Tou(te)s à Japy !





Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal
(2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus :  56, 76)


Election d'Obama

Obama : un extraordinaire message d'espoir

05 novembre 2008 - 07:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.
20080124.jpgPourquoi ils deviennent sarkophobes
Extraits du dossier du Nouvel Obs
(N° 2255 du 24/30 janvier 2008)
 
Les Sarkophobes
Ca vous a pris il y a des mois, plusieurs semaines ou seulement quelques jours. Troubles visuels provoqués par une photo de Carla B. Fortes migraines sans doute dues à une inflammation des «racines chrétiennes». Cauchemars peuplés de dictateurs arabes jouant avec des centrales nucléaires françaises. Et, dans les phases les plus aiguës, crises de nerfs déclenchées par le retour d'un refoulé désormais identifié : cadeau fiscal, 35 heures, pouvoir d'achat... Vous êtes probablement victime d'un début de sarkophobie !
Les Moralistes
Alain Finkielkraut «abhorre» l'«hystérie» ou le «rire abject» de ceux qui conspuent le président. Et il sera peut-être furieux de figurer dans ce dossier. Qu'il nous pardonne, mais il illustre à merveille le calvaire de ceux qui espéraient voir Nicolas Sarkozy jouer dans un grand film et qui le regardent, effarés, tous les soirs en direct, se donner en spectacle dans un nouveau feuilleton d'«Elysée Palace». Ou pis encore, pour l'ombrageux philosophe, à la parade de Mickey. Finkielkraut est bien obligé de le reconnaître : le comportement présidentiel est l'exact inverse de ce qu'il professe. Offense à la «bienséance» («Il consulte ses textos en présentant des journalistes au pape»), cynisme néo-soixante-huitard («A Rome, il condamne la démesure consumériste, et dès qu'il revient il se comporte comme un enfant gâté»), triste divertissement («Quand on est président, on ne va pas à Disneyland, on fait semblant d'aimer le Louvre») , vision économiste du monde («Les propositions de la commission Attali sont effrayantes») . Et enfin «triomphe de la raison calculante» : «Ce qui est demandé à Hortefeux est scandaleux. L'honneur de l'humanité est d'agir au cas par cas, pas de faire du chiffre») .
Les prophètes
Mon premier a osé la question à la une de ce qui était alors son magazine : «Sarko est-il fou ?» Mon deuxième n'hésite pas à situer le président de la République à droite de Le Pen. Mon troisième va jusqu'à opérer «une analogie» entre sarkozysme et pétainisme. Jean-François Kahn, l'ex-directeur de «Marianne», Emmanuel Todd, le démographe et historien, et Alain Badiou, le penseur phare de la gauche radicale, sont les trois prophètes de l'anti-sarkozysme. Leur regard sur l'hôte de l'Elysée n'est pas critique, il est assassin. Kahn stigmatise «l'abus, parfois hallucinant, du «je»». Todd a décrit «un président banalement agressif en tant qu'homme» à propos de son face-à-face avec les pêcheurs du Guilvinec. Selon lui, Sarkozy ministre de l'Intérieur «a utilisé l'appareil d'Etat pour enflammer les banlieues». Badiou estime qu'avec la mort du communisme «le capitalisme peut à nouveau se présenter comme la solution indépassable, et l'argent être réintroduit comme valeur». «Sarkozy est l'homme de tout ça», ajoute-t-il.
Les gardiens du pacte républicain
Un tour de force. Réussir à ulcérer, en même temps, des catholiques, des juifs, des musulmans, des francs-maçons de droite comme de gauche. Tous unis contre le nouvel évangile sarkozyen. Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France a piqué un coup de sang : «Les anti-Lumières sont en train de prendre leur revanche. Le pacte républicain qui permet à chacun de vivre avec sa foi ou sa non-foi est menacé !». Jean-Pierre Mignard, catho de gauche : «A croire que ce qui intéresse Nicolas Sarkozy dans la religion, c'est que le troupeau soit bien gardé. Comme Mourras.» Bernard-Henri Lévy renifle les mêmes relents dans cette «vision du catholicisme fondement du lien social». Une indignation qui ne se limite pas aux sarkophobes patentés. Patrick Klugman, l'ancien président de l'Union des Etudiants juifs de France, s'étonne de ce président qui parle de Dieu à tout bout de champ «alors qu'on sort à peine d'un débat sur les signes ostentatoires religieux». Khalil Merroun, recteur de la mosquée d'Ivry, prévient : «Quand on donne sa préférence à une famille spirituelle, on manque à l'égalité de traitement.» Mais BHL parie sur le «cynisme de Sarkozy» :«il a fait un petit tour chez les catholiques. Il ira en faire un autre très vite du côté des juifs, des francs-maçons ou des musulmans.» Bingo. Le président vient de vanter le rôle «civilisateur» de l'islam.
Les stigmatisés
Le p'tit pois - entendez le juge, dans le verbe présidentiel - se rebiffe. A la rentrée solennelle de la cour d'appel de Nîmes, le premier président Jean-Pierre Goudon s'est payé le chef de l'Etat. Revenant sur les propos de Nicolas Sarkozy comparant les magistrats de la Cour de Cassation à «des petits pois alignés, même couleur, même gabarit, même absence de saveur», Goudon a ironisé : «Ces propos venant du chef de l'Etat, garant de l'indépendance de la magistrature, ont beaucoup choqué la communauté judiciaire, mais en ce début d'année soyons zen, tout soumis à notre obligation de réserve et respectueux des institutions !» Avant de dénoncer, au passage, le «démon du spectacle, du voyeurisme ou du vedettariat»...
«Sarko frappe quand on ne peut pas se défendre, explique Jean-Pierre Havrin, ancien patron des polices de Haute-Garonne, lui aussi stigmatisé en 2003. Taper des fonctionnaires soumis à l'obligation de réserve, c'est facile. Ou lancer au pêcheur de Guilvinec «descends si tu l'oses !» quand on est entouré de gardes du corps, ce n'est pas héroïque !» Sarko, faux dur à la langue trop bien pendue, finit par créer des envies de coup de boule ! Même dans la police...
Les humiliés
Ceux-là ont subi à leurs dépens le caractère vindicatif d'un Sarkozy qui n'hésite pas à menacer de représailles quiconque ose lui résister. Ainsi, Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des Chances dans le gouvernement Villepin. Il a eu l'imprudence, à propos de l'emploi, fameux, du mot «racaille», de déplorer une «sémantique guerrière». Coup de téléphone furibard de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule». François Goulard, également ministre du gouvernement Villepin à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a eu droit au même traitement. Son crime à lui ? Avoir été le dernier des partisans de la candidature Villepin, en 2007. Aujourd'hui Begag accuse Sarkozy d'«avoir semé la haine dans les banlieues».et Goulard s'est interroge récemment pour savoir si l'actuel quinquennat sera «autre chose qu'une suite d annonces tonitruantes et de demi-réformes présentées comme des révolutions».
