Tou(te)s à Japy !





Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.
Ce mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30 au Gymnase Japy
Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L'équipe de Ségolène Royal
(2, rue Japy - 75011 Paris - Métro°Charonne - Bus :  56, 76)


Election d'Obama

Obama : un extraordinaire message d'espoir

05 novembre 2008 - 07:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

Présentation

  • : Désirs d'Avenir 78
  • : 02/04/2006
  • : Ce site est le site officiel de Désirs d'avenir Yvelines. Il est réalisé par des Yvelinoises et Yvelinois qui soutiennent Ségolène Royal.

Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :


CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008


«(…)  Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c'est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes, on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »

«  (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

«  (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »



2) Le Point du 27 mars 2008


« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »



3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007


"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...) Donc, pas question de jeter l'opprobre sur le mot lui-même (…).

(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."



COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »


Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.


Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure  et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est  :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.



Sur la question du Parti et des alliances


Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.


Ségolène Royal

par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Mercredi 4 juin 2008
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Dans « Maintenant », je mettais déjà en garde ….
 
Extrait :

« Il faut défendre ce système remarquable qui a permis de financer 4,5 millions de logements sociaux et ouvre à 45 millions de Français l’accès à une épargne populaire. Les Caisses d’Epargne avec le Livret A et la Banque Postale avec le Livret Bleu ont le monopole de cette collecte dont le produit – 125 milliards d’euros – est centralisé à la Caisse des Dépôts qui s’en sert pour financer la construction des HLM. La plupart des épargnants ne roule pas sur l’or : un Livret A sur trois a un encours inférieur à 75 euros.

Le Livret A, c’est aussi
un rempart contre l’exclusion bancaire : beaucoup de RMIstes s’en servent pour des opérations bancaires de base car les retraits, les depôts et les chèques sont gratuits. Tout cela entre dans le cadre des missions de service public des Caisses d’Epargne et de la Banque Postale.

Mais les autres banques guignent le pactole et veulent, elles aussi, pouvoir placer des Livrets A car c’est un bon produit d’appel qui leur permettrait de recycler l’épargne vers des produits financiers classiques. Elles ont donc saisi Bruxelles et la Commission européenne a ouvert contre la France une procédure d’infraction pour distorsion de la concurrence.

Or quels sont les risques d’une banalisation du placement des Livrets A, c'est-à-dire d’une libéralisation totale du marché de l’épargne ? La fragilisation des petits épargnants, ceux dont les comptes seraient estimés non rentables.

Et l’assèchement du financement des logements sociaux alors même que le pays doit en construire davantage.

L’attaque contre le Livret A est un cas d’école de l’intégrisme de marché opposé à l’intérêt général.

Le rôle de la puissance publique, c’est de défendre ce qui marche contre les attaques d’un secteur bancaire tellement à l’affût de tout ce qui rapporte qu’il fait payer au prix fort la moindre de ses opérations courantes. Les banques qui réclament la fin de cette épargne réglementée, qui a pourtant fait ses preuves, se drapent dans l’idéologie de la concurrence « libre et non faussée » mais ne répugnent pas, si l’on en croit les associations de consommateurs, aux ententes tarifaires… ».
par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Lundi 17 décembre 2007
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Contribution de Ségolène Royal
 
La mondialisation est un fait : c’est la mise en relation croissante de tous avec tous. Elle s’accélère mais ne date pas d’aujourd’hui. Cette dynamique d’extension des échanges planétaires et d’évolution permanente de la division internationale du travail est, depuis l’origine, inscrite dans le logiciel des temps modernes. À cause du développement des moyens de communication, des bateaux des conquistadors aux réseaux Internet d’aujourd’hui. Et à cause de l’irrépressible propension de l’économie de marché à ce que Marx appelait l’« universalisation », non sans une certaine admiration pour cette prodigieuse quoique cruelle et aveugle vitalité. L’actuelle globalisation financière n’est qu’une étape supplémentaire de ce processus au long cours qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Le pire : la prédation généralisée, la concurrence sauvage, les délocalisations brutales au Nord et la surexploitation des salariés au Sud, la loi du plus fort et du seul profit. Mais aussi le meilleur : de nouvelles chances de développement, des moyens de faire reculer la pauvreté, une interdépendance de fait des économies qui rend possible et même vitale la solidarité des nations car nul, à terme, ne s’en sortira sans les autres et encore moins contre les autres.

