La manif du 1er mai, réactions d'adhérents de Désirs d'avenir 78
(Réactions qui bien sûr n'engagent que leurs auteurs)
Nous n'avons pas tous fait le même 1er mai.
La force d'un mouvement comme Désirs d'avenir, c'est que chacun est libre de s'exprimer et de donner ses ressentis sur les actions politiques du moment.
Il n'y a pas eu de réaction officielle de notre mouvement sur la mobilisation du 1er mai, chacun est donc d'autant plus libre d'avoir le ressenti ou
le vécu qu'il souhaite.
Ainsi le 1er mai, un certain nombre de nos amis des Yvelines apportent des témoignages qui ne sont peut-être pas représentatifs de ce qu'ont vécu les 300
militants Yvelinois du Parti socialiste qui était présents.
Car oui, même si les Yvelines étaient les moins représentés (je n'en suis cependant pas sûr), cela s'explique par le fait que nous sommes l'une des
plus petites fédérations d'Ile de France, donc je crois que l'on peut se satisfaire de ce chiffre honorable.
Il est vrai que l'on peut s'étonner du manque d'organisation de cette présence socialiste en ce 1er mai historique, mais pour ma part, je pense que ce
grieff est à adresser à l'organisation générale de cette manifestation !
D'après mes informations, le Parti socialiste a du prendre un chemin « parallèle » car il était impossible d'emprunter le cortège officiel sauf
d'attendre que la fin du défilé des syndicats se fassent, ce qui est prévu dans toutes les manifestations dont l'initiative vient des syndicats. Il a ensuite été décidé d'interrompre le défilé
socialiste vers 18H00 au niveau de Jussieu, car pour des raisons évidentes de sécurité, il parraissait difficile de "couper" la manifestation officielle des syndicats qui n'étaient pas encore
terminé.
Pour ma part, j'ai vu que nos dirigeants socialistes, dont David Assouline et Monique Saliou, ont remontés la rue Soufflot et salués les militants socialistes
présents. Comment ne pas voir d'ailleurs un hommage historique à mai 1981, lorsque François Mitterand a remonté cette même rue pour rejoindre le Panthéon ?
Ceux qui me connaissent savent que j'aime que les choses soient dites en toute transparence, donc je le dis comme je le pense et malgré mes responsabilités
nationales au sein des Jeunes d'avenir : « J'aurais aimé que Ségolène soit avec nous à Paris, ce qui aurait été possible, car défilant le matin à Niort, elle aurait pu sans problème nous
rejoindre dans l'après-midi. » Mais que nos détracteurs se rassurent,ce n'est pas un reproche que je fais car sur ce point, c'est tout simplement un faux-débat ! De nombreux ténors socialistes
l'ont dit : « l'important est que les socialistes soient avec les salariés sur tout le territoire ».
J'ai pris donc beaucoup de plaisir à être dans la rue ce 1er mai 2009, en tant que citoyen, en tant que socialiste, en tant que militant Désirs
d'avenir.
Comme l'a rappelé Charly (à juste titre) dans un précédent post : « Nous étions nombreux à défilé, ne leur en déplaise. »
N'est-ce peut-être pas ce qu'il faut principalement en retenir ?
Au plaisir de lire vos commentaires.
Florian Bohême,
Secrétaire Général des Jeunes d'avenir,
Conseiller municipal de Houilles.
J'ai répondu à l'appel du PS à Paris, l'après-midi, rue Soufflot. Au départ, je souhaitais surtout manifester derrière les syndicats - finalement c'est plus
là que serait ma place en tant que salariée du privé qu'au PS - mais ne sachant où me rendre, j'ai finalement rejoint la fédé du 78.
Reconnu 2 ou 3 personnes croisées de loin en loin et puis notre candidat aux législatives, c'est-à-dire le temps jadis pour le moins. Oh, il salue avec courtoisie
chacun, mais on sent bien les interrogations dans son regard : qui c'est celle-là semble-t-il se demander.
Un ancien du PS ("autrefois, c'est ici que je raccompagnais chez lui le camarade Fabius, rue Soufflot" - me suis retenue de rétorquer :on a la gloire qu'on peut),
m'a redit son rejet des adhérents nouveaux, étonné de me voir toujours là.