Les rivaux
Bayrou est sans doute le sarkophobe le plus construit et le plus brillant. Il dézingue en toutes occasions le président Sarkozy. Ses dernières flèches :«Il y a un côté, comment dirais-je, puéril, enfantin dans cette idée qu'on va tout mettre par terre et tout reconstruire, sans réflexion préalable, sans concertation... La politique du tournis, c'est le contraire d'une vraie politique de réforme.»
Villepin ne supporte pas que celui qu'il appelait naguère, devant ses collaborateurs, «le nabot» ou «le nain» l'ait écarté du pouvoir et précipité dans les bras de la justice, par le biais de l'affaire Clearstream. Rien ou presque ne trouve grâce aux yeux de l'ancien Premier ministre dans l'action du nouveau président. Il a ainsi fustigé les tests ADN en des termes d'une rare violence : «Ce type de législation n'est pas de mise dans notre pays. Notre mémoire, notre histoire nous conduit à condamner tout ce qui ressemble à ce genre d'arsenal, dans la mesure où nous avons connu les rafles.»
Les épidermiques
Yannick Noah est un anti-Sarko épidermique. Extrait de son interview au «JDD», qui venait de le couronner, le 23 décembre dernier : «Tout me choque [chez lui] ! L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de rigueur, le cynisme me choquent. La désinformation me choque. Tout me choque..Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui m'ait dit ce qu'il avait vraiment fait ! Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille ? Quels problèmes ont été réglés ? C'est le roi avec sa cour, et tous les courtisans se mettent à genoux.». Sans surprise, on retrouve sur la ligne Noah un grand nombre de blacks et de beurs. Lilian Thuram, le premier, avait montré la voie du temps où Sarkozy était ministre de l'Intérieur. «Quand il parle de nettoyer au Kàrcher, il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi», avait expliqué le défenseur du FC Barcelone. Le rappeur Joey Starr lui a emboîté le pas : «J'ai trouvé déplorable qu'un homme politique tienne un langage de concierge, contribue à mettre le pays à feu et à sang, et ne s'excuse pas.»
Mais nombreux sont les anti-Sarko épidermiques qui appartiennent à la majorité visible. Anémone : «Ce type me fait peur. Son discours est désespérant, bête et démagogique.» Patrick Timsit : «Sarkozy va faire un incendie dans les banlieues. » Eric Cantona : «Napoléon, c'est un géant qui était petit. Aujourd'hui, il est remplacé par le Pen avec un masque : Sarkozy.» La plupart de ces people ont dénoncé l'amendement Mariani instaurant des tests ADN pour les enfants d'étrangers candidats à l'immigration en France. Dans ce combat, les femmes ont été en pointe, en particulier Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et une certaine ... Carla Bruni.
Les tenants de la folie
Dans les familles «sarkophobes», il en est une un peu particulière : celle qui cherche des explications mentales à la conduite du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozyest un homme que tous les psys rêveraient d'allonger sur leur divan... Fou ? Non, «limite», «borderline» plutôt, bourré de tics, avec cette bouche qui se tord, ces épaules qu'il hausse l'une après l'autre, cette façon très «voyoute» de refuser la moindre contradiction et de rouler alors des mécaniques, défiant l'adversaire qu'il soit marin-pêcheur, journaliste ou racaille supposée. Hyperactif, bien sûr. «Si c'était un enfant, relève l'analyste Jean-Pierre Winter, il faudrait d'urgence lui prescrire de la Ritaline.» Inquiète-t-il ? Sûrement. «Il me fait peur depuis le début, une peur phénoménale, comme quelqu'un qui pourrait nous entraîner vers le cauchemar !», poursuit le psychanalyste.
Le psychanalyste Jacques-Alain Miller, gendre de Lacan, commence à se poser des questions sur «cette transgression permanente érigée en méthode de gouvernement, et sur cette tendance naturelle à la démesure». L'énergie, jusque-là sujet d'admiration, «n'est pas focalisée» et confine parfois «à la confusion». «Même s'il a toute légitimité pour changer les codes, ici, on est plutôt devant une boussole qui s'affole.»
Serge Hefez, spécialiste de la thérapie familiale, qui décrivait Nicolas Sarkozy en «pervers narcissique» au début de son mandat, trouve désormais qu'il ressemble à un prestidigitateur qui croirait à ses tours : «En fait, il ne sait plus où est sa vérité : chanoine avec le pape, remarié ou presque deux mois après un divorce.... On le sent prêt à n'importe quoi.» Pour peu que sa sincérité soit remise en question, «il pète aussitôt les plombs. En fait, ça le rend dingue». Le psychanalyste ne serait pas surpris si, un jour, comme Napoléon, «il enfilait un grand manteau d'hermine, et allait à Notre-Dame se mettre une couronne sur la tête».
Les critiques de l'étranger
Angela Merkel déteste sa familiarité. Sa façon de vous attraper par le bras, de vous embrasser et de vous parler sous le nez. Mais l'aversion de la chancelière pour Sarko ne tient pas qu'à son comportement : elle lui reproche aussi sa politique «m'as-tu-vu», sa conception d'une Europe méditerranéenne qui pourrait miner l'Union, son opportunisme commercial... Ainsi à propos de Kadhafi, le «Zeit» écrit : «A l inverse a Angela Merkel, Nicolas Sarkozy excelle à éviter les questions qui fâchent avec un hôte aussi bien argenté.» Surnommé «Monsieur Muscle» dans les gazettes d'outre-Rhin, Sarko est «Action Man» ou «Speedy» dans la presse britannique. Flatteur ? Pas vraiment. «II serait naïf d'attendre de lui une quelconque cohérence», assène un éditorialiste du très libéral «Financial Times». Tandis que le «Guardian», de gauche et sans illusions, s'interroge : «Comment expliquer son cursus placé sous le signe de l'esbroufe et de la félonie ?» Aux Etats-Unis, «Newsweek» doute : «Les gros titres disent que Sarkozy roule à un train d'enfer. Mais où va-t-ïl à cette vitesse ? On ne le saitpas.» L'image n'est guère meilleure en Espagne. «Sarkozy n'agit pas en vrai libéral mais en monarque d'un empire évanoui», tranche «laVanguardia». Tandis que dans le monde arabe la presse déplore sa vassalisation à un président finissant : «Bush peut faire croire que son interventionnisme militaire n'a pas échoué puisque la France, son adversaire le plus déterminant, rentre au bercail», souligne «Al-Hayat», un quotidien saoudien basé à Londres. Et en Afrique ? Le quotidien sénégalais «Sud» résume le malaise : «Sarkozy est en mission coloniale à lui tout seul.» Joli dossier de presse !
 
