas rattraper.
Apprentissage :
Former à 14 ans pour un métier qui aura disparu dans 10 ans : c’est une erreur.
Orienter très jeune, c’est souvent forcer à se former pour un métier que le jeune n’aimera pas. Les temps ont changé : les entreprises veulent des jeunes formatés et n’assurent pas la formation ensuite.
Les entreprises ayant besoin de main d’œuvre, la filière apprentissage peut être une solution pour certains qui peuvent ensuite se mettre à leur compte. Une formation spécifique très jeune conduit souvent à une impasse à terme.
Proposition : tenir compte de la rapidité d’évolution des métiers en donnant aux jeunes une formation de base solide leur permettant ensuite d’avoir les moyens de s’adapter grâce à des formations complémentaires.
Filière technique :
Changer la mentalité générale et ses préjugés sur le travail manuel. C’est inscrit dans la société : on envoie en technique les mauvais élèves, incapables de suivre des études longues.
Il y a en particulier un préjugé des enseignants envers la filière technique.
Proposition : changer l’image de marque de la filière technique en se forçant car ce n’est pas naturel.
Contributions données à l’écrivain public
-l n’y a pas que la télé qui montre des images de violences déstabilisantes, par ses fictions, dessins animés, voire reportages : il y a des jeux vidéos extrêmement violents qui sont en vente libre (malgré les interdictions affichées sur les jaquettes !) et qui ont malheureusement un grand succès. - Dans une famille monoparentale, une mère se retrouve seule et sans soutien face à ses deux fils de 17 & 19 ans. L’aîné a interrompu ses études et est violent avec sa mère pour obtenir ce qu’il veut. Le père est décédé et les grands-parents sont trop âgés. La seule solution que des associations lui ont donné, c’est de mettre son fils dehors, mais il se trouverait à la rue, sans diplôme ni travail. Elle est désemparée et se sent seule et sans aucune solution ni aide face à ce problème grave et sans solution. - Un jeune a trouvé le tract « Le bilan de la droite : c’est le projet de Nicolas Sarkozy » trop agressif, donc discrétant un peu le discours constructif. - Les mesures de résultats de la police sont contestables, d’autres indicateurs devraient être mis en place. Une réorganisation globale des effectifs et leur répartition est à faire. Faire de la « géodélinquance » (un peu comme le géomarketing) pour améliorer la sécurité ; si c’est déjà fait, c’est mal fait. Disparité incohérente du nombre de policiers par habitant selon les territoires. - Difficulté d’élever ses enfants en famille monoparentale, notamment à cause des durées de transport pour le lieu de travail, lorsqu’on rentre tard et qu’on part tôt. De plus, l’école n’est pas suffisamment adaptée à ce type de famille, dont la maman a parfois du mal, vu ses horaires à bien contrôler les devoirs. Ces enfants-là ne sentent pas leur différence bien comprise par leur enseignant, donc ne se sente pas respectés/compris par l’enseignant qui, lui, leur demande de respecter les mêmes consignes que les enfants dont le suivi scolaire est facilité par la présence de 2 parents au domicile. - Le harcèlement moral : une victime, psychologiquent usée, n’a plus le courage ou la force de faire les dossiers et les démarches pour agir. Il faudrait une meilleure aide. Il ne devrait pas y avoir à faire la preuve de son harcèlement lorsqu’on le déclare, cela remue le couteau dans la plaie, ce devrait être à l’employeur de prouver qu’il ne le harcèle pas. - Il faut agir fortement pour les jeunes sans espoir des cités, que ni l’école ni leurs parents n’ont réussi à « élever » au sens propre. Il y a urgence. - La pire des violences, c’est la misère. Promouvoir le co-développement. Envisager la décroissance si nécessaire. Le non-respect de la parité homme-femme est aussi inacceptable.
Les Essarts-Le-Roi : Environnement et développement durable
Organisé par la section PS Les Essarts le Roi-Auffargis. Invité: Didier FISCHER, Conseiller régional, président du Comité de soutien à Ségolène Royal de la 10eme circonscription des Yvelines.