La mondialisation scelle, sur le fond, une communauté de destin : toute la question est de savoir si nous saurons en faire un dessein commun. On en est encore loin. En soi, la mondialisation n’est ni bonne ni mauvaise : c’est le contexte dans lequel nous vivons et agissons. Elle n’est ni forcément heureuse ni inéluctablement malheureuse : c’est un mélange de contraintes, dont il faut tenir compte pour être efficace et se protéger là où c’est nécessaire, et d’occasions qu’il faut savoir saisir et orienter dans le sens du bien commun.

Ce que je crois, c’est qu’il n’y a pas de fatalité de la mondialisation qui ne laisserait aucune latitude stratégique aux entreprises et condamnerait les pouvoirs publics à l’impuissance. Cet alibi des partisans du laisser faire ne résiste pas à l’examen.

Une équipe de chercheurs du MIT (Massachusetts Insitute of Technologie), conduite par Susan Berger, a fait pendant cinq ans une passionnante enquête sur les stratégies des entreprises dans la mondialisation, en Europe, en Amérique et en Asie. Elle montre que, pour un même type de produits, des entreprises également profitables font des choix différents : les unes sous-traitent dans les pays à bas salaires la quasi-totalité de leur production, les autres pas car la compétitivité ne se réduit jamais au coût du travail mais résulte d’un ensemble plus complexe de facteurs. La mondialisation n’explique pas pourquoi Zara, la firme qui connaît en Europe la croissance la plus rapide, continue à fabriquer en Espagne et au Portugal. Elle n’explique pas davantage pourquoi les fabricants de lunettes de Taïwan et de Hong Kong ont délocalisé leur production en Chine mais pas les lunetiers italiens spécialisés dans les montures haut de gamme – représentant 25 % du marché mondial – qui continuent à fabriquer dans des usines de Vénétie où les salaires ne sont pourtant pas alignés sur ceux des ouvriers chinois. Aux chefs d’entreprise qui estiment ne pas pouvoir survivre avec un niveau de salaires à l’européenne, d’autres prouvent, dans le même secteur, que c’est possible. À condition d’innover, de rester en phase avec les goûts évolutifs de la clientèle et de tirer intelligemment parti de ses atouts.

C’est ce qu’a fait Geox, un des plus gros succès italiens dans la période récente. Il a créé dans une région traditionnellement consacrée à la chaussure et considérée par beaucoup comme un « désavantage compétitif », un produit innovant aujourd’hui vendu dans le monde entier : « la chaussure qui respire », grâce à une semelle qui laisse la transpiration s’échapper. Geox a su profiter de l’expérience accumulée localement par une main-d’œuvre expérimentée et créative. Au fil d’un développement très rapide, l’entreprise a certes orienté une partie de ses fabrications vers la Roumanie et l’Asie mais elle a en même temps développé l’emploi qualifié en Italie où sont concentrés la recherche-développement, le design, la logistique et la gestion.

Il n’y a donc pas, du côté des entreprises, de scénario unique auquel forcerait la mondialisation. Raison de plus pour que les pouvoirs publics ne baissent pas les bras et favorisent au contraire tout ce qui fait l’attrait d’un territoire pour une entreprise : le niveau de formation, la qualité des infrastructures, les réseaux et les possibilités de coopération, l’environnement scientifique et technologique, sans oublier les services publics.

La mauvaise mondialisation, c’est la mondialisation subie, mal comprise, mal accompagnée, celle où la puissance publique renonce à exercer ses responsabilités. C’est celle où tous les coups sont permis, où les égoïsmes à court terme accentuent les inégalités, les ressentiments et les insécurités. La bonne mondialisation, c’est celle qu’encadrent des règles du jeu équitables avec, à l’échelle nationale et internationale, des pouvoirs publics capables de les faire respecter dans l’intérêt bien compris de tous.