 
Retrouvez l’intégralité du dossier du Nouvel Observateur N° 2255 sur :
 
par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Mercredi 30 janvier 2008
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Libération n° 8312 du 26 et 27 janvier
Extraits
Pourquoi il agace la planète
 
Alors qu’il est en visite d’Etat en Inde, Nicolas Sarkozy et son style provoquent de plus en plus d'agacement dans les grandes capitales du monde.
 
Il intriguait les dirigeants de la planète, il les agace de plus en plus. Dans la presse étrangère, Nicolas Sarkozy, présenté à ses débuts comme un Président «réformateur», «moderne», décidé à rompre avec les postures gaullistes de la France, reste plus que jamais à la Une, mais pour d’autres raisons. Après l’épisode «Cécilia, le divorce»,c’est désormais son style, ses goûts de luxe et les frasques de sa vie privée qui sont disséqués par les médias du monde entier. Comme ceux d’une star abonnée aux revues people.
 «Speedy» et «sexy». L’Inde, où le président français effectue une visite d’Etat depuis vendredi, en est l’illustration. Depuis des jours, «speedy Sarko» et «sexy Carla» occupent des pages entières dans les quotidiens du pays.
Dessiné en joggeur pendu à son portable ou caricaturé en Napoléon par la presse internationale, Sarkozy a réussi en quelques mois à dilapider l’énorme a priori positif dont il jouissait auprès des opinions publiques étrangères.
En Europe, il irrite Angela Merkel, insupporte Gordon Brown et n’amuse pas du tout les dirigeants des petits Etats, qui le jugent arrogant.
 