Le débat s’est organisé spontanément à partir des problèmes locaux pour s’élargir sur des suggestions de dimensions nationales ou européennes.
Les transports : Développement indispensable des transports en commun, ici surtout le train . Mais: prix des billets élevé, irrégularité et inconfort dus à la vétusté. L’amélioration passe par la création d’une 3eme ligne, pour laquelle l’Etat doit intervenir.
La priorité doit être donnée aux transports en commun, au rail et au ferroutage, avec cependant l’entretien indispensable du réseau routier existant (problème latent de la RN 10 et de l’A 12).
La région devrait avoir un droit de regard sur l’utilisation des crédits, en particulier des parkings près des gares, les réduire ou les supprimer est un non-sens.
A l’avenir, la politique du circuit court, rapprochant lieux d’habitat et lieux de travail, doit s’imposer; elle permet en même temps de sauvegarder des espaces naturels.
Les déchets : Responsabiliser les industriels pour qu’ils réduisent les emballages.
Reprendre le système de consigne des verres (créations d’emplois), faire des canettes en alu recyclable;.
D’une manière générale, nécessité pour l’Etat d’encadrer sévèrement les sociétés de ramassage et de traitement des déchets, les communes seules sont désarmées devant elles.
L’eau : Des sociétés concessionnaires géantes font des profits exorbitants. Là aussi le rôle de contrôle de l’Etat est nécessaire. Certaines communes ayant repris cette gestion à leur compte réalisent des économies de 20 à 25% pour les usagers.
Taxe sur l’émission de CO2 : Ne risque-t-elle pas de créer de la récession ? Et que dire du commerce du “droit de polluer” ?
En général : Les citoyens pensent qu’il faut d’abord renforcer le service public dans tous les domaines, aider les communes à se défendre et établir une solidarité entre celles-ci pour pallier leurs différences de moyens.
Les solutions de co-développement passent nécessairement par l’Europe et des propositions fortes de Ségolène Royal sont attendues dans ce domaine.
Noisy-Bailly : la fiscalité, l’éducation, le logement
1- Fiscalité : Plusieurs personnes présentes ont demandé que notre programme fiscal ne tende pas à décourager le travail. Il est demandé que l’impôt porte sur les REVENUS et non sur le SALAIRE. D’autres pensent qu’il faut réduire les charges sur le travail – remettre à plat la fiscalité. Il est rappelé que la TVA est un impôt injuste frappant relativement plus les catégories défavorisées
2- L’éducation : Une très forte attente s’est manifestée. Les discours et tracts sont trouvés trop légers sur le sujet. Une phrase du tract a été mal interprétée : au verso du 4 pages intitulé « 2 007 : une année décisive pour les Français » 1er paragraphe : « tout commence par les familles car si elles fonctionnent bien et assument leur devoir d’affection, d’éducation et de surveillance, alors les enfants démarrent dans la vie dans le bonnes conditions » ; Plusieurs femmes étaient heurtées, se sentant sans doute culpabilisées une fois de plus. La secrétaire de section a du rappeler que pour que les familles « fonctionnent bien » encore faut-il qu’elles vivent dans des conditions décentes de logement, de revenus, de santé, de sécurité et que cela était sous entendu.
Toute modification de la carte scolaire doit avoir l’hétérogénéité pour but
Dans certains quartiers où c’est quasiment impossible sauf à déplacer de grandes quantités de population il faut reprendre et renforcer le principe des ZEP : donner le plus à ceux qui ont le moins.
3- Le Logement : Une remarque a été soutenue par l’audience : pourquoi les Préfets n’imposent-ils pas la loi S.R.U en ce qui concerne les 20% de logements sociaux ? Ils devraient reprendre la main, préempter des terrains et faire construire des HLM. Les amendes actuelles ne servent pas à grand-chose.
De plus il faudrait vérifier que les logements construits sont bien au profit des plus défavorisés.
En même temps il y a aussi maintenant un fort besoin de logements à prix accessibles pour les jeunes couples de la région qui sont obligés de quitter le département et d’aller toujou
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