C’est tout l’enjeu de la période actuelle où le politique doit rattraper son retard sur l’économique qui tend à dicter sa loi. Le monde a profondément changé. Les nations émergentes – émergées, devrait-on plutôt dire – rebattent les cartes de la concurrence mondiale. De nouveaux rapports de force s’affirment. Il faut à ce monde-là de nouvelles règles, de nouvelles sécurités pour que la mondialisation ne soit pas, à court terme, une course destructrice au profit mais une chance de progrès partagé. C’est, pour moi, tout le rôle de l’État et tout le sens du projet européen tel que je le conçois.

Maîtriser la mondialisation pour l’orienter dans le bon sens, c’est, j’en conviens, une œuvre de longue haleine. La bonne mondialisation, c’est celle qui introduira dans les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le respect de normes sociales et environnementales, celle qui réformera le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, celle qui mettra en place une taxe sur les flux financiers, celle qui créera une organisation mondiale de l’environnement et promouvra l’idée d’une Politique agricole commune (PAC) mondiale pour organiser les marchés de manière plus juste et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement. Je ne sais pas à quel rythme nous y parviendrons, je ne sais pas si l’histoire connaîtra une de ces brusques accélérations dont elle a le secret ou si l’humanité, souvent peu capable de réformer à froid, différera longtemps encore les décisions nécessaires. Mais j’ai une certitude que nous sommes nombreux à partager : il n’est pas d’autre direction à suivre que de peser de toutes nos forces pour l’avènement d’un ordre international juste et des outils qui lui sont nécessaires.
par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Lundi 17 décembre 2007
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"L'Etat sera demain garant de la reconnaissance que vous attendez"

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 

 


 "Mettre fin à la stigmatisation dont sont victimes les homosexuels"

Interview Têtu

 

Ségolène Royal veut faire disparaître les situations d'inégalités dans lesquelles se trouvent les homosexuels. La candidate socialiste précise, en exclusivité pour "Têtu", son programme en direction des homos. Depuis notre rencontre en juin dernier, où vous aviez pris position sans nuance pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe (lire Têtu n° 113), vous avez été investie par les militants socialistes. À l'occasion des débats participatifs que vous avez menés depuis novembre, avez-vous été interrogée par des homosexuels ? Sur quels sujets portaient leurs interrogations ? Bien sûr ! Je n'ai naturellement pas participé aux 6 000 débats qui se sont tenus dans toute la France mais les homosexuels s'y sont exprimés, comme tous les citoyens qui l'ont souhaité, pour faire part de leur vécu, de leurs...
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par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Mercredi 21 mars 2007
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Education et recherche

L'école
« La révolution scolaire, nous la ferons ! »  
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La société de la connaissance
« Je crois que la gauche est la seule capable de développer une société de la connaissance ouverte » > Lire  > Télécharger la version PDF

La recherche et l'innovation
« Notre recherche est aujourd'hui asphyxiée : elle devra être, après 2007, une vraie priorité nationale » > Lire > Télécharger la version PDF

 

5 ans avec... Ségolène Royal - M6

 

 

J'ai la responsabilité de conduire la gauche au premier tour pour qu'elle soit présente au second tour.  [11/03/07]  Ségolène Royal invitée de « 5 ans avec » sur M6.

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par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Mardi 13 mars 2007
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Interview de Ségolène Royal dans la revue «Diplomatie»

 

Quelle est votre vision politique de l'Europe (fédéralisme, union d'États-nation, ...) ?Ségolène Royal : Dans la situation actuelle, parler de fédéralisme autrement que comme d’un objectif ambitieux à long terme ne serait pas réaliste. Les difficultés pour faire fonctionner une Europe à 27, avec de réelles disparités entre Etats membres, imposent de sortir rapidement de l’impasse, dont les « non » français et néerlandais n’ont été que les symptômes les plus visibles. Régler ces problèmes institutionnels et politiques de l’Union est l’une condition nécessaire mais pas suffisante. Pour redonner aux citoyens un goût et une envie d’Europe, il faudra surtout des avancées concrètes, quotidiennes, sur des sujets qui les préoccupent, comme l’environnement , la recherche ou...
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Défense: Royal veut maintenir l'effort et renforcer le lien avec les citoyens