Vu de l’UE : une girouette qui inquiète
Ses positions changeantes sur l’Europe agacent ses partenaires à Bruxelles
En quelques mots, Janez Jansa, le Premier ministre slovène, a rendu public l’agacement que suscite le style Sarkozy en Europe : «Nous ne nous battrons pas pour être les vedettes, cela nous est égal», a lancé, le 16 janvier, devant le Parlement européen, celui qui préside l’Union pour un semestre. La Slovénie ne cherchera pas «le grandiose», mais «la substance», a-t-il ajouté, un rien méprisant.
Vu d’Allemagne «Président Duracell»
La formule prêtée à la chancelière Merkel résume la déception outre-Rhin.
Que faut-il attendre d’un tel partenaire ? La vie privée du président français anime depuis des semaines la presse people allemande. Mais même le très respecté hebdomadaire der Spiegel s’interroge cette semaine : «Est-il assez mûr pour diriger un pays membre du G8, qui plus est une puissance nucléaire?» Traditionnellement sarcastique avec la France et ses dirigeants, le magazine allemand consacre au couple Sarkozy-Bruni sa Une et un dossier de quatorze pages baptisé «Affaire d’Etat Sarkozy-Bruni : l’érotisme du pouvoir». «Angela Merkel ne serait plus à son poste depuis longtemps si elle partait en vacances aux frais des patrons allemands», insiste le magazine,qui n’est pas le seul à partager cette opinion.
Vu d’Egypte : une visite polluée par sa vie privée
La présence de Bruni, bousculant le protocole, a terni ce premier voyage au Proche-Orient.
Le rocambolesque voyage en Egypte de Sarkozy fin 2007 n’a pas aidé à clarifier son image aux yeux du monde arabe. Ceux qui voyaient en lui la copie d’un Blair à la botte de Washington en sont restés au même point : les objectifs politiques de ce premier déplacement au Proche-Orient ont été noyés par la mise en scène de son séjour privé.
Prévue sur deux jours, la visite n’avait duré que quelques heures, le temps d’un entretien et d’un déjeuner avec le président Moubarak, du dépôt d’une gerbe au mémorial el-Sadate et d’un débat expédié avec des personnalités. Le tout entrecoupé de pauses «personnelles», dont un aller-retour aux pyramides avec Carla Bruni.
 «En public, il s’est montré impressionnant, direct, porteur d’une vraie rupture avec une France à l’ancienne. Mais en comité restreint, il a semblé incapable de se concentrer sur ses interlocuteurs, davantage intéressé par sa compagne», avouait un haut responsable.
Vu de Grande-Bretagne «Un crime contre le style français»
L’affichage de l’idylle présidentielle fait glousser outre-Manche.
« Là où Sarkozy commet une faute c’est en affichant son histoire d’amour devant les caméras au moment où la plupart des Français sont profondément inquiets (The Times 19 janvier)
Sarkozy l’amoureux fait glousser nos voisins d’outre-Manche depuis quelques semaines. Jaloux jusqu’ici d’une France où politique semblait rimer avec glamour et mystérieuses romances, les Britanniques dénoncent l’affichage des amourettes présidentielles en vitrine de l’Elysée. «La faute de Sarkozy est un crime contre le style français», dénonçait, mi- janvier, le quotidien The Times. Car le Président est à deux doigts d’être «cool» sans jamais y parvenir tout à fait. «Il lui manque au moins cinq centimètres pour porter des lunettes d’aviateur. Il est trop grassouillet de cinq kilos pour jouer les Poutine et enlever sa chemise en public. Et à 52 ans, il a cinq ans de trop pour être photographié la main sur le ventre dénudé de sa maîtresse», affirme le Times.
 
Lire la totalité du dossier sur
 
1599.pngCerise sur le gateau !
Couverture du magazine satirique espagnol de janvier El Jueves
Légende : "Viens ma chérie il ne faut pas cacher notre amour aux Francais"

par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Mardi 29 janvier 2008
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Moqueries de la presse russe après la visite de Sarkozy à Moscou
 
Le président français Nicolas Sarkozy s'est attiré les moqueries de la presse russe jeudi au lendemain de sa première visite officielle à Moscou, qui n'a débouché sur aucun résultat concret, notent plusieurs journaux.
"Sarkozy s'est réveillé et a vu la Place Rouge", ironise le journal Gazeta comme quasiment l'ensemble de la presse, le président français s'étant félicité devant Vladimir Poutine de s'être réveillé sur la Place Rouge, alors que l'hôtel dans lequel il avait dormi ne s'y trouvait pas.
"Cela fait très longtemps que j'avais envie de venir ici. Se réveiller sur la Place Rouge, ce n'est pas rien pour moi", avait déclaré M. Sarkozy en arrivant au Kremlin.
"On a commencé à se demander où le président Sarkozy avait bien pu se réveiller pour voir alors la Place Rouge", se moque même le journal d'opposition Kommersant, rappelant que l'hôtel National, où logeait M. Sarkozy, est certes proche de la Place Rouge mais que celle-ci n'est pas visible de ses fenêtres.
"On peut voir la Place Rouge depuis la fenêtre du Mausolée (de Lénine, au milieu de la place). Mais le Mausolée n'a pas de fenêtre", ajoute-t-il.
Inhabituellement féroce, la presse russe s'attache essentiellement à des détails comme les mimiques du président français, le fait qu'il ait tutoyé M. Poutine ou qu'il porte des chaussures à talonnettes.
Elle note cependant aussi le pragmatisme de M. Sarkozy, soucieux de montrer que "l'amitié" franco-russe ne s'est pas arrêtée avec le départ de Jacques Chirac, son prédécesseur à l'Elysée, qui était un allié du président Poutine en Europe.
"Le Kremlin et la vision de la Place Rouge lui ayant donné des ailes, Sarkozy a parlé lors de la conférence de presse du souhait des investisseurs français d'entrer dans le capital de Gazprom", le géant gazier russe, poursuit Nezavissimaïa Gazeta, titrant: "Rêves et fantaisies de Nicolas Sarkozy".
Les déclarations du président Sarkozy sur Gazprom "constituent la principale sensation de la visite", écrit le quotidien économique RBK Daily, avant d'ajouter que "l'entrée du capital français dans le secteur énergétique russe n'est pas pour demain".
"Les négociations à Moscou entre les présidents russe et français ont montré que les relations entre ces pays vont se construire sur des bases pragmatiques", écrit le journal des affaires Vedomosti.
"Il n'y a eu aucun résultat", note-il cependant, évoquant l'absence d'annonces concrètes, sur l'Iran, le Kosovo ou la coopération économique.
Le journal Izvestia, ouvertement pro-pouvoir, se moque pour sa part des "avances" du président Sarkozy à son homologue russe, et relève la froideur de ce dernier.
(Source AFP)
par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Jeudi 11 octobre 2007
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Ca commence (1)

Pour « inaugurer » en beauté le quinquennat de notre nouveau maître, voici un avant-goût de ce qui nous attend... Bon courage...