Les grands de ce monde - je veux dire les têtes d'affiche du PS - devant, répondirent aux journalistes. La photo était belle : les militants remplissaient la rue
Soufflot.
Mais à ma grande surprise, aucun n'est ensuite venu parmi nous.
Manifestez, votez pour nous, tractez, donnez vous de la peine... et puis rien.
Ce fut comme un dessillement pour moi. Vous me direz que je découvre l'eau chaude et vous aurez raison.
Les petites mains qu'on méprise, ça va comme ça : je donne suffisamment chaque jour à mon boulot.
Nicole
Pour le 1er mai, ce fut une bien belle journée. J'ai rejoint des amis de DA du 77, du 92 et de Paris. Nous avons
fait une manifestation interfédérations en nous promenant dans le défilé avec des musiciens. Partout, nous avons été bien accueillis. Nous avons rencontré des amis de DA du 94 avec qui nous avons
discuté.
Puis, une fois les musiciens partis, chacun a rejoint sa fédération. Je suis un peu déçu que nous ayons défilé sur
des rues parallelles au cortège et que la manifestion se soit dispersée sans un mot, sans un discours comme si les socialistes avaient
honte de manifester leur mécontentement. Avec Sylvie, nous avons continué jusqu'à Bastille dans le cortège des syndicats ou nous avons bien été accueillis.
Une fois arrivés, pas de discours des leaders syndicaux, rien ! Nous sommes rentrés.
J'étais épuisé, mais j'avais passé une très bonne journée.
Maurice Casna
J'étais rue Soufflot hier, pourtant je ne milite guère mais pour la première fois depuis longtemps toutes les organisations syndicales étaient unies, pour un vieux
syndicaliste comme moi, c'était le bonheur, un aboutissement qui durera ce que ça durera. Ainsi, j'étais là étonné de la mobilisation des socialistes mais j'ai attendu en vain un événement.
Nos grands dirigeants auraient pu pendant toutes ces heures d'attente venir nous parler, discuter avec les jeunes présents et les autres, mais rien, on retrouvait des camarades, on parlait du
temps d'avant. Alors, je me suis mêlé à la CGT. J'avais un autocollant PS 78 j'ai dû défendre le PS auprès de certains: des syndicalistes, des gauchistes, des alternatifs des
mélenchonistes...etc...Je suis rentré assez tôt chez moi. Quitter le parti pour quoi faire? j'y ai pensé, pour aller où?
Nous allons avoir à reconstruire le PS comme du temps de Mitterrand, les forces du passé sont difficiles à déraciner mais avec quelqu'un comme Ségolène, on peut y arriver. Amitiés à tous
Daniel Clémenceau
Nous avons avec mon épouse et ma fille cadette pris part au défilé du1er mai à Paris. Nous sommes partis de la place Denfert Rochereau, arrivés à la hauteur de la
rue Souflot et comme nous y avons été invités par SMS le matin même, nous avons voulu rejoindre le groupe Socialiste de la fédération des Yvelines, nous avons dû faire au moins trois fois
cette rue pour enfin trouver le groupe, il y avait quoi, 10/15 personnes au mieux qui étaient noyées entre la fédé de Paris et celle du 92. Bien évidemment les ténors du PS avaient quitté
le rassemblement après avoir répondu aux médias, sauf Benoît Hamont qui était avec sa Fédé.
Même si PS occupé la presque totalité de la rue Souflot la Fédé des Yvelines était de loin la moins représentée, alors devant ce peu d'enthousiasme, nous avons décidé de rejoindre le défililé et
de marcher jusqu'à la Bastille et nous n'avons pas eu à le regretter.
Comme beaucoup je pense que la presse est de mauvaise foi. Le 1er mai c'est la fête du travail et des travailleurs. Il est inadmissible de comparer le premier mai ou l'on célèble le travail
à une manifestation contestataire comme celle du 19 mars. Les journalistes pour la plupart sont de moins en moins cultivés, à l'image du président actuel qui honni les intellectuels.
Nous étions très nombreux à ce défilé ne leur en déplaise . Le long du trajet il y avait une petite pancarte avec cette inscription : l'insulte préside. J'aime beaucoup!
Charly Coureaud
Commentaires