 

Ségolène Royal a présenté samedi ses orientations en matière de défense, en indiquant qu'elle souhaitait "maintenir et adapter" l'effort budgétaire actuel, "appuyé sur une confiance renouvelée entre les citoyens et la défense". Elle a développé son programme sur ce qu'elle considère "être l'affaire de tous" et la candidate a affirmé qu'elle "veillerait" à ce que la dissuasion nucléaire "indispensable à notre indépendance (...) garde en permanence sa crédibilité et dispose des moyens de sa modernisation".Mais "je n'ambitionne pas de rivaliser avec les 7.000 têtes américaines ou russes" a-t-elle affirmé en indiquant qu'elle se limiterait au "principe de la stricte suffisance".Elle a assuré qu'elle maintiendrait l'effort budgétair e pour la défense au...
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Discours de Mont de Marsan en video  Pour lire la suite cliquez ici

 

Ségolène Royal sur I>Télé - 28/02  Pour lire la suite cliquez ici

par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Lundi 5 mars 2007
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Propositions de Segolène Royal pour les sourds et malentendants

Discours devant le congrès de l'UNISDA (Union nationale pour l’insertion du déficient auditif)

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de m’accueillir à votre Congrès cette année et je salue le succès de votre mobilisation. Merci Monsieur le Président de votre invitation.

La qualité des intervenants aujourd’hui est le signe d’une prise de conscience. La société bouge peu à peu. En matière de handicap, je voudrais la faire avancer à grands pas, tant nous avons de retard.

C’est pourquoi il était de première importance pour moi de venir vous assurer de mon soutien, de ma mobilisation sans faille.

Votre engagement, votre courage, vos combats pour l’accessibilité de la société sont des combats universels, car il n’est pas de société juste sans égalité réelle entre chacun de ses membres.

Liberté de choix, quand les parents découvrent la surdité de leur enfant, du mode de communication qu’ils vont privilégier. Cette liberté de choix est fondamentale et doit être réaffirmée. Les personnes sourdes ont trop souffert des tentations normatives de l’Etat, qui a ainsi interdit pendant un siècle la pratique de la langue des signes.

Egalité ensuite, car personne ne doit avoir à quémander l’accessibilité à l’information, personne ne doit avoir à dépenser davantage d’argent parce qu’il a une déficience auditive. C’est à la société d’adapter ses structures à la surdité, et non pas le contraire. Ce sont les carences d’une société qui sont révélées par son inadaptation aux différentes formes de handicaps. Lorsque l’on sait que 5 millions de personnes en France souffrent, de manière plus ou moins prononcée, de déficience auditive, comment considérer la question de l’accessibilité comme une revendication anecdotique d’une minorité ? On peut mesurer les progrès d’une société à l’aune de l’accessibilité et de l’universalité réelle des droits, de même que l’on peut mesurer l’avancement d’une société à l’état des relations entre les hommes et les femmes, et, vous le savez, ce n’est pas une question annexe pour moi.

Fraternité enfin, car je sais que si les personnes sourdes ou malentendantes ont obtenu des avancées, c’est grâce à cet esprit de solidarité et d’entraide. Je souhaite que cette fraternité soit plus répandue dans l’ensemble de la société, que la mixité soit réelle entre entendants et malentendants. Que ce ne soient pas toujours les uns, les personnes qui ont une déficience auditive, qui fassent des efforts pour se faire comprendre des autres. C’était le sens du programme Handiscol que j’avais mis en place en tant que Ministre. Permettre à tous les enfants de vivre et grandir ensemble, de s’enrichir les uns les autres. L’école est là pour nous apprendre à devenir des citoyens, et quelle meilleure leçon pour cela que celle de la vie réelle, dans sa diversité ? afin que chacun d’entre nous jouisse d’une citoyenneté pleine et entière.