Une mesure va être mise en place dans l’école primaire « Pierre MENANTEAU » au Boupère (village de Vendée, 85) dans les semaines à venir. Il s'agit du « fichage » obligatoire des enfants dès l'âge de 3 ans pour étudier les prédispositions à la criminalité, etc. (ex: mère alcoolique, père violent, divorce, etc.). Le système sera bientôt mis en place dans cette école à un stade « expérimental ». La directrice est contre mais elle est contrainte de l’appliquer, sans quoi les sanctions financières seront lourdes, pour elle et certainement pour l’école. L’Inspecteur d’Académie de Vendée (85), Mr Jeffard, est un grand adepte de Sarkozy et c’est lui qui veillera au « bon déroulement » de cette mise en place. Ce système existe par ailleurs déjà dans une ville (ou un village) du Puy de Dôme depuis un an. Ces dossiers/fichiers existent déjà depuis un certain temps dans les écoles françaises mais seulement pour les enfants qui sont suivis (psychologiquement) ou qui ont des « problèmes » d’ordre scolaire. Cela s’appelle le « réseau RASED » (Réseaux d'Aide Spécialisée aux Enfants en Difficulté). L’objectif de Sarkozy, c’est que l’utilisation de ces dossiers soit désormais généralisée : ces dossiers seront établis pour chaque enfant scolarisé, dès la maternelle. La deuxième différence, c’est que personne n’avait accès à ces dossiers en dehors des directeurs d’école et dans certains cas exceptionnels, des enseignants. Ces dossiers seront maintenant mis sur internet (site faiblement sécurisé), l’intérêt étant qu’un plus grand nombre de personnes aient accès à ces dossiers. L’autre grande particularité de ces dossiers, c’est que la nationalité de l’enfant sera désormais précisée (devient-elle en ce sens le critère d’une « prédisposition » ?).

Source : http://www.profencampagne.com/

 

Ca commence (2)

VU DE BULGARIE •  La première bourde du président élu ( Courrier International)

Lors de son premier discours Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'évoquer le sort des infirmières bulgares emprisonnées à Tripoli, une cause qui lui semble chère depuis sa campagne pour la présidentielle. Sauf qu'il a parlé des "infirmières libyennes"... La presse bulgare s'interroge. Il y a une chose qui n'aura pas échappé aux Bulgares dans le premier discours du futur président français, Nicolas Sarkozy, c'est son engagement pour les opprimés et les injustices dans les monde - les "femmes en burqa" et les dictatures... -, une partie fort lyrique où il a également mentionné les "infirmières libyennes".
Il s'agit, bien évidemment, d'une petite erreur de la part du nouveau président de la République. C'est bien des infirmières bulgares emprisonnées en Libye qu'il était question, une cause à laquelle Nicolas Sarkozy, encore candidat de l'UMP, s'était dédié les derniers jours de sa campagne. Il avait alors franchement impressionné ses interlocuteurs bulgares, les proches et la familles des cinq infirmières de passage à Paris, en s'engageant notamment à en faire une "priorité de sa présidence" s'il venait à être élu. "S'il le faut, j'irai les chercher moi-même en Libye", a-t-il lancé aux proches des infirmières condamnées à mort pour avoir volontairement inocculé le virus du sida à des enfants libyens.
Le lendemain de ces déclarations, la presse bulgare ne cachait pas sa satisfaction : "Grâce à la France, les infirmières rentreront à la maison", titrait un quotidien à grand tirage de Sofia. En privé, les proches des condamnées disaient que, après plus de neuf ans de calvaire, pas mal de déceptions et beaucoup de tentatives de récupération de leur cause, ils étaient enfin rassurés par un homme politique européen.
D'où le désarroi, voir la déception des quelques correspondants bulagres à Paris d'entendre le nouveau président français évoquer des "infirmières lybiennes". "J'ai l'impression  qu'il n'a pas bien compris de quoi il s'agissait", confie l'une d'entre elles. "C'est peut-être pour cela que lors du débat télévisé avec Royal, il leur avait offert l'asile en France."
Vladi Nikolov, dont les articles sont publiés par le quotidien Dnevnik et l'hebdomadaire économique Kapital", ne manquera pas d'inclure cette "bourde" dans son prochain portrait de Nicolas Sarkozy. "J'ai été catastrophé, explique-t-il. Cela montre bien comment des causes sont récupérées par des hommes politiques, sans être forcemment comprises et assimilées."
"Cela fait tellement longtemps qu'elles sont emprisonnées à Tripoli qu'elles ont peut-être obtenu la nationalité libyenne ?" ironise un autre correspondant de Sofia.
 
Alexandre Lévy

Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73548

 

president-site.jpgRetrouver les dessins de Florian Rouliès sur : www.florian-roulies.info

par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Mercredi 9 mai 2007
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Sarkozy, l’EPR et la falsification de Wikipédia

vendredi 4 mai 2007

La bourde de Nicolas Sarkozy sur l’EPR au cours du débat de l’entre deux tours fut monumentale.

Le postulant à la Présidence de la République ne connaît visiblement rien aux technologies nucléaires et ne savait même pas que l’EPR n’est encore qu’un prototype (alors qu’il a, dit-il, lui même signé l’accord avec la Finlande). Il ne sait pas non plus ce qu’est un générateur de troisième génération et ignore qu’une quatrième génération est en préparation...

Comment gérer cette situation de crise ?

Du côté des médias traditionnels, pas de problème, ce sont des amis, on claque la bise à Arlette (Chabot, pas l’autre) et le tour est joué...

Reste ce satané réseau Internet. Difficile à contrôler, surtout les espaces de liberté, comme Wikipédia, cette encyclopédie libre dans laquelle chaque Internaute peut venir ajouter son savoir et que chacun peu améliorer jusqu’à ce que le résultat suscite le consensus.

Embêtant, ça...

Vous pouvez aller vérifier vous-même. L’article sur l’EPR (qui donne tort à Nicolas Sarkozy) avait atteint le point de consensus et vivotait tranquillement...

Dans les minutes qui ont suivi la bourde de Nicolas Sarkozy, des internautes proches de l’UMP sont venu falsifier l’article et prétendre que l’EPR était un réacteur de génération IV. Ils ont déclenché une bataille de wikipédistes telle que les administrateurs du site ont du faire passer l’article en mode semi-protégé. L’historique des modifications en témoigne...

Voilà la France que nous promet Nicolas Sarkozy. Quand le conducator suprême se trompe, on réécrit l’histoire, la théologie, et même la science !

par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Vendredi 4 mai 2007
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Que serait la France de Nicolas Sarkozy s'il accédait, le 6 mai, à la présidence de la République ? Quelles sont ses volontés de réforme, ses mesures prioritaires ? En meeting, il répète que ses adversaires veulent le «diaboliser» et lui vouent de la «haine». Loin de nourrir de tels sentiments, Libération décrypte en 10 points les projets du candidat UMP qui fâchent.

Une certaine idée de la justice

Ce qu'il veut faire. Il a promis de «lutter contre la récidive en instituant des peines plancher pour les multirécidivistes». La dernière loi visant à réprimer plus sévèrement la récidive (élargissement des critères de la récidive, limitation des sursis...) remonte à décembre 2005. Nicolas Sarkozy veut qu'au bout de trois fois le condamné écope de la peine maximale prévue. Ce qui malmène le principe de l'individualisation de la peine inscrit dans la tradition juridique, la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure fera exploser la population pénitentiaire. Sarkozy veut aussi supprimer l'excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans, et aligner progressivement la justice des mineurs sur celle des majeurs. Il tient aussi à «expérimenter» une séparation entre les mineurs dont s'occupent les juges des enfants : d'un côté les victimes, de l'autre les délinquants. Sachant que les frontières sont totalement perméables.

Ce qu'il a fait. Il a beaucoup joué avec le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, notamment ceux du tribunal des enfants de Bobigny, accusés de «démissionner» face aux délinquants. Au point que Guy Canivet, le premier président de la Cour de cassation, avait été reçu par Jacques Chirac, en septembre 2006, après avoir exprimé sa colère pour dénoncer «les termes provocants» de Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, «mettant en cause le fonctionnement de l'institution judiciaire». Le haut magistrat se montrait alors désireux d'exposer au chef de l'Etat «la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges». Sarkozy a aussi multiplié le fichage en étendant notamment le fichier national automatisé des empreintes génétiques ­ créé sous la gauche pour pister les délinquants sexuels ­ à quasiment tous les délits. Contre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects.

Une certaine idée de la police

Ce qu'il veut faire. Le ministre de l'Intérieur en avait rêvé contre l'avis de Jacques Chirac, et cette fois le candidat à l'Elysée est bien décidé à la mettre en place : une direction unique du renseignement qui réunirait Renseignements généraux (RG) et Direction de la surveillance du territoire (DST). Officiellement, il s'agit de lutter plus efficacement contre le terrorisme. Une direction unifiée aurait également l'avantage d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique avec un homme idoine à sa tête. Nicolas Sarkozy veut également faire voter une nouvelle loi de programmation afin de «combler» les poches de retard des forces de l'ordre en matière de cryptologie, de biométrie et d'équipements. Lors de ses deux précédents passages place Beauvau, Nicolas Sarkozy avait déjà largement communiqué sur les technologies (pistolet à décharge électrique, caméras...) au service de la police.

Ce qu'il a fait. Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur au printemps 2002, Nicolas Sarkozy s'est attaché à galvaniser des policiers et des gendarmes qui avaient manifesté leur blues dans la rue à l'automne 2001. Il leur a garanti moyens et effectifs dans une loi de programmation votée durant l'été 2002. Le deuxième étage de la fusée sécuritaire Sarkozy a été la mise en place de la «culture du résultat», aujourd'hui largement décriée dans les commissariats. Lors de leurs dernières élections professionnelles, les policiers ont dénoncé, la «chasse aux crânes», c'est-à-dire l'inflation des interpellations et des gardes à vue. Enfin, il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité mise en place par ses prédécesseurs de gauche.

Une certaine idée de l'immigration

Ce qu'il veut faire. L'objectif de Sarkozy est affiché : limiter l'immigration «subie». Le candidat de l'UMP a annoncé la création d'un «ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale» regroupant les attributions confiées aujourd'hui à trois ministères. Il a également promis, dès juillet, une troisième loi sur l'immigration et précisé que les immigrés souhaitant venir en France au titre du regroupement familial devraient apprendre des «rudiments» de la langue française.

Ce qu'il a fait. Alors ministre de l'Intérieur, il a fait adopter deux lois sur l'immigration, en 2003 puis en 2006. La première comprenait une disposition plutôt favorable aux immigrés avec la suppression partielle de la «double peine». La seconde a durci les conditions de régularisation des immigrés en situation irrégulière, et celles d'entrée et de séjour des étrangers. Hautement symbolique, la suppression de la régularisation de plein droit après dix ans de séjour, même clandestin, en France. La lutte de Sarkozy contre l'immigration clandestine s'est accompagnée d'une augmentation des reconduites à la frontière : 24 000 en 2006, un chiffre toutefois inférieur aux objectifs fixés aux préfectures. La loi de 2006 était également censée ouvrir la porte à une immigration «choisie». Malgré quelques accords signés avec des pays comme le Mali, ce système tarde à prendre forme.

Une certaine idée de l'individu

Ce qu'il veut faire. Nicolas Sarkozy pourrait revenir à la charge en proposant le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans. Il s'était déjà appuyé sur un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale qui préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle». A trop scruter les «susceptibilités génétiques», il risque de considérer qu' «un sujet "est" délinquant avant même d'entrer dans l'existence», comme le regrettait alors le docteur en psychopathologie Rodolphe Adam.

Ce qu'il a dit. Dans un entretien avec Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»

Une certaine idée du social

Ce qu'il veut faire. Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours d'arrêt de travail. Dans le secteur public, il souhaite l'organisation d'un service minimum instauré par la loi dès juillet. Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs à la retraite. Pour les salariés du secteur privé, il veut remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du contrat nouvelle embauche (CNE) ou du contrat première embauche (CPE), ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier, en contrepartie d'une indemnité de licenciement revalorisée. Sa proposition d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires, payées 25 % plus cher, signerait la fin des 35 heures avec un effet négatif sur l'emploi, les entreprises ayant intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.

Ce qu'il a fait. Du fait de ses fonctions ministérielles, Sarkozy n'a jamais eu à intervenir directement dans le domaine social. Son passage au ministère de l'Economie, de mars à novembre 2004, fut bref. Le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires. Il a soutenu la création du CNE à l'été 2005, mais quand Dominique de Villepin a lancé le CPE en janvier 2006, il a prudemment laissé le Premier ministre s'enferrer avant de plaider ­ comme président de l'UMP ­ pour un repli stratégique.

Une certaine idée du logement

Ce qu'il veut faire. Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social, soit 40 000 logements» sociaux par an. Cela permettrait «de rendre le rêve de propriété accessible à beaucoup de personnes qui en sont exclues actuellement», argumente le candidat UMP. Mais ces ventes risquent de concerner les plus beaux morceaux des HLM (les immeubles les mieux situés, les mieux construits), laissant dans le champ du parc social les cités ou les bâtiments les plus excentrés, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme risque aussi de réduire l'offre d'habitat social, au moment même où les loyers du privé flambent et deviennent inaccessibles aux ménages à petits revenus, voire moyens en région parisienne et dans les grandes métropoles régionales.

Ce qu'il a fait. Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans (soit 800 par an en moyenne). Pour faire taire les critiques, il a promis de les remplacer par des constructions nouvelles, devant s'ajouter aux 3 300 logements sociaux nouveaux déjà programmés annuellement par le département. Ce qui fait un total de 4 100 logements HLM à réaliser chaque année. Mais sur le terrain ça ne suit pas : seulement 2 590 ont été construits en 2006 et à peine plus de 1 500 en 2005. Autre fait d'armes : maire de Neuilly pendant neuf ans, Nicolas Sakozy n'a jamais accordé une quelconque priorité au logement social. Sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).

Une certaine idée de la santé

Ce qu'il veut faire. Son programme Ensemble réaffirme les grands principes du modèle français de Sécurité sociale, pour «garantir l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous». Mais Nicolas Sarkozy veut «également que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé». Aussi propose-t-il «un système avec quatre franchises : les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation». Ces sommes, inscrites sur un «compte annuel», ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Leur montant ferait l'objet d'un «débat chaque année devant le Parlement» et serait fonction de la santé financière de l'assurance maladie. Cette logique strictement comptable de rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale reviendrait à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.

Ce qu'il a fait. Ministre de l'Economie en 2004, au moment où ses homologues à la Santé, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, préparaient et faisaient voter la réforme de l'assurance maladie, Sarkozy ne leur a pas permis de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Défenseur de l'orthodoxie budgétaire et partisan d'une réduction des prélèvements obligatoires, il ne connaît que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, qu'il s'agisse du budget de l'Etat ou des comptes sociaux.

Une certaine idée de la fiscalité

Ce qu'il veut faire. Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal» (qui permet de plafonner le total des impôts payés par un contribuable) à 50 %, alors qu'il est actuellement de 60 %. Surtout il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens». Or, en France, grâce à la législation fiscale existante, 80 % des patrimoines transmis en ligne directe échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, 15 à 20 % des Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions. L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. Le candidat promettant une déduction de 50 000 euros de l'impôt contre un tel investissement dans une PME. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.

Ce qu'il a fait. En cinq ans, la droite a mené une étrange politique fiscale. Que jamais Sarkozy n'a désavouée. Baissant de manière drastique l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux marginal a progressivement été abaissé à 40 %. Aujourd'hui l'IR ne représente plus que 25 % des recettes fiscales de l'Etat. Mais dans le même temps, la majorité a réussi la prouesse de faire augmenter le taux des prélèvements obligatoires : l'ensemble des taxes fiscales et sociales atteint 44,4 %. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal» . Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.

Une certaine idée des médias

Ce qu'il veut faire. Il prévoit un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation, et un renforcement des missions culturelles de France Télévisions. En matière de médias, le programme de Nicolas Sarkozy est maigre. Il faut dire qu'il en a déjà tellement fait...

Ce qu'il a fait. Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.»

Une certaine idée du pouvoir

Ce qu'il veut faire. Comme souvent en la matière, les postulants à l'Elysée oublient rapidement leur promesse de partager les pouvoirs du chef de l'Etat qu'ils viennent de se voir attribuer par le peuple. Lorsqu'il dit vouloir un «président fort», nul doute que Nicolas Sarkozy le sera. Et surtout, quinquennat oblige, plus engagé dans la conduite de la politique quotidienne. Dans ce cadre, le Premier ministre ne sera plus qu'un chef d'équipe gouvernementale. Logique dans ces conditions que le Président vienne s'expliquer en personne devant le Parlement, ce qui lui était interdit jusqu'à présent par la tradition républicaine. Tout aussi logique qu'il ne puisse plus se prévaloir d'aucun «domaine réservé» (politique étrangère et défense). Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il désignerait avant l'été une commission de révision de la Constitution dont les conclusions seront soumises au Parlement en septembre

Ce qu'il a dit. L'ancien ministre de l'Intérieur défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France», expliquait-il ainsi début avril. Mais, pour lui, «le président de la République devra gouverner». S'il entend conserver l'essentiel des institutions créées par le général de Gaulle en 1958, il veut les amender sur deux points : en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et renforçant les pouvoirs du Parlement, qui aura un droit de regard sur les nominations dans les grandes institutions (Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.).

par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Mercredi 25 avril 2007
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Quand Sarkosy menaçait M. Begag

Dans son livre Un mouton dans la baignoire (Fayard) à paraître le 13 avril, l'ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances Azouz Begag, qui a démissionné du gouvernement jeudi 5 avril, revient sur sa mésentente avec Nicolas Sarkozy. Le conflit avec celui qui est alors ministre de l'intérieur naît d'abord de l'emploi par ce dernier du mot "racaille" et s'amplifie avec les violences dans les banlieues en novembre 2005.

Extraits :

"En pleine tempête, on m'a organisé un rendez-vous en tête à tête place Beauvau avec Sarko. Il me reçoit dans son bureau, avec des sourires enrobés de mots doux et m'invite à m'asseoir près de la cheminée, au coin du feu. (...) Il me fixe droit dans les yeux : "Pourquoi tu m'attaques, Azouz ? Moi, je ne t'ai pas attaqué, jamais. Je n'ai même pas réagi à tes propos, tu as vu ?" (...) Il ment. Prétend qu'il n'a pas répondu à mes attaques, mais en fait les ripostes dans la presse se multiplient, orchestrées par ses proches. Ils font de moi l'Arabe ministre qui défend ses frères arabes des banlieues au lieu de défendre les citoyens contre la "racaille" qui infecte la vie des bons Français. (...) Au passage, je lui glisse que mon grand-père est mort en 1918 dans le 23e régiment de tirailleurs algériens dans la Somme. Qui est le plus français de nous deux ? "C'est toi", il reconnaît. Il dit qu'il est hongrois. Puis il me montre son désir de résoudre au plus vite notre mésentente : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" (...) Sans vergogne, il me propose le prochain mercredi, jour du conseil, de venir le rejoindre place Beauvau et d'aller ensemble, à pied, à l'Elysée sous l'oeil des caméras. Je suis stupéfait. L'homme me prend pour un bouffon ! (...) Il propose alors que nous allions ensemble dans un quartier de banlieue. Je dis : "Oui, mais sans caméra". Je souligne que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers. Il dit que cela ne sert à rien de sortir sans le faire savoir."

Un jour, M. Begag interpellé sur le projet de loi sur l'immigration, croit faire un bon mot en rétorquant : "Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy." Fureur du ministre de l'intérieur qui appelle M. Begag, alors dans le train, qui en fait le récit suivant : ""Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !" Je suis cloué à mon téléphone (...) Le ministre de l'intérieur m'a conseillé dans une ultime menace de ne jamais plus lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire, "sale connard" que je suis. Je ne sais combien de fois il a projeté ces mots contre mes tympans. Je ne pardonnerai pas."

par Martine publié dans : Sarko : ce qu'il dit, ce qu'il fait ...
Mardi 10 avril 2007
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Désirs d'avenir78

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Courriel :   segolene78@orange.fr














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