En tant qu’ancienne Ministre chargée des personnes handicapées, j’ai aussi eu la chance de pouvoir travailler auprès d’associations formidables, dont la tâche est d’autant plus ardue qu’elles doivent souvent se battre contre l’indifférence. Pour moi, la question de la responsabilité de la société vis-à-vis de l’ensemble de ses membres a toujours été déterminante. C’est bien aux responsables politiques de faire en sorte que l’universalité des droits soit respectée pour chacun, à chaque moment de sa vie : vie scolaire, vie professionnelle, vie personnelle et sociale.

Aujourd’hui, pendant la campagne participative que j’ai choisie de mettre en place, je veux que chacun puisse s’exprimer et que chacun puisse confronter ses idées avec celles d’autrui.

Le site internet de Désirs d’Avenir propose l’intégralité de mes discours par écrit, mais je vous annonce que désormais mes messages vidéos sur internet, ceux que je lancerai, seront sous-titrés. Ainsi j’ai exigé que mes vœux de bonne année soient sous-titrés*. De même, les forums participatifs auxquels je participerai seront traduits en langue des signes française, comme chacun de mes meetings, par exemple hier soir à Toulon. C’est un enjeu de citoyenneté fondamental. La République du Respect que j’appelle de mes vœux trouve ici une mise ne application très claire : nous devons pouvoir communiquer les uns avec les autres, refuser toutes les ségrégations.

D’ailleurs, un forum participatif a déjà eu lieu à Paris le 9 janvier sur le thème du handicap, et il a rassemblé plus de 300 personnes dont plusieurs dizaines de personnes sourdes : ce forum était traduit en langue des signes française. Cette réunion a montré que les citoyens sont les meilleurs experts de leur vie – selon une expression qui m’est chère - et fourmillent d’idées pour créer une dynamique de changement.

Tout déficient auditif s’inscrivant dans un forum participatif dans le pays bénéficiera par ailleurs, quel que soit le mode de communication qu’il a choisie, de l’accessibilité de la réunion à laquelle il souhaite assister. Des boucles magnétiques seront installées au plus vite dans les salles de réunions, comme cela a été fait à Paris à la Mairie du 10e arrondissement par exemple.

Nous sommes à l’ère de la communication. Notre monde est rythmé désormais par internet et par le téléphone portable. Ce ne sont plus des gadgets, mais des outils indispensables à la vie personnelle, professionnelle et sociale. Je m’engage donc, si je suis élue, à créer des centre-relais téléphoniques permettant à toute personne, quel que soit son degré de surdité, d’appeler n’importe qui en bénéficiant de l’aide d’un interprète ou de la transcription écrite. Cela existe dans d'autres pays, nous le ferons en France, avec des financements adéquats. Les profits des opérateurs téléphoniques leur donnent la possibilité de participer au financement de ces structures et d’offrir des tarifs préférentiels aux personnes sourdes et malentendantes sur ces communications.

Le sous-titrage des programmes télévisuels, prévu pour 2010, est évidemment une excellente chose, mais, comme beaucoup de dispositions de la dernière loi handicap, il n’existe pas encore de budget pour le réaliser : nous ne connaissons toujours pas le contenu du contrat d’objectif entre l’Etat et les chaînes publiques pour définir leur financement. Je m’engage à faire du budget de sous-titrage une priorité. Dans d'autres pays, cela passe par une taxe sur la publicité : cela doit être étudié très vite.

De même, pour le cinéma, il est important que le CNC s’engage pour le sous-titrage des films français, et que les exploitants de salles poursuivent les travaux d’équipement entrepris pour rendre les salles accessibles aux malentendants. La Ville de Paris a contribué à financer le sous-titrage de nombreux films français et je m’en félicite. Cette politique doit être systématique.

Enfin la loi du 11 février 2005 ne traite pas la question de la télévision sur internet ou sur les téléphones portables – pourtant les changements technologiques rapides doivent intégrer la nécessité de disposer d’appareils permettant la lecture correcte des sous-titres.

Nous devons utiliser les avancées technologiques pour anticiper les besoins, et non pas pour courir derrière eux en cherchant à ce que les malentendants « rattrapent » les niveaux de confort auxquels sont parvenus les entendants.

Personne ne doit être contraint de s’appareiller, mais, pour ceux qui le souhaitent, cet appareillage doit être gratuit. La compensation financière actuellement prévue est insuffisante.

Enfin je terminerai par une adresse aux familles. En matière de surdité, vous le savez, une large part de l’avenir de l’enfant repose sur sa famille, notamment l’apprentissage de la communication. La société ne doit pas laisser ces familles à leur solitude ! Dès la première année de l’enfant, ses facilités futures à s’exprimer dépendent de la mobilisation des parents, de leur attitude au moment où ils se trouvent face à la réalité de la surdité de leur enfant. Aujourd’hui le dépistage précoce des troubles de l’audition doit permettre à tous les enfants de bénéficier des mêmes chances, quel que soit justement leur milieu social familial. Les pouvoirs publics se doivent d’accompagner les parents qui découvrent la surdité de leur enfant. C’est une exigence de justice.

Il est important aussi que l’Etat et les collectivités locales forment des personnels très qualifiés, des interprètes, des techniciens de l’écrit qui réalisent des transcriptions écrites simultanées, des codeurs en LPC (langue parlée complétée) - bref, des professionnels du dispositif de communication adapté au choix des parents.

Mais il faut, j’insiste, penser à l’accompagnement des parents, des familles, au moment où elles découvrent l’univers de la surdité. Il faut les accompagner dans leur choix, quel que soit le niveau de surdité : il n’y a pas de fatalité si la solidarité collective est là.

Chaque enfant, chaque adulte déficient auditif a le droit de vivre selon ses choix, a le droit de pouvoir communiquer librement avec ses proches, en bénéficiant des supports de traduction que notre modernité peut lui offrir.

Je ne me résous pas à ce que seule une infime minorité de jeunes sourds puissent accéder aux études supérieures, ou même au baccalauréat : c’est de notre responsabilité collective de leur donner les moyens de cette forme d’émancipation intellectuelle que représente l’accès à l’Université. La France est un pays riche qui a les moyens d’offrir à chacun de ses enfants l’accès à l’information, à la culture, à la communication et à l’éducation. C’est pourquoi je propose la création de bourses d’études spécifiques et automatiques pour les jeunes étudiants sourds : les aides à l’accessibilité des études sont insuffisantes, trop longues à se mettre en place. Nous devons nous fixer des obligations de résultats en matière d’accessibilité aux études : j’en ferai une priorité budgétaire et nous y travaillerons ensemble, si vous en êtes d’accord, dans la concertation.

L’égalité de tous nos enfants est un pilier de mon action.

Aujourd’hui, en France, grâce à votre combat, la surdité est mieux prise en compte. Une jeune femme incarne désormais de toute sa grâce, aux yeux de tous les Français, le joli visage des personnes sourdes ou malentendantes : je veux la saluer aujourd’hui, puisqu’elle est présente dans la salle, il s’agit de Sophie Vouzelaud, Première Dauphine de Miss France. Mademoiselle, les images de votre élection étaient bouleversantes, lorsque vous avez pris la parole pour affirmer devant la France entière que les sourds ont les mêmes capacités que les autres et pour réclamer l’accessibilité à la télévision. Bravo pour votre courage !

Je rends aussi hommage à Emmanuelle Laborit, bien sûr, et je me félicite de l’ouverture de l’International Visual Theatre, depuis hier, qui produit et diffuse des pièces de théâtre en langue des signes française et en Français.

Je vous remercie de l’action formidable que vous menez.

Signature Ségolène Royal

 


 

Ségolène Royal signe le pacte AC le feu à Clichy-sous-Bois.

Ségolène Royal a signé mardi matin à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité. Mme Royal a laissé de côté une vingtaine de propositions qui lui semblaient "irréalisables" ou dont la rédaction posait problème.Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, l a candidate socialiste a...
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par Martine publié dans : Ce qu'elle a dit sur...
Mercredi 28 février 2